Que gagnent les Géants du Web en Temps Réel



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Et si l’avenir collaboratif était mobile ? #e20 #socbiz


by Fredwpt 10/12/2012

Optimize CHR 2.0 Compilateur de Rich Media

Et si l’avenir du collaboratif se trouvait dans votre poche ?

Si j’en crois mon expérience depuis maintenant 6 mois (lancement d’Optimize CHR 2.0),  je me rends compte que les établissements CHRD (Cafés, Hôtels, Restaurants, Discothèques) ont de plus en plus fait basculer leur communication et leurs échanges avec leurs consommateurs sur les Réseaux Sociaux.

Pourquoi ?

1/ parce que leurs sites Web devenaient trop lourd à actualiser, et que les Timelines des réseaux sociaux (majoritairement Facebook dans leur cas) devenaient beaucoup plus faciles à appréhender que leur propre site (nécessitant pour ce dernier souvent un Webmaster ou une agence attitré(e) ) d’ailleurs rarement actualisé désormais. Quoi de plus facile que de poster un nouveau menu du jour, des photos de leurs événements, des News … d’une Timeline ?

2/ parce que ces mêmes Réseaux Sociaux sont déjà « Mobile Native Equiped » alors que les sites Web Classiques ne se voient plus sur les Smartphones, obligeant leurs internautes mobiles à de véritables numéros de contorsionnistes avec leurs doigts pour « pincher » et « scroller » afin de tenter de taper sur le bouton du menu du site…

3/ parce que ces mêmes réseaux sociaux embarquent avec eux de façon native la capacité à gérer de la Vidéo en ligne, des albums photos en ligne, des Flux RSS et des Blogs intégrés (pour Facebook /ex)

4/ parce que ces mêmes réseaux sociaux leur permettent de faire un Marketing Direct ciblé par la Pub avec en Back Offices les mégas Bases de Données Qualifiées de Facebook/Google et consorts

5/ parc que c’est le moyen évident de rentrer en contact avec leurs consommateurs et de gérer, peut-être « gérer » sera d’ailleurs un bien Grand Mot, mais en tout cas être en mesure d’échanger avec les consommateurs et finalement de jouer un rôle sans qu’ils le qualifient ainsi, de Community Manager de leur(s) établissement(s)

Finalement les établissements CHRD sont peut-être en train, sans en prendre vraiment conscience, de donner des leçons de 2.0 aux plus Grandes Entreprises, qui elles, se lancent dans des projets parfois « pas possibles » pour essayer de rendre ses Forces Vives… collaboratives…

Tout ceci m’a permis de prendre conscience d’ailleurs que les Killer-Apps devaient devenir elles-aussi des supports de collaboration.

Aussi Optimize CHR 2.0 leur proposent aujourd’hui :

1/ de récupérer leurs informations institutionnelles de leurs sites Web, et de les remettre dans un format visible par tous

2/ d’intégrer les flux de leur Timlines quels qu’ils soient (Facebook, Twitter, Youtube, Rss etc.)

3/ de les mettre à disposition de tout internaute mobile qui se connectera sur leur site d’origine en greffant un petit code de redirection qui détecte l’appareil mobile et rend visible une concaténation des informations du site web et des réseaux sociaux des établissements

Voilà, le 2.0 mobile est en route ! En tout cas pour les établissements CHRD !

Pour tout renseignement :

http://www.optimize-chr.com/

et pour voir quelques exemples :

https://www.facebook.com/pages/Optimize-CHR-20/312828028790498

 

Harrys Iphone

Menus Horizontaux

5 raisons pour lesquelles Google+ pourrait ne pas marcher #googleplus #socbiz #rse


by Fredwpt 10/07/2011

Ca n’aura échappé à personne; pour ceux qui ont eu l’occasion de tester Google +, ce « réseau social » s’apparente de près à Facebook, avec quelques fonctionnalités nouvelles, mais rien, me semble t-il qui puisse vraiment annoncer un Category Killer.

