5 raisons pour lesquelles le Management ne peut pas être couvert à 100% par le 2.0 #e20 #rse


by Fredwpt 17/06/2011

Avec l’évènement du Collaboratif en entreprise et du 2.0, on parle beaucoup aujourd’hui de « Management 2.0 » ! Cette notion est pour moi très incomplète, voire inique, car elle ne peut couvrir notamment les relations interpersonnelles entre le Manager et le Collaborateur.

Elles s’appliquerait beaucoup plus dans le cadre de la gestion d’un groupe ou d’une communauté, mais là encore les limites de ce coaching collaboratif s’arrêtent où commence le besoin de relation « one to one »

Voici 5 exemples qui semblent démontrer qu’un contact humain direct et hors scope collaboratif, est nécessaire:

1/ La Confidentialité, La Confidence, la Pudeur.

Ces quelques notions, qui sortent d’ailleurs parfois du cadre professionnel sont également un besoin et un ciment de confiance qui vont lier le Manager et chaque collaborateur direct ou indirect. Quitte à enfoncer des portes ouvertes en disant ça, il va de soi que l’on ne dira pas, que l’on ne pourra se livrer de la même manière en groupe et en interpersonnel. Or c’est souvent ces « à côtés » professionnels qui vont permettre de tisser la nécessaire confiance réciproque, voire la complicité dans certains cas.

C’est en sachant agir avec bienveillance, juste mesure et intelligence que le Manager pourra ainsi sonder les limites, les potentiels, les motivations profondes de son collaborateur (et vice et versa sans doute). Et ça ça ne peut se faire qu’en One to One.

2/ L’appréciation de la Performance

L’une des base du Management est de savoir évaluer la performance de ses collaborateurs. Tout le monde sait que féliciter à mauvais escient ou sanctionner à mauvais escient est le pire qui puisse arriver (a fortiori en public)

La seule manière de le palier est la capacité pour le Manager de bien sanctionner positivement ou négativement la performance individuelle (même si c’est à l’interieur d’un travail collectif). Et c’est d’ailleurs l’attente de chaque collaborateur : avoir de la part de son Manager une lecture de la qualité de son travail individuel par rapport à un objectif qui lui a été fixé à lui et à lui seul. Je ne suis pas sûr qu’il accepte que ses pairs apprécient sa propre performance…

Le collaborateur ne pourra bien s’exprimer en collaboratif que lorsqu’il aura la certitude et la confiance nécessaires en ses compétences individuelles : particulièrement d’ailleurs pour un jeune collaborateur qui va être en demande de formation, voire de directivité pour apprendre (cf. Notion de prise de conscience de la compétence)

Certains vont évoquer que le meilleur apprentissage est celui qui est dispensé par ses pairs, que le Social Learning est en train de prendre le pas sur l’apprentissage et la formation « classiques »; oui peut être en partie, mais la différence que l’on évoque rarement est la courbe d’expérience qui n’est pas (ou plutôt qui est supposée ne pas être) la même selon qu’on se place entre pairs, ou en relation hiérarchique. N’oublions pas aussi que seul le Manager aura « la légitimité » d’étalonnage et de Benchmark entre chaque collaborateur, ainsi que la Responsabilité de Prise de Décision qui légitime son statut et sa mission.

Je ne pense pas que l’on voit se généraliser des entretiens d’évaluation collectifs et collégiaux… surtout lorsqu’il va s’agir de créer une dispersion de critères de performances, pouvant engendrer eux mêmes des dispersions d’attributions de primes et de hausses de salaires…

3/ Le Besoin de Cadrage ou de Recadrage; et donc le Respect…

On est assez proche du point 1/ mais il est des choses parfois difficiles à dire… On dit d’ailleurs que Manager est un Acte de Courage: ça n’est pas pour rien. Le recadrage ne pourra évidemment pas se faire lorsque besoin, sur le Mur d’une page Web, ou en communauté ou à la vue de tous… Et paradoxalement, c’est lorsque c’est bien fait, souvent une des clefs de remotivation pour le collaborateur (pour peu évidemment que ce soit juste et justifié), car on va le faire se réengager vers de l’action corrective et positive. C’est d’ailleurs le respecter que de savoir le faire. Ne rien faire serait a contrario au mieux synonyme de laxisme, au pire synonyme de non considération pour lui et de non professionnalisme.

