La Révolution Digitale au Point de Vente


Source Nurun Gregory Pouy

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Community management en France : une fusée, des moteurs mais pas de cabine de pilotage


April 19th, 2010 Source Blog de Bertrand Duperrin · View Comments · Communautés

Je voudrais revenir sur certains enseignements tirés des discussions qui ont suivi mon billet sur “la bible du community management“. On pourra en effet épiloguer autant que l’on veut sur le community manager, son rôle, s’inquiéter des dérives et de son utilisation a contre emploi, cela ne sert à rien tant qu’on ne parle pas de la même chose. Et force est de reconnaitre qu’au delà même des détails techniques c’est la conception même du community manager qui semble largement différer selon le contexte dans lequel on se situe.

Ce que je vois c’est une dualité de conception très localisée :

• USA (et ailleurs) : le community manager est un relai business, il pilote un dispositif stratégique au service de l’entreprise et de ses objectifs.

•  France (et ailleurs peut être) : c’est celui qui est en charge de la vie d’une communauté.

Dans un cas on a un manager qui pilote un dispositif, dans l’autre un animateur sympa qui aime parler dans le micro. Et cela se traduit largement dans les profils de postes, les attributs et les profils des personnes que l’on met à la tête de ce genre de chose.

On imagine bien dans un dispositif global que les deux sont nécessaires et que l’un est le relais terrain de l’autre. Mais dans les faits la réalité est que la dimension stratégique manque souvent par ici, que les dispositifs sont peu consolidés et qu’on pense animation sans penser au pilotage global.

Cela traduit il le peu de cas qu’on fait de la chose ? De sa mauvaise compréhension ? Du fait qu’on le considère comme une protubérance de la communication interne et/ou externe qui ne mérite pas l’attention de gens plus hauts placés ?

En fait on se méprend en appelant tout “community management” là où d’autres saisissent la nuance et réfléchissent aux positionnements respectifs du community manager et du social media manager. Le fait est que pour beaucoup d’entreprises françaises, pour ne parler que de ce que je connais, on pense social media management et on néglige le vrai community management.

La question est ouverte mais on ne m’enlèvera pas de l’idée qu’il manque souvent un étage à la fusée. Manque de chance, c’est celui ou se trouve le poste de pilotage.

Pourquoi la communication digitale surpasse les autres ?



Par greg, à 09:25 source : Blog de Gregory Pouy

Il y a des présentations sur Slideshare qu’il ne faut pas manquer, celle-ci en fait clairement partie !
Réalisée par le blog spécialisé sur le display, Bannerblog, cette présentation nous explique les 6 fondations de la communication digitale exemples à l’appui (tous sont cliquables).
Une présentation simple qui donne envie de se décarcasser…
En résumé les 6 fondations sont :
1. L’interactivité (ne ratez surtout pas l’exemple de Pringles ici)
2. La customisation
3. La contextualisation
4. Le divertissement
5. La Jouabilité
6. L’utilité

Beaucoup de choses sont passionnantes dans cette présentation je trouve :

1. Ils font le tour de ce que peut apporter le digital
2. Ils nous prouvent que les bannières peuvent être hyper créatives.

Il faut savoir que la bannière en agence, c’est un peu le parent pauvre, un peu la punition pour le créatif qui va devoir se la taper alors qu’en fait, ca peut être un concept en tant que tel.
Il « suffit » de se creuser les méninges un peu plus…
Pas étonnant que les chiffres nous montre que seulement 6% des internautes cliquent vraiment sur les bannières (et ce sont toujours les mêmes). La pauvreté créative ne donne pas forcément envie.
Ici sans être intrusif, vous allez pouvoir découvrir ce qui se fait de mieux dans le domaine.
La présentation se termine sur une touche de bon sens mais qui manque de plus en plus malheureusement : penser d’abord à votre cible avant de penser technologie.

Les entreprises se branchent sur les réseaux sociaux


// Source : Les Echos.fr

Quatre cents millions de membres sur Facebook : les entreprises ne pouvaient pas passer à côté du phénomène des réseaux sociaux. Selon une étude menée par l’agence de conseil Burson Marsteller, elles ont commencé à investir massivement sur ces réseaux : 79 des 100 plus grandes entreprises inter-nationales (selon le classement établi par le magazine « Fortune ») utilisent au moins un de ces réseaux. Les sites les plus utilisés sont dans l’ordre : Twitter, Facebook et YouTube, plus fréquemment encore que les blogs d’entreprises. « Au début, les entreprises ont eu très peur car les réseaux sociaux signifient la fin de la communication verticale des entreprises, explique Philippe Pailliart, président de Burson Marsteller France. Puis elles ont toutes voulu s’y mettre et il a fallu leur expliquer que tout n’était pas forcément adapté. Désormais, elles sont mûres et ont compris qu’elles pouvaient n’utiliser que certains réseaux, qu’elles n’étaient pas obligées de tout contrôler. On a largement dépassé le phénomène de mode. »

27 « twitts » par semaine

En moyenne, les entreprises passées au crible par l’étude font 27 « twitts » par semaine et 3,6 « posts » en moyenne sur Facebook, diffusent 10 vidéos par mois sur YouTube et écrivent 7 « posts » sur leur blog. Avec de très fortes disparités selon les pays, les entreprises asiatiques étant friandes des blogs quand les américaines et les européenness privilégient Twitter et Facebook. Une même entreprise peut même gérer plusieurs pages Facebook et comptes Twitter à la fois. « Sony est l’entreprise qui « twitte » le plus au monde, elle possède un compte Sony Pictures, un autre Sony Corp. et un autre PlayStation », souligne Philippe Pailliart.

La France semble encore un peu timide sur ces nouvelles pratiques. Si le niveau d’utilisation des entreprises françaises se situe dans la moyenne européenne, l’usage qu’elles font de ces outils reste limité. L’étude préconise de passer d’une « information descendante » à un véritable échange avec les internautes.

« C’est tout l’intérêt de ce nouveau mode de communication, affirme Frédéric-Charles Petit, président de Toluna, une entreprise française présente dans dix pays qui collecte des données d’internautes pour des clients et qui conseille ceux-ci sur leur présence sur ces réseaux. On peut fédérer une véritable communauté et disposer de retours rapides sur les produits ou l’image de marque des entreprises. » Attention toutefois à la saturation : mieux vaut éviter de répéter les mêmes messages sur différents réseaux, les utilisateurs étant déjà parfois surinformés.

Le phénomène fait aussi apparaître de nouvelles professions. « A l’origine, on confiait l’animation de ces réseaux aux directions de la communication ou à des juniors à l’aise avec ces outils. Aujourd’hui, la tendance est à une professionnalisation, avec des profils plutôt seniors, voire des spécialistes de certains réseaux sociaux », précise Philippe Pailliart.

NICOLAS RAULINE, Les Echos