Voici 5 raisons pour lesquelles, je pense que Google + ne percera pas vraiment :

1/ Trop « Mee Too » de Facebook avec des fonctionnalités rattrapables 

Au delà de la Vidéo, dont le manque a été quasiment pallié dans la foulée par Facebook avec l’annonce de l’intégration de Skype, les Cercles ou Circle, peuvent très bien être créés par Facebook en un claquement de doigts

D’ailleurs vous pouvez tout à fait voir que des Plugins, ou des fonctionnalités sont ou vont être développées : Essayez les « Circle » Facebook ICI 

Il suffit désormais à Facebook de « Catégoriser » différemment ses « Friends » ou de développer ses Groupes de façon plus ergonomique et intégrés

2/ des Cercles non Réciproques et non Customisables 

Quel dommage de ne pas savoir à quel cercle on appartient (pour l’instant en tout cas). Dans une perspective de Collaboration, et notamment pour des PME qui pourraient profiter de l’arrivée de Google + pour mettre en place quelque chose qui ressemble de près à un RSE intégrant des Profils Riches, des Communautés, des Apps (Google Apps, Site, Agenda, Vidéo Conf Mail etc.) ils n’ont pas mis en place de système de Gestion des « Cercles » de façon réciproque et sous forme de Communauté(s) administrable(s)

Seuls les Geeks devraient donc s’y intéresser puis sans doute s’en désintéresser assez vite. Dommage, il y avait sans doute un créneau à prendre que seul le Cloud « non maîtrisable » par les entreprises aurait pu freiner

3/ Une Viralité sans doute limitée vs. Twitter

Ca n’est peut-être pas le but mais, Twitter n’a pas vraiment de souci à se faire, alors que Google + aurait pu s’inscrire de façon beaucoup plus offensive pour concurrencer Twitter, en devenant par exemple un Très Bon Client type Hootsuite, Seesmic etc.

Rien de tout ça… Au mieux un vulgaire plugin permettant de rapatrier les flux d’un Profil Principal.

De fait, les Keynotes, Actualités, Buzz auront plus de chance de continuer à être véhiculées par Twitter (au détriment de Facebook et Google +) S’il devait y avoir un atterrissage d’urgence sur l’Hudson, ou un Bad Buzz à la DSK, c’est sans doute Twitter qui aurait la capacité la plus forte de Viralité.

4/ La Multiplicité des Configurations nécéssaires toujours handicapante :

Un Profil Facebook, Un Profil de Blog, Un Profil LinkedIn, Un Profil Twitter, Une Messagerie autre que G.Mail de longue date, des Iphone fonctionnant sous OS et non sous Androïd : plein de raisons qui vont faire qu’en dehors des Geeks en mal de nouveauté, les utilisateurs vont finir par se lasser d’avoir une partie de leurs contacts d’un côté, et une partie de l’autre…

Avez vous 100% de vos amis et de votre famille sur Facebook déjà ? Non évidemment… Alors leur dire : ce serait bien que tu finisses par créer un profil Facebook, puis un Profil G+, puis que tu gardes quand même ton adresse de messagerie Yahoo ou Hotmail….

Ca va finir par lasser les gens, même si le but de Google est sans doute de créer un Hub unique regroupant l’ensemble de ces fonctionnalités.

Google a réussi la Gageure de créer La Référence des Moteurs de Recherche; jusque là toutes les autres fonctionnalités sont couvertes pour la plupart, par des outils plus puissants ou avec une part de marché bien plus forte. (Microsoft Office vs Google Docs / ex)

5/ Une Ergonomie finalement assez limitée :

Avez vous essayé de déplacer un cercle sur la gauche ou la droite de votre écran ? de sous catégoriser un cercle ? … Peut-être que ça viendra. Pour ma part, je pense que je vais passer une tête de temps en temps, mais sans doute continuer à passer plus de temps sur Twitter et Facebook après l’effet curiosité.

ci-dessous, un tableau comparatif des fonctionnalités Google+ vs Twitter et Facebook :

NON : Calculer le ROI des médias sociaux n’est pas une perte de temps #RSE #E20


by Fredwpt 03/06/2011

Encore une fois, je dis qu’il faut arrêter de raconter n’importe quoi. Le ROI des Média Sociaux peut être complètement calculé !