4/ La part du Verbal et du non Verbal

Inutile de faire appel à John Grinder et Richard Bandler, de rentrer dans les notions bien connues de PNL pour démontrer que dans une relation interpersonnelle, les attitudes, gestes, postures, comportements observés sont au moins aussi importantes que ce qui est dit (ou écrit), voire plus.

Par ailleurs, combien de fois a t-on entendu « dès lors qu’il est en groupe, il n’est plus le même »… que ce soit un groupe réel, ou une communauté sur un RSE…

D’autre part, les limites que l’on constate dans les difficultés à reproduire les 5 sens dans la commercialisation de produits en ligne dès lors que l’on a affaire à de l’organoleptique, du kinesthésique, se retrouvent de fait dans la coupure de contact direct dès lors que l’on se situe en collaboratif numérique (RSE /ex). Même si les progrès techniques vont être tels que les sensations, et les simulations numériques (notamment 3D) vont être proches du réel.

5/ Seuls les écrits restent; et on ne dit pas les mêmes choses qu’on ne les écrit

Le Droit à l’oubli numérique ne se pose même pas dans une relation de Management hors RSE et interpersonnelle. On pourra toujours évoquer qu’un Manager ayant une dent contre un collaborateur puisse avoir un effet aussi pernicieux et dévastateur qu’une belle bourde postée aux yeux de tous. Cependant, il est peut être préférable parfois de ne pas tout publier dans un sens comme dans l’autre… Chacun y trouvera ses propres exemples…

Enfin, on ne dit pas les mêmes choses, et surtout on ne les dit pas de la même manière quand on s’adresse à quelqu’un en face à face. Alors ça va sans dire… oui, mais on a me semble t-il parfois tendance à l’oublier…

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Ecosystème 2.0 : et vous vous en êtes où ? #e20 #RSE #web20


by Fredwpt 05/07/2011

 

Juste un petit Graph pour que chacun puisse dessiner le contour visuel de son périmètre d’intervention 2.0 : encadrez les pôles qui entrent aujourd’hui dans votre domaine d’intervention 2.0 et évaluez visuellement votre « maturité 2.0 »

Et vous vous en êtes où dans l’absolu et par rapport à vos concurrents ?


le 2.0 peut-il remplacer les décisions du Top Management ? #e20 #RH20


by Fredwpt 01/07/2011

Je rebondis sur l’excellent article de Nicolas Rolland (Leadership 2.0 : rôle, implication et avenir du Top Management) car je suis partagé sur la capacité technique (2.0) à influer (sur) et influencer les prises de décisions du Top Management :

Force est de constater que les décisions adoptées, quand bien même elles le seraient avec, à l’appui, des études très rationnelles (émanant même souvent d’un consulting onéreux… BCG, Mc Kinsey, AT Kearney etc.) ou par un Comité de Direction bien dimensionné et doté d’outils d’aide à la décision bien construits, relèvent in fine de l’arbitrage d’un seul homme/femme, et de sa conviction, sa sensibilité, sa vision personnelle; nécessaire pour « trancher » avancer, et donner le LA pour que les plans d’actions concrets s’en suivent.

Inutile de rappeler en effet le rôle que peuvent jouer notamment les Gourous comme Steve Jobs dans l’orientation stratégique qu’ils impulsent « presque à eux seuls ».

Sans revenir sur l’analyse de Nicolas, et sur les commentaires très intéressants qui ont été faits dans son billet, ce qui me fait douter n’est pas tant la psychologie et la « politique volontariste 2.0 » (Injonction Paradoxale) que la Gouvernance choisira (ou sera contrainte…) d’adopter, que la capacité technique à faire en sorte que le Collaboratif et le 2.0 soient suffisamment forts, rapides et pertinents pour palier « les erreurs possibles » de prises de décisions et des orientations stratégiques qui auraient été pris(e)s de façon plus ou moins irrationnelle in fine :

Quels sont les éléments (non exhaustifs) qui feraient donc plus ou moins pencher la balance en faveur (ou non) du 2.0 ?

