Le 2.0 peut-il être à terme destructeur de Valeurs et d’Emplois ? #e20 #rse


by Fredwpt 19/07/2011

Aussi paradoxal que ceci puisse paraître, on prête au 2.0 et au Social Learning des vertus d’échanges, d’enrichissement d’idées par capillarité, effet de rebonds, enseignements collégiaux, nous prêtant même à penser que le social learning pourrait tout simplement remplacer les formations classiques, ou servir de mega bases de données de connaissances et d apprentissage accessibles a tous.

Admettons le potentiel d intelligence collective lié a ce principe
Admettons du coup qu’avec de mega moteurs de recherches sémantiques ou classiques ou devenant intelligents (Sinequa, Exalead, Watson d’Ibm…), l’enrichissement de l’information (et/ou de la formation) puisse permettre a tout le monde en temps réel de bénéficier de cette intelligence collective partagée à des coûts plus que raisonnables.

que deviennent demain les formateurs classiques, les profs, les managers ?
Le Web social ne va t-il pas devenir « antisocial » ou venir contrer les vertus sociales qu’on pouvait lui prêter ?

Un scénario à la James Cameron (Terminator) avec l’avènement des machines ? ayant été enrichies par l’intelligence collective.

Avec un raccourci grossier : le 2.0 est-il le début du commencement de la fin du social ?
Le 2.0 est-il aussi magique qu’il ne peut devenir dangereux ? au point de servir d’effet de levier encore plus fort que celui attribué aux erps, que l’on a si souvent décriés pour avoir fait perdre des emplois de comptables, d’assistantes, de ressources humaines diverses.

Après E=MC2 ayant engendré la Bombe Atomique,  Watson + 2.0 = ….

1+1+1 = 1 ?

En tout état de cause, certains ont déjà tiré la sonnette d’alrme, comme l’excellent @Axyome sur son Blog ICI

Il n’y a peut-être pas de lien de cause à effet, mais quand on voit qu’une société très connue pour avoir généralisé le 2.0 : Cisco prévoit de supprimer 6500 Emplois, on peut commencer à se poser des questions à défaut de pouvoir y répondre.

 

 

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RSE, 2.0 en Entreprise : où en est l’Intelligence Collective ? #RSE #E20


by Fredwpt 24/05/2011

Jean François Noubel nous a éclairé il y a quelques temps sur la capacité des organisations à élargir le phénomène d’Intelligence Collective constaté dans une configuration Holoptique mettant en perspective que l’Intelligence Collective pourrait bientôt s’appliquer aux Organisations Pyramidales « Panoptiques »

Alors, où en est-on vraiment aujourd’hui ? A t-on réussi à démultiplier cette « Vision Intelligente Circonscrite » et a t-on réussi à la déployer au delà de périmètres restreints ? (Communautés; Groupes de Travail – ouverts ou non -; Groupes de Projets etc.)

Il semblerait en effet que les promesses ou prévisions en la matière aient du mal à délivrer des exemples concrets sans qu’il y ait un Imput, un Pilotage,  de ces mêmes groupes de travail collaboratifs, et que ces mêmes groupes restent à ce stade relativement restreints. Seuls les Wikis, avec le plus connu et utilisé (mais celui-ci n’étant pas dans un périmètre Entreprise) Wikipédia semble avoir pu consolider un Savoir et Une Mémoire au service du Collectif.

Ce qu’il semble en tout cas manquer sur pas mal de Réseaux Sociaux (d’entreprise ou pas d’ailleurs) afin que les Posts des Participants puissent être « repêchés », ce sont d’excellents Moteurs de Recherches Sémantiques (Exalead, Sinequa etc.) capables de palier le phénomène de l’info-obésité déjà bien connue sur le Web et donnant lieu à des nécessaires Outils de Traking (Readers) ou de Curation.

Leur Gros Problème à ce stade étant qu’ils coutent relativement cher proportionnellement à un Google Public qui va aller trier l’ensemble des articles Wikipédia pour trouver en un clic, la bonne définition recherchée.