@FredCavazza se plaint qu’on lui vole ses article en Curation; qu’il se rassure, à force de raconter des inexactitudes, ça devrait finir par changer… et je suis encore en opposition par rapport à son dernier article sur la perte de temps dans la mesure des ROI des RSE

Une étude Mc Kinsey de Déc dernier fait clairement le lien entre la Mise en Place de Réseaux Sociaux et la Performance (EBIT) des Entreprises

Oui, si l’on met en place du Conversationnel pour faire du Conversationnel, on n’obtiendra que des Discussions…

Non, si on met en place un RSE avec un Objectif Quantifiable de Retour sur Investissement grace aux conversations qui vont nourrir un projet précis (ex : Projet d’Innovation Collaborative), nous sommes en mesure de faire un ratio entre l’investissement de la Plateforme, et les Résultats Concrets Obtenus.

Nous l’avons fait chez Pernod SA en mettant en place une plateforme d’Innovation Collaborative du type Ideastorm de Dell, et sommes pleinement en mesure de calculer le CA additionnel généré par les Innovations en face de l’investissement réalisé pour la plateforme.

Schlumberger a pu par ailleurs par ex économiser des Millions d’Euros en postant des Photos de Pb rencontrés sur des plateformes de forage afin de recueillir les conseils et les services en un temps record d’autres plateformes Off shore à l’autre bout du monde ayant déjà rencontré un Pb identique. (et donc temps de résolution gagné = argent économisé)

Il n’y a que des Editeurs qui n’ont pas encore trouvé le moyen de mettre en oeuvre autre chose qu’un Twitter, ou Facebook Bis d’entreprise pour nous faire encore croire que les RSE ne sont là que pour mettre en place une méga machine à café 2.0 sans qu’il y ait de calcul possible des retombées attendues. Peut-être n’ont-ils jamais travaillé en Entreprise ? Toujours est-il qu’ils savent sans doute mieux écrire que Délivrer du Cash.

Microsoft Office 2010 : du collaboratif dans les nuages !


13 juin 2010 Source Nouvel Obs – Boris Manenti –
Avec Office 2010, Microsoft veut « devancer les usages numériques »

Trois ans après Office 2007, Microsoft sort ce mardi 15 juin la nouvelle version de sa suite de bureautique. Les indispensables Word, Excel, Powerpoint et Outlook reviennent dopés au mobile et aux réseaux sociaux.

Avec Office 2010, Microsoft affiche une volonté de « s’adapter et devancer les usages numériques », explique à Nouvelobs.com Laure Goudiard du Mesnil, chef de produit Office. La philosophie de cette nouvelle mouture repose sur trois grands principes : « la créativité ludique, la mobilité et le partage », note-t-elle.


L’arrivée du « cloud computing »

« L’explosion des photos et des vidéos numériques appelle un besoin de créativité », développe-t-elle. Office espère ainsi éviter aux familles d’installer un logiciel de retouche photo et un logiciel de montage vidéo pour des usages basiques.

« Ensuite, les gens sont multi-équipés, ils disposent d’un ordinateur, d’un netbook, d’un smartphone… Avec Office 2010, tout se met à jour sur le nombre impressionnant d’appareils disponibles », avance Laure Goudiard du Mesnil. Par exemple, avec Outlook, lorsque les e-mails sont relevés, lus, voire supprimés, sur un smartphone, l’ordinateur familial relié au même compte met la boîte aux lettres à jour.

« Enfin, nous ressentons un réel besoin de partage avec les réseaux sociaux », ajoute la chef de produit Office. La suite bureautique affiche une réelle volonté d’intégrer ces réseaux sociaux, par exemple en important dans Outlook les photos des contacts LinkedIn, Viadeo, Windows Live et bientôt Facebook…

Tous les logiciels intègrent également la possibilité d’enregistrer des documents sur Internet via un espace de stockage de 25 Go nommé Skydrive. Gratuite, cette option permet de sauvegarder et modifier ses documents en ligne, et surtout de partager ses dossiers. Pratique dans un cadre professionnel.