– Le Principe de La Sagesse des Foules :  livre écrit par James Surowiecki, publié en 2004, à propos de l’agrégation de l’information dans les groupes, résultant en décisions qui, selon l’auteur, sont souvent meilleures que celles d’individus isolés du groupe. Le livre présente de nombreux cas d’études et anecdotes pour illustrer sa thèse, et touche à plusieurs domaines dont l’économie et la psychologie. Surowiecki se penche également sur l’émergence des marchés prédictifs en tant qu’outil d’exploitation de la sagesse des foules.

Lire aussi sur le sujet : Sharing Information Corrupts Wisdom of Crowds

Voir aussi des Vidéos sur le Sujet : http://www.canal-u.tv/producteurs/college_de_france/dossier_programmes/la_sagesse_collective_principes_et_mecanismes_college_de_france/the_wisdom_of_crowds_reconsidered

 

La Manipulation (et/ou… la solution de facilité) : … Le Mot est fort, mais là également, force est de constater que la citation de Corinne Maier dans son ouvrage « Bonjour Paresse » peut de temps à autre s’appliquer : « Mieux vaut avoir tort en groupe que raison tout seul »  ou a contrario « La raison du plus fort » influence la décision du groupe après l’avoir fait faussement collaborer en ayant déjà en tête la Décision à prendre, et lui ayant donné au passage le sentiment d’avoir contribué à l’élaboration de ladite décision.

L’intelligence Collective : en question… Je ne sais pas si Jean-François Noubel a mené ses expériences d’intelligence collective à terme, pour démontrer que ce que l’on peut constater en petit groupe Holoptique (Petite Communauté, Equipe sportive etc.) peut s’appliquer dans une vision panoptique

Une chose est sûre, c’est qu’en l’état, et sans outil 2.0 très élaboré, je ne vois pas comment pallier le phénomène de taille qui fera que des individus isolés en filiales par exemple, n’auront (au delà de la compétence) pas le recul et la vision consolidée de l’ensemble des phénomènes internes et externes nécessaires à la prise de décision (ex : Consolidation financière, Analyse Globale des Enjeux etc.)

Bref, pour un temps encore à défaut d’intelligence collective globale, nous allons devoir fonctionner en mode « bêta » 🙂

Pallions les Carences Managériales avant de créer 1 nouveau Paradigme #conflatribune #e20


by Fredwpt 29/06/2011

Certains Twitts de la conférence #conflatribune d’hier m’ont fait (une fois de plus) bondir; au delà de l’effet bien compréhensible d’une foule qui Twitte et Retwitte des citations d’intervenants prêts à tout pour se faire mousser, y compris à dire parfois des inexactitudes (euphémisme…) par manque de connaissance de la Notion de Management…

Combien de ces intervenants ont eu un jour des formations poussées au Management ? (Krauthammer, Do It, …)

Quelle est leur expérience empirique et concrète en terme de Management (et de taille d’équipe) qu’ils ont eu à gérer ?

(au delà peut-être de celle… d’avoir mal été managés eux mêmes…)

Oui, la Société est en train de changer… Oui, le besoin d’ouverture, d’échange, de collaboratif prennent une proportion de plus en plus importante; les risques psychosociaux augmentent et sont bien réels… etc.

Mais une fois de plus, je ne peux pas laisser dire ou écrire de telles conneries comme :

Nicole Turbé-Suentens : « Nous sommes dans un système de management militaro-tayloriste, il faut faire tomber le management »

Même si la phrase est « provocatrice », à prendre (peut-être ?) au second degré, les « Retweets Béats » semblent témoigner d’une tendance à villipender le Management actuel, et à vouloir le faire évoluer avant même d’avoir compris qu’il n’était sans doute pas assez Fort (dans le sens pas assez formé)

Le Collboratif, le Lâcher Prise, Le Participatif sont des Techniques qui font partie intégrante de la palette de compétences qu’un Manager doit avoir à sa disposition. Et ça doit faire partie de l’apprentissage d’un Manager.

Juste au passage sur ces notions de délégation, de participation : si vous le faites avec un collaborateur « novice » et en demande de formation technique, vous allez plus le stresser qu’autre chose… On oublie trop vite qu’adopter son style de Management à la typologie de ses équipes fait partie de la compétence du manager :

Trop d’amalgames sont faits par ailleurs entre Style de Gouvernance et Compétences Managériales !