Nous sommes manifestement à la croisée des chemins, mais peu d’Entreprises 2.0 semblent capables à ce stade de revendiquer une « Intelligence Collective à la fois Panoptique et Holoptique »

Pour des raisons de Taille et de Coût ? Pour des raisons de manque de Savoir Faire 2.0 ou de mise en place de méga Moteurs de Recherche ? Toujours est-il que lorsqu’on en parle avec les principaux protagonistes ayant mis en oeuvre une organisation 2.0, peu avancent avec certitude et exemples à la Clef avoir réussi à fédérer l’ensemble de l’organisation avec Panoptisme et Holoptisme réunis. Seules de « petites communautés » peuvent manifestement jouer sur les désormais bien connus Effets de Capillarités et de Rebonds 2.0


Apprendre à apprendre dans l’entreprise moderne


Mardi 06 Avril 2010 10:32 Par Sumeet Moghe source http://www.entreprisecollaborative.com

Les derniers jours que j’ai passés à Hong Kong ont été incroyables : j’ai fait du tourisme, participé à des activités intéressantes, tout cela agrémenté d’une nourriture délicieuse. En parlant de nourriture, je me suis vite rendu compte que c’est presque impossible de s’en sortir à Hong Kong sans utiliser de  baguettes. Je suis sûr que certains restaurants haut de gamme proposent des couteaux et des fourchettes, mais pour moi, la nourriture devait être « pas chère et dans la rue ». Les seuls couverts qu’on me donnait étaient alors des baguettes et des cuillères à soupe. Heureusement, je sais me servir de baguettes, donc je n’ai eu aucun problème. La façon dont j’ai appris à m’en servir est assez intéressante, d’ailleurs. Un beau jour, j’ai décidé que c’était cool de manger avec des baguettes : certains des mes amis le faisaient et c’était un bon moyen de se faire remarquer. J’ai donc lu un « manuel » d’utilisation de baguettes puis, comme je n’en ai pas eu besoin après ça, j’ai oublié en quelques jours. Ensuite, quand l’occasion d’utiliser des baguettes s’est présentée, j’ai eu un peu de mal pendant les dix premières minutes, au point de salir ma chemise ! Il m’a fallu environ une heure pour terminer mon repas ; j’ai fini par trouver ma propre méthode, même si elle est peu élégante. Au fur et à mesure que je mangeais dans des restaurants orientaux, j’ai appris à maîtriser cet art, en me faisant souvent aider par mes amis. Je peux à présent manger tout un repas avec des baguettes, en allant assez vite.

On apprend de manière itérative, au fil du temps

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Pourquoi je vous raconte cette histoire ?

Parce que je pense que la manière dont j’ai appris à utiliser des baguettes est assez représentative de la façon dont on apprend. Les informations que nous n’appliquons pas immédiatement au travail se dégradent par manque d’utilité et, bien vite, on ne s’en souvient plus. On se rappelle des connaissances que l’on applique immédiatement, d’autant plus si on les apprend en exécutant une tâche, c’est-à-dire dans un contexte exécutif. Le plus important, c’est que nous apprenons de manière itérative et au fil du temps. Dans son livre, Outliers – The Story of Success, Malcolm Gladwell explique comment les bons musiciens amateurs ont accumulé environ 2 000 heures de pratique lorsqu’ils atteignent l’âge adulte. Pour les futurs profs de musique, ce chiffre atteint 4 000 heures. Les très bons élèves cumulent environ 8 000 heures et les « musiciens d’élite » investissent environ 10 000 heures dans leur pratique. Pour qu’un novice devienne ne serait-ce que compétent, il lui faut déjà 2 000 à 4 000 heures de travail ! Ça doit bien prendre plusieurs itérations d’apprentissage. L’une des raisons pour lesquelles je soutiens l’apprentissage par petites bouchées et par les médias sociaux, c’est parce que cela permet aux professionnels de l’apprentissage d’aider les apprenants dans leur voyage d’apprentissage itératif.