LIRE LA SUITE SUR : Le Nouvel Obs

Le Concept Web Bouillant du Moment : Local Deals ! Bientôt en lien avec des Foursquare, Gowalla ?


source : Michel de Guilhermier’s Blog

Qui ne connait pas le principe du couponing local genre Groupon, le concept hype du moment sur le web mondial (US, Europe, Russie, Chine…) : tous les jours le site offre un deal dans une localité donnée (par exemple, -50% dans le restaurant tartempion à New York), l’offre n’est validée que s’il y a un minimum de souscripteurs à cette offre. Ainsi, en apportant aux partenaires un nombre minimum de clients, Groupon peut négocier des remises très attractives.

Crée en 2007 avec 1M$ de levés auprès de business angels, Groupon a organisé un tour de table de 5M$ en 2008, puis 30M$ en décembre 2009 (valo supposée 250M$), et on parle maintenant, quelques mois plus tard, d’un colossal tour de table de 130M$, avec une valo supposée de 1,3Mds$ ! Mais avec pas mal de cash out néanmoins. Le site s’est développé dans 40 villes américaines.

En Europe, et comme aux Etats-Unis d’ailleurs, les Groupon-like foisonnent maintenant, le milieu est ultra-concurrentiel et c’est semble t-il à celui qui ira le plus vite, en levant le plus possible ! Entre le réseau de commerciaux pour aller démarcher les partenaires et les dépenses media pour acquérir une forte visibilité, le métier est extrêmement capital intensive.

A ce jeu, il y a 2 allemands qui aujourd’hui mènent le jeu en Europe en terme de levées de capitaux :

  • D’abord les 3 frères Samwer, très brillants entrepreneurs à succès, investisseurs par exemple dans de petites start-ups comme Facebook ou LinkedIn (!), toujours à l’affut pour importer des US un concept qui marche puis le développer aussi rapidement que possible avant de le revendre tout aussi vite (ils ont commencé avec Alendo.de, un Ebay-like crée en 1998 et revendu en 1999, évidemment à Ebay…), ont lancé CityDeal, qui a déja levé 9M€.
  • Ensuite, DailyDeal, de Stefan Glänzer (ex last.fm) et Michael Brehm (ex StudiVZ) a lui récemment levé 7M€ auprès de Mangrove et Adinvest.

En France, outre la filiale de CityDeal lancée en janvier, dirigée par l’un de mes anciens élèves d’HEC Entrepreneurs (et également stagiaire Photoways !), Thomas Revest, on a aussi Skoopon, fraîchement lancé, également crée par coincidence par l’un de mes élèves « pineur », Aurelien van Berten ! Et d’autres, tel Dealisssime, Bonprivé ou KGB par exemple, et la liste est longue.

Si le concept est chaud, prouvé aux US, et attire ainsi de nombreuses vocations ici, le développement d’un business pan-européen sera bien moins aisé.

Groupon s’est développé fantastiquement vite aux US en s’appuyant sur 2 faits : d’une part le nombre de villes importantes de plus de 2M d’habitants, d’autre part la culture américaine du couponing. 2 éléments qui manquent évidemment en France.

Si en Europe on peut dénombrer un nombre suffisant de villes importantes de plus de 2M d’habitants, il manque toujours cette culture du couponing et évidemment le développement sur 6 ou 7 marchés linguistiques et culturels différents (All, UK, Fr, It, Esp, Benelux, etc) est bien moins facile et plus coûteux que sur le seul marché unifié américain.

Tout cela me fait penser à l’intensité concurrentielle du début du marché du tirage photo online en France. Quand j’ai eu l’idée de reprendre le concept US Shutterfly à la mi 1999, je pensais être seul sur le marché. Quand j’ouvrais le site le 26 juin 2000 (et oui, ce sera bientôt le 10ième anniversaire de Photoways), j’avais, rien qu’en France, une dizaine de sites concurrents opérant sur le marché : Photoreflex, Photoweb, Colormailer, Fotango, PicBull, etc.