J’ai eu l’occasion de m’exprimer sur le fait que le Participatif ne pouvait pas être adopté dans tous les cas (a fortiori le Management Interpersonnel et de Proximité) : 5 Raisons pour lesquelles le Management ne peut pas être couvert à 100% par le 2.0
ou encore sur les vertus et limites du collaboratif en entreprise :

J’ai passé 20 ans dans trois entreprises et trois cultures d’entreprises différentes (Une Américaine, Une Anglaise, et Une Française… Et bien vous savez quoi ?… L’entreprise la plus participative et « en phase » avec les tendances actuelles de développement du collaboratif, du participatif, était celle dans laquelle le Management était le mieux formé à… Manager, et que son rôle premier était de faire monter en compétence ses équipes. La Formation, l’accompagnement, le coaching étaient inscrits non seulement dans les Missions, mais dans la rémunération variable des Managers…

Alors, soit je suis « Has Been » à 40 ans, et je ne comprends plus rien, soit j’ai une appréciation complètement saugrenue quand j’observe encore aujourd’hui que bien savoir Manager de façon classique (c’est à dire en sachant utiliser l’ensemble des palettes de compétences managériales) s’adapte parfaitement au Collaboratif pour les Managers qui le mettent en application au quotidien.

J’en viens par contre à me demander si certains intervenants de conférences ont eu un jour inscrit dans leurs Missions, le fait de Manager… et… l’ont fait…

2.0 quand communauté peut dériver vers communautarisme ? #RSE #E20 #ObsRSE


By Fredwpt 22/06/2011

Cet après midi avait lieu la 4ème rencontre de l’Observatoire des Réseaux Sociaux d’Entreprises, avec comme thématique de fond : la Diversité.

Je ne porterai pas ici de jugement sur la qualité des présentations, mais m’interroge parfois sur la mise en conformité des actes et des discours… En effet, l’une des présentations mettait en exergue les Enormes Avantages de mettre en place un RSE, mettant en avant comme d’habitude, le décloisonnement, le partage, etc. etc. et la transversalité.

Si j’ai bien compris, car je ne voudrais pas commettre d’impair, les deux premières communautés qui ont été créées étaient :

– Le RSE en question pour les Nuls

– Le RSE en question pour les Geeks

Ca partait d’un bon sentiment d’entraide et de solidarité (pour les nuls) et de volonté d’évangélisation (pour les Geeks), mais on n’avait déjà pas commencé à faire du transversal, qu’on commençait à « recloisonner » tout de suite de façon sectaire (Les Nazes d’un côté et les Experts de l’autre). Cocasse non ?… Chassez le naturel…

Il y a des choses qui m’échappent… on n’a pas encore inventé le mot humour 2.0, mais je pense qu’on devrait voir apparaître sous peu les Gérard du Web 2.0 et du collaboratif.

Oui je sais je suis moqueur…

Ca n’enlève rien à la qualité des échanges et des intervenants, et l’immense mérite qu’ont Ziryeb Marouf (Orange) @Ziryeb et Sophie Delmas @s_delmas (BNP Paribas) d’organiser ces rencontres d’échanges de Best Practices et de Retours d’expériences.

Les débats qui ont suivis étaient de qualité, et ont posé la question de savoir si les Réseaux Sociaux ou RSE, pourraient contribuer à favoriser la diversité (et le décloisonnement) 

Sur le fond, pourquoi pas ? dans les faits une fois de plus, on a parlé d’une communauté pour les femmes, avec en toile de fond… la journée de la femme… et on s’est aperçu qu’aux US s’étaient recréées des communautés au sein d’une même organisation : 1-Asiatique 1-pour les Femmes Gay 1-pour les Handicapés

Désolé, mais personnellement, j’y vois plus des tendances de communautarisme que de transversalité. J’y vois plus de la solidarité de groupes en petits silos que de transversalité et de partage au sens large…

Une fois de plus je dis qu’il y a danger à vouloir greffer du Collaboratif à toutes les sauces ou à le détourner. Mais cette réflexion n’engage que moi… Après tout si le sentiment d’appartenance de la Pyramide de Maslow est recréée au sein des RSE, ça n’est finalement pas si étonnant que ça.