Vous aussi vous apprenez de manière itérative, indépendamment de votre « méthode d’apprentissage »

L’une des objections aux médias sociaux que je reçois de la part des formateurs est souvent « Mais c’est pas ma méthode d’apprentissage… » ou « C’est pas comme ça que j’apprends… » ou encore « Vous vous êtes jamais dit que c’est peut-être pas la méthode qui convient à tout le monde ? » J’ai tendance à rétorquer sèchement devant ces objections, mais en y repensant de manière plus pragmatique, je me rends compte de certaines choses :

Nous sommes tous des apprenants sociaux

Certains d’entre nous ont peut-être besoin de temps pour s’en rendre compte mais, si on revient sur nos expériences, il nous est arrivé plusieurs fois de poser une question sur un forum en ligne ou de chercher sur Wikipédia ou dans Google. Si l’on n’a rien fait de tout cela, on a au moins appris quelque chose lors d’une conversation autour d’un café, ou dans un bar, ou en travaillant avec quelqu’un. En fait, je parie que la plupart d’entre nous a appris son métier grâce à ses activités informelles plutôt qu’à une formation ultra poussée. Vous ETES un apprenant social, peu importe ce que vous croyez !

Nous devons « apprendre à apprendre »

L’une des avancées majeures de notre époque est la masse d’informations rendue disponible grâce à Internet. C’est fascinant de voir qu’une simple recherche sur Google peut vous sortir  une telle quantité d’informations pertinentes.  En restant en contact avec des amis et des collègues grâce aux réseaux sociaux et professionnels tels que Facebook et Linkedin, on peut tirer profit de relations éloignées, d’une façon qu’on n’aurait jamais imaginée auparavant. Ajoutez à cela une pléthore de médias sociaux tels que Wikipedia, Twitter, Yahoo! Answers, Digg, les blogs, etc. et vous trouverez une mine de renseignements à exploiter. Ceux qui ne profitent pas de ce phénomène ratent vraiment quelque chose. Si vous n’apprenez pas de cette manière-là, vous devez apprendre à apprendre de cette façon. Sinon, je pense que le monde va vous passer à côté et que vous perdrez de la valeur au sein de votre entreprise.
Les médias sociaux sont « plus des facilitateurs qu’une facilitation »

Les médias sociaux sont « plus des facilitateurs qu’une facilitation »

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Si, en tant que professionnels de l’apprentissage, nous décidons de rester attaché à un seul mode d’apprentissage, nous mettons un frein à la progression de notre entreprise. Je parle à la fois de l’apprentissage dirigé par un formateur et de l’e-apprentissage (« elearning »). En fait, je pense qu’il est important que toute expérience d’apprentissage formel inclue une plus grande proportion d’apprentissage informel. C’est là que se trouve la vraie valeur et c’est de cette façon que nous soutenons la nature itérative de l’apprentissage. Après avoir travaillé dans une société qui utilise Agile, j’irai jusqu’à dire qu’ « avoir un seul mode d’éducation sans apprentissage informel est le modèle en cascade du monde de l’apprentissage ». Les méthodes purement formelles d’apprentissage veulent aider les apprenants à résoudre les problèmes de demain en utilisant les connaissances d’hier. Plus important encore, ils adhèrent à un concept créé dans un seul but et qui a décidé à l’avance de s’opposer au « juste à temps ». L’apprentissage informel, quant à lui, est contextuel et flexible.

Votre voyage dans l’apprentissage informel commence ici

Les professionnels de l’apprentissage ont aussi besoin d’apprentissage informel et, croyez-moi ou pas, il existe plein d’endroits où l’on peut trouver de l’aide. Je vais vous faire une liste de mes endroits préférés pour apprendre. N’hésitez pas à en ajouter dans les commentaires, je suis sûr qu’il y en a des tas.

Les blogs

elearning Learning est un site collaboratif créé par Tony Karrer. Il s’agit d’un ensemble d’articles de blogs qui traitent de l’e-apprentissage. Vous pouvez vous inscrire avec votre identifiant email et recevoir gratuitement des résumés d’articles.