Ce business de couponing local rentre un peu dans la catégorie de métiers que j’appelle « grégaire », à savoir que la taille et le nombre d’adhérents ou de clients est en lui-même un argument pour attirer d’autres clients. Comme les enchères ou les rencontres par exemple : l’internaute a un intérêt bien compris à aller là où il y a un maximum d’autres internautes, car cela a un réel bénéfice/utilité pour lui.

Cette logique pousse à grossir extrêmement vite pour pré-empter le marché et donne donc une prime à ceux qui savent lever beaucoup et exécuter bien et rapidement.

Maintenant, je reste persuadé qu’il existe aussi dans le couponing local des stratégies de différenciation et de niche, appuyées par un CRM pointu.

Apprendre à apprendre dans l’entreprise moderne


Mardi 06 Avril 2010 10:32 Par Sumeet Moghe source http://www.entreprisecollaborative.com

Les derniers jours que j’ai passés à Hong Kong ont été incroyables : j’ai fait du tourisme, participé à des activités intéressantes, tout cela agrémenté d’une nourriture délicieuse. En parlant de nourriture, je me suis vite rendu compte que c’est presque impossible de s’en sortir à Hong Kong sans utiliser de  baguettes. Je suis sûr que certains restaurants haut de gamme proposent des couteaux et des fourchettes, mais pour moi, la nourriture devait être « pas chère et dans la rue ». Les seuls couverts qu’on me donnait étaient alors des baguettes et des cuillères à soupe. Heureusement, je sais me servir de baguettes, donc je n’ai eu aucun problème. La façon dont j’ai appris à m’en servir est assez intéressante, d’ailleurs. Un beau jour, j’ai décidé que c’était cool de manger avec des baguettes : certains des mes amis le faisaient et c’était un bon moyen de se faire remarquer. J’ai donc lu un « manuel » d’utilisation de baguettes puis, comme je n’en ai pas eu besoin après ça, j’ai oublié en quelques jours. Ensuite, quand l’occasion d’utiliser des baguettes s’est présentée, j’ai eu un peu de mal pendant les dix premières minutes, au point de salir ma chemise ! Il m’a fallu environ une heure pour terminer mon repas ; j’ai fini par trouver ma propre méthode, même si elle est peu élégante. Au fur et à mesure que je mangeais dans des restaurants orientaux, j’ai appris à maîtriser cet art, en me faisant souvent aider par mes amis. Je peux à présent manger tout un repas avec des baguettes, en allant assez vite.

On apprend de manière itérative, au fil du temps

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Pourquoi je vous raconte cette histoire ?

Parce que je pense que la manière dont j’ai appris à utiliser des baguettes est assez représentative de la façon dont on apprend. Les informations que nous n’appliquons pas immédiatement au travail se dégradent par manque d’utilité et, bien vite, on ne s’en souvient plus. On se rappelle des connaissances que l’on applique immédiatement, d’autant plus si on les apprend en exécutant une tâche, c’est-à-dire dans un contexte exécutif. Le plus important, c’est que nous apprenons de manière itérative et au fil du temps. Dans son livre, Outliers – The Story of Success, Malcolm Gladwell explique comment les bons musiciens amateurs ont accumulé environ 2 000 heures de pratique lorsqu’ils atteignent l’âge adulte. Pour les futurs profs de musique, ce chiffre atteint 4 000 heures. Les très bons élèves cumulent environ 8 000 heures et les « musiciens d’élite » investissent environ 10 000 heures dans leur pratique. Pour qu’un novice devienne ne serait-ce que compétent, il lui faut déjà 2 000 à 4 000 heures de travail ! Ça doit bien prendre plusieurs itérations d’apprentissage. L’une des raisons pour lesquelles je soutiens l’apprentissage par petites bouchées et par les médias sociaux, c’est parce que cela permet aux professionnels de l’apprentissage d’aider les apprenants dans leur voyage d’apprentissage itératif.