Si à chaque profil riche on lui demande : pourquoi appartiens tu à cette communauté, il répond « parce que je le vaux bien », ça nous rappellera quelque chose 🙂

 

Rendons hommage aux Très Bons Consultants 2.0 #RSE #e20


by Fredwpt 21/06/2011

 

Car ils existent bien, et ils méritent pour certains d’être connus, et d’ailleurs sont reconnus. Comme : 

 

Il m’est arrivé ces derniers temps, d’en écorcher certains à force de les voir jouer aux Prédicateurs du Web et du collaboratif, mais je voudrais aussi témoigner en connaissance de cause (puisqu’ils nous ont accompagné dans la mise en place de notre Projet Entreprise 2.0 chez Pernod SA), et mettre en avant ceux qui font un vrai travail de fond, et qui se basent sur énormément de Benchmark des organisations, se gardant toujours d’ailleurs, et c’est une de leurs forces, de penser que les recettes sont duplicables, tout en ayant conscience qu’ils existe bien des facteurs clés de succès.

 

Constituée d’une équipe d’expérience et polyvalente,  ils ont réussi à rassembler des personnes ayant une expérience de l’Entreprise en profondeur, des Technologies du Web (et à présent du Web Collaboratif), des contacts avec les Universités et l’enseignement, et ont également à mon avis l’expert le plus pointu du 2.0 en France dans leur équipe : Bertrand Duperrin (@bduperrin on Twitter)

 

Ils ont particulièrement été précieux dans l’Analyse Stratégique du Projet, et dans la définition de la Roadmap Collaborative, ne perdant jamais de vue, que le cheminement collaboratif est avant tout une histoire d’hommes et de Savoir Faire Managérial avant de mettre en place des outils 2.0 qui vont en faciliter l’accélération, avec le tempo qui va bien.

A toutes fins utiles donc si vous cherchez des Pro du Collaboratif et du 2.0,  qui plus est qui mettent eux mêmes en pratique leurs Actes en Face de leurs Discours. Ce qui est loin d’être le cas pour tous, dans ce marché du 2.0 qui voit apparaître tous les jours un peu plus des gens ou consultants qui s’improvisent « experts » en voyant le Marché Exponentiel qui s’ouvre à eux.

Suivez les aussi sur Twitter : @Nextmo

La Démagogie de la Fin de l’E.Mail en Entreprise #e20 #RSE #forumrse


by Fredwpt 12/06/2011

Je rebondis sur l’article de l’excellent Blog de Fabrice Frossard (@FabriceFrossard on Twitter) , pour donner quelques éléments et arguments qui me font dire que ceux qui annoncent la fin de l’E.Mail en entreprise font preuve de démagogie, et au delà du coup de Pub pour leur propre entreprise ou cabinet de consulting, de défaut d’analyse, voire carrément de malhonnêteté intellectuelle… :

Que l’E.Mail en entreprise devienne moins « omniprésent » et soit compensé par des publications sur des murs, des profils, des recherches de Posts grace à de très bons moteurs de recherches sémantiques, c’est sans doute possible (mais pas certain)

Pour corroborer et compléter par quelques remarques les exemples que donne Fabrice dans le billet de son Blog (Outil de Notification, Lieu de consolidation de l’identité numérique, Moyen d’archivage ou de canalisation des infos, échanges personnels et privés), j’aimerais que l’on m’explique :

– comment on va manager et poster par exemple pour un collaborateur sur un mur, une « notification » d’entretien de recadrage ?…

– comment on va donner une directive de déploiement opérationnel ?

– comment on va en effet échanger des données personnelles et confidentielles en interpersonnel ?

– comment émettre et recevoir une correspondance interpersonnelle et confidentielle avec un client, un fournisseur, un partenaire ?

Sur un Forum ou une communauté composée de 2 personnes ?… avec 2 ou 3 autres en consultation (cad .cc) ?…

Je vais m’arrêter là car la liste d’exemples pourrait être longue… mais j’invite à tous les sceptiques à aller voir le dernier Keynote Apple, pour voir qu’au contraire, Mail est en train d’adopter des fonctionnalités de plus en plus performantes venant s’imbriquer avec les Réseaux Sociaux, mais certainement pas être abandonné.