Je ne sais pas pourquoi le blog de Tom Kulhmann n’est pas dans la liste de « eLearning Learning ». Cela étant dit, il s’agit d’une ressource formidable pour apprendre des méthodes simples et pourtant efficaces pour atteindre rapidement un apprentissage de grande qualité. J’ai appris des tas de trucs sur le blog de Tom, c’est un vrai gourou.

Les communautés en ligne

Il existe de nombreuses communautés sur la toile qui peuvent vous mettre en relation avec d’autres personnes qui pratiquent l’apprentissage. Vous pouvez y obtenir de l’aide, partager des idées, avoir des discussions, et je ne sais quoi encore. En voici quelques-unes que je trouve très utiles :

The Learning and Skills Group est une communauté sur Ning, basée en Grande-Bretagne. Elle est très active et compte environ 1800 membres. On ne peut la rejoindre que sur invitation, mais je pense que vous pouvez parler à Don Taylor pour participer. Il existe aussi quelques groupes indiens très actifs et très utiles :

  • KCommunity est une communauté de professionnels de Gestion des Connaissances. C’est un groupe indien très actif qui travaille beaucoup dans le domaine social.
  • Instructional Designers Community of India (IDCI) a beaucoup de membres qui viennent de la communauté de l’apprentissage, mais je dois dire que j’émets de sérieuses critiques envers certains de ses leaders. (YMMV)
  • The Learning Solutions group a aussi des discussions intéressantes, bien que son trafic ne soit pas comparable à celui d’autres groupes. Il compte quand même quelques membres vraiment intéressants.

Les hashtags (#) de Twitter

Le nombre d’informations qu’on peut trouver sur Twitter est incroyable. C’est pas facile de suivre le rythme, à moins de combiner la recherche et les hashtags. En voici certains que j’ai tendance à suivre sur Twitter. Vous mettez le nom d’une sommité des médias sociaux / de l’e-apprentissage et cette personne twitte. Je ne vais pas dresser une liste des individus, mais allez voir :
#elearning
#e20
#socialmedia
De plus, (comment pourrais-je l’oublier ?) #lrnchat est un chat en ligne qui a lieu tous les jeudi soir de 20h30 à 22h (cote Est) sur Twitter. Je l’ai mis sur iCal comme événement récurrent tous les vendredi matin (en Inde), comme ça je ne le rate jamais !

Autres ressources
Le Centre for Learning & Performance Technologies (alias C4LPT), de la célèbre Jane Hart, offre un éventail de ressources gratuites sur l’apprentissage et les médias sociaux.

ScreenR poste des vidéos sur Twitter. Vous pouvez utiliser l’application gratuite de téléchargement de vidéos ; la seule contrainte est de dire ce que vous voulez en 5 minutes. Vous pouvez trouver des tas de tutoriaux créés par cette énorme communauté et faire le vôtre presque sans effort !

Enfin, Learning Solutions Magazine, qui a été lancé récemment et LearnTrends virtual conference, encore plus récent, sont des sources de connaissances hallucinantes sur l’apprentissage en entreprise.

sumeet-moghe-entreprise-collaborative-ecollab-contributeurSumeet Moghe a 9 ans d’expérience dans la Formation et le Développement. Sa passion est de créer et de discuter de nouvelles méthodes de formation. Sumeet travaille pour ThoughtWorks Technologies Pvt Ltd, en Inde, et dirige Workplace Learning pour ThoughtWorks Globally. Ces dernières années, il s’est intéressé tout particulièrement à l’observation de la synergie entre les méthodes Agile et Learner Centered Training, construites sur les valeurs de respect, communication, feedback, courage et simplicité. A ThoughtWorks, il a l’occasion de voir ces méthodes mises en pratique et d’inventer ses propres exercices. Sumeet a un réel désir d’exporter les principes d’Agile dans les domaines qui ne sont pas liés à l’informatique et a commencé en les appliquant aux domaines de Workplace Learning, Enterprise 2.0 et de la collaboration en équipe.