Vous aussi vous apprenez de manière itérative, indépendamment de votre « méthode d’apprentissage »

L’une des objections aux médias sociaux que je reçois de la part des formateurs est souvent « Mais c’est pas ma méthode d’apprentissage… » ou « C’est pas comme ça que j’apprends… » ou encore « Vous vous êtes jamais dit que c’est peut-être pas la méthode qui convient à tout le monde ? » J’ai tendance à rétorquer sèchement devant ces objections, mais en y repensant de manière plus pragmatique, je me rends compte de certaines choses :

Nous sommes tous des apprenants sociaux

Certains d’entre nous ont peut-être besoin de temps pour s’en rendre compte mais, si on revient sur nos expériences, il nous est arrivé plusieurs fois de poser une question sur un forum en ligne ou de chercher sur Wikipédia ou dans Google. Si l’on n’a rien fait de tout cela, on a au moins appris quelque chose lors d’une conversation autour d’un café, ou dans un bar, ou en travaillant avec quelqu’un. En fait, je parie que la plupart d’entre nous a appris son métier grâce à ses activités informelles plutôt qu’à une formation ultra poussée. Vous ETES un apprenant social, peu importe ce que vous croyez !

Nous devons « apprendre à apprendre »

L’une des avancées majeures de notre époque est la masse d’informations rendue disponible grâce à Internet. C’est fascinant de voir qu’une simple recherche sur Google peut vous sortir  une telle quantité d’informations pertinentes.  En restant en contact avec des amis et des collègues grâce aux réseaux sociaux et professionnels tels que Facebook et Linkedin, on peut tirer profit de relations éloignées, d’une façon qu’on n’aurait jamais imaginée auparavant. Ajoutez à cela une pléthore de médias sociaux tels que Wikipedia, Twitter, Yahoo! Answers, Digg, les blogs, etc. et vous trouverez une mine de renseignements à exploiter. Ceux qui ne profitent pas de ce phénomène ratent vraiment quelque chose. Si vous n’apprenez pas de cette manière-là, vous devez apprendre à apprendre de cette façon. Sinon, je pense que le monde va vous passer à côté et que vous perdrez de la valeur au sein de votre entreprise.
Les médias sociaux sont « plus des facilitateurs qu’une facilitation »

Les médias sociaux sont « plus des facilitateurs qu’une facilitation »

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Si, en tant que professionnels de l’apprentissage, nous décidons de rester attaché à un seul mode d’apprentissage, nous mettons un frein à la progression de notre entreprise. Je parle à la fois de l’apprentissage dirigé par un formateur et de l’e-apprentissage (« elearning »). En fait, je pense qu’il est important que toute expérience d’apprentissage formel inclue une plus grande proportion d’apprentissage informel. C’est là que se trouve la vraie valeur et c’est de cette façon que nous soutenons la nature itérative de l’apprentissage. Après avoir travaillé dans une société qui utilise Agile, j’irai jusqu’à dire qu’ « avoir un seul mode d’éducation sans apprentissage informel est le modèle en cascade du monde de l’apprentissage ». Les méthodes purement formelles d’apprentissage veulent aider les apprenants à résoudre les problèmes de demain en utilisant les connaissances d’hier. Plus important encore, ils adhèrent à un concept créé dans un seul but et qui a décidé à l’avance de s’opposer au « juste à temps ». L’apprentissage informel, quant à lui, est contextuel et flexible.

Votre voyage dans l’apprentissage informel commence ici

Les professionnels de l’apprentissage ont aussi besoin d’apprentissage informel et, croyez-moi ou pas, il existe plein d’endroits où l’on peut trouver de l’aide. Je vais vous faire une liste de mes endroits préférés pour apprendre. N’hésitez pas à en ajouter dans les commentaires, je suis sûr qu’il y en a des tas.

Les blogs

elearning Learning est un site collaboratif créé par Tony Karrer. Il s’agit d’un ensemble d’articles de blogs qui traitent de l’e-apprentissage. Vous pouvez vous inscrire avec votre identifiant email et recevoir gratuitement des résumés d’articles.