Ou alors c’est prêter à Steve Jobs une piètre vision stratégique (bien connue bien sûr…)… Je suis prêt pour ma part à parier assez cher que ce se sont ceux qui prétendent la fin de l’E.Mail qui vont démontrer leur piètre vision (ou démagogie comme T.Breton)

#RSE #E20 Les Vertus et Limites du 2.0 et du Collaboratif


By Fredwpt 03/06/2011

Je dénonçais dans un précédent billet l’excès d’enthousiasme autour du 2.0 et des RSE, et de certains consultants qui oublient d’en donner également les Inconvénients, prônant uniquement les Vertus (bien réelles, mais souvent exagérées) ou Gageures que la Technologies et le Collaboratifs pourraient produire à terme, et en oubliant de citer bien évidemment que tout ne peut pas se faire en Collaboratif, et que ça n’est sans doute d’ailleurs pas souhaitable…

Les Vertus semblent pour autant bien exister, et ne sont pas remises en cause :

– Décloisonnement; Participatif; Collaboration; Echanges

– Expression des Salariés, Prise de Parole, Exposition

– Effets Rebonds des idées (capillarité), et donc apprentissage informel, Social Leraning, Groupes d’Innovation Participative, CroudSourcing

– Rapidité de circulation des informations, Transversalité, et Recherche d’expertise (grace au Moteur de Recherche et aux Profils Riches permettant de trouver La ou Les Bonnes Personnes expertes sur un sujet donné) : la Rapidité d’accès à l’Information et de Recherche étant sans doute l’évolution majeure que la Tecnologie Web 2.0 a permise (Wiki, Moteurs Sémantiques, Forums, Créations de Communautés)

En revanche, on oublie souvent de donner les Limites du Collaboratif et du 2.0 :

– L’effet de Taille des Entreprise, et de la quantités d’informations à gérer n’a pour l’heure pas été totalement palliée, malgré les Moteurs très puissants: et L’intelligence Collective n’est pour l’instant cantonnée la plupart du temps à des périmètres restreints (cf.Billet sur L’Holoptisme et le Panoptisme https://fredwpt.wordpress.com/2011/05/24/rse-2-0-en-entreprise-ou-en-est-lintelligence-collective-rse-e20/)

– On oublie souvent que la Hierarchie est également synonyme de Compétence et de Vision, que les collaborateurs si talentueux soient-ils ne peuvent pas pour des raisons de plus faible expertise et expérience d’une part, pour des raisons de Vision Consolidée des Enjeux Stratégiques) se substituer à la Gouvernance Suprême de l’organisation. Si la créativité 2.0 allait plus vite qu’un Steve Jobs et son équipe rapprochée, ça se saurait déjà…

– Le Collaboratif à outrance n’est de toute façon pas souhaitable pour Diriger et Décider de la Vision, de la Stratégie et des Axes Stratégiques, et de la Prise de Risques. Si nos Patrons sont aussi bien rémunérés, c’est qu’il y a sans doute, et pour un temps encore, des Raisons… Et même si eux-mêmes commencent à croire aux Vertus du 2.0, il n’en reste pas moins que la plupart des Décisions et des Plans d’actions Impliquants seront décidés (heureusement) par eux.

Le collaboratif à outrance engendre d’ailleurs assez souvent un Méga Brainstorming d’idées, mais se confond aussi assez souvent dans un Mouvement Brownien qui, sauf Imput d’un très Bon Community Manager ou d’une Gouvernance bien huilée, va finir par provoquer Inertie ou détriment de l’efficacité. (Workflow non abouti, Pas d’incitation à l’action, Qui fait Quoi Comment dans le déploiement et la mise en oeuvre des idées ? etc.)

Rappelons aussi qu’en cas de Danger, si un Capitaine de Bateau se met à faire du Collaboratif pour savoir quelle décision prendre, il risque une avarie plus que certaine.

– Dans les Phases de Management, et notamment dans l’Apprentissage ou la Formation, le Collaboratif n’est qu’une des nombreuses facettes de la manière de manager.