Je ne sais pas pourquoi le blog de Tom Kulhmann n’est pas dans la liste de « eLearning Learning ». Cela étant dit, il s’agit d’une ressource formidable pour apprendre des méthodes simples et pourtant efficaces pour atteindre rapidement un apprentissage de grande qualité. J’ai appris des tas de trucs sur le blog de Tom, c’est un vrai gourou.

Les communautés en ligne

Il existe de nombreuses communautés sur la toile qui peuvent vous mettre en relation avec d’autres personnes qui pratiquent l’apprentissage. Vous pouvez y obtenir de l’aide, partager des idées, avoir des discussions, et je ne sais quoi encore. En voici quelques-unes que je trouve très utiles :

The Learning and Skills Group est une communauté sur Ning, basée en Grande-Bretagne. Elle est très active et compte environ 1800 membres. On ne peut la rejoindre que sur invitation, mais je pense que vous pouvez parler à Don Taylor pour participer. Il existe aussi quelques groupes indiens très actifs et très utiles :

  • KCommunity est une communauté de professionnels de Gestion des Connaissances. C’est un groupe indien très actif qui travaille beaucoup dans le domaine social.
  • Instructional Designers Community of India (IDCI) a beaucoup de membres qui viennent de la communauté de l’apprentissage, mais je dois dire que j’émets de sérieuses critiques envers certains de ses leaders. (YMMV)
  • The Learning Solutions group a aussi des discussions intéressantes, bien que son trafic ne soit pas comparable à celui d’autres groupes. Il compte quand même quelques membres vraiment intéressants.

Les hashtags (#) de Twitter

Le nombre d’informations qu’on peut trouver sur Twitter est incroyable. C’est pas facile de suivre le rythme, à moins de combiner la recherche et les hashtags. En voici certains que j’ai tendance à suivre sur Twitter. Vous mettez le nom d’une sommité des médias sociaux / de l’e-apprentissage et cette personne twitte. Je ne vais pas dresser une liste des individus, mais allez voir :
#elearning
#e20
#socialmedia
De plus, (comment pourrais-je l’oublier ?) #lrnchat est un chat en ligne qui a lieu tous les jeudi soir de 20h30 à 22h (cote Est) sur Twitter. Je l’ai mis sur iCal comme événement récurrent tous les vendredi matin (en Inde), comme ça je ne le rate jamais !

Autres ressources
Le Centre for Learning & Performance Technologies (alias C4LPT), de la célèbre Jane Hart, offre un éventail de ressources gratuites sur l’apprentissage et les médias sociaux.

ScreenR poste des vidéos sur Twitter. Vous pouvez utiliser l’application gratuite de téléchargement de vidéos ; la seule contrainte est de dire ce que vous voulez en 5 minutes. Vous pouvez trouver des tas de tutoriaux créés par cette énorme communauté et faire le vôtre presque sans effort !

Enfin, Learning Solutions Magazine, qui a été lancé récemment et LearnTrends virtual conference, encore plus récent, sont des sources de connaissances hallucinantes sur l’apprentissage en entreprise.

sumeet-moghe-entreprise-collaborative-ecollab-contributeurSumeet Moghe a 9 ans d’expérience dans la Formation et le Développement. Sa passion est de créer et de discuter de nouvelles méthodes de formation. Sumeet travaille pour ThoughtWorks Technologies Pvt Ltd, en Inde, et dirige Workplace Learning pour ThoughtWorks Globally. Ces dernières années, il s’est intéressé tout particulièrement à l’observation de la synergie entre les méthodes Agile et Learner Centered Training, construites sur les valeurs de respect, communication, feedback, courage et simplicité. A ThoughtWorks, il a l’occasion de voir ces méthodes mises en pratique et d’inventer ses propres exercices. Sumeet a un réel désir d’exporter les principes d’Agile dans les domaines qui ne sont pas liés à l’informatique et a commencé en les appliquant aux domaines de Workplace Learning, Enterprise 2.0 et de la collaboration en équipe.

Société Générale : un wiki pour casser les silos


06/04/2010 – Par Stéphane Marocacchini (Collaboratif-info.fr)

Engagée