Dans les Phase  1/ et 2/ « Inconsciemment-Incompétent » et « Cosnciemment-Incompétent », le collaborateur ne va pas demander qu’on le fasse participer, il va demander (ou cela va nécessiter plutôt) que le Manager soit Directif avec lui:

C’est l’apprentissage obligatoire du code de la Route avant de prendre le Volant.

La Confidentialité de certaines données fera qu’elles ne pourront être gérées en Collaboratif

Bref, tout une somme de raisons bien souvent occultées dans les articles qui mettent en Avant (encore une fois à juste raison) le 2.0.

Mais il ne fait pas tout, et doit sans doute ne pas devoir tout faire.

Les Key Factors of Success du 2.0 en Entreprise #E20 #RSE


By Fredwpt 23/05/2011

Après une longue série d’observations, de documentation et de Benchmarks avec des sociétés ayant mis en place des outils 2.0 internes, voici quelques éléments clefs qui semblent être des « Must Have » pour réussir (et/ou à défaut pour ne pas échouer):

1/ Évaluer la maturité des collaborateurs (étude d’usages), et identifier les non-utilisateurs absolus des Réseaux Sociaux et/ou des outils Web, afin de les accompagner et de les former si besoin : en effet, si ça n’est pas fait, il pourrait apparaître une « Rupture Numérique » entre les « cols blancs connectés et le reste du monde » (Usines, Emplois non connectés etc.) => Formation, Webschools, Accompagnements seront le cas échéant nécessaires.

2/ Tout le Monde connecté : suite au point 1/ cela va sans dire, mais ça va mieux en le disant. Penser à ne pas laisser des wagons derrière les locomotives.

3/ Faire du Dirigeant le Sponsor Principal du Projet Collaboratif et Jouer sur l’Exemplarité : en effet, quel meilleur ambassadeur peut-on avoir que le Dirigeant lui-même pour engager le Travail Collaboratif (au delà des outils eux-mêmes) ?

4/ Avoir Un Objectif Moyen-Long Terme et une Road Map : le 2.0 Ok mais pour quoi faire ? Si c’est s’équiper pour suivre la tendance, ce sera sans doute voué à l’échec …

5/ Avoir un répertoire et des Profils Riches pour chaque collaborateur (et si possible un Active Directory unique)

C’est sans doute la Base du Web 2.0 : Facebook est un méga organigramme enrichi et a démarré sur le principe d’un Trombinoscope Universitaire. Ce sont les informations et renseignements des profils qui en ont fait « la richesse » et qui ont favorisé le lien social numérique

6/ Agir avec Bienveillance et avec tout le Monde : que ce soit en interne ou vis à vis de l’externe, la sincérité, la confiance et la transparence seront désormais les maîtres mots du Collaboratif. L’accompagnement (formation, coaching, community management) sera  plus que jamais un facteur clef de réussite pour « décomplexer », favoriser échanges et dialogues ouverts, et changer évidemment pas mal d’habitudes, en particulier auprès de personnes ou de services qui soit n’auraient pas compris, soit voudraient continuer à fonctionner « à l’ancienne » par peur de Lacher Prise.

7/ Faire de ses Managers les Relais de cette Mise en Œuvre et du nécessaire Change Management. Et ce afin de mettre tout simplement en application les préceptes du Collaboratif : Tout le Monde connecté, mais aussi Tout le Monde étant là pour aider les autres.

8/ La Stratégie des « Petits Pas » : Mieux vaut semble t-il commencer par des « briques collaboratives » sur lesquelles essuyer quelques platres que de vouloir du jour au lendemain révolutionner les choses. On en revient donc au point 1/

9/ Ne pas croire tout ce qui est dit : à commencer par ce billet lui-même…, car chaque Entreprise a sa culture, son histoire, ses particularités. Et il serait de fait présomptueux de donner des recettes toutes faites. Attention en particulier aux Editeurs de solutions qui font croire que la recette miracle vient du Conversationnel et que des outils « Plug & Play » peuvent être LA solution.

Une solution qui a marché en entreprise A, ne sera sans doute pas duplicable en l’état dans une entreprise B.

Ceci étant dit, suivre ces 9 points n’est pas une garantie de succès, mais les entreprises qui les ont suivi ont manifestement évité quelques écueils si on les écoute et qu’on essaie d’en tirer quelques enseignements

A toutes fins utiles donc 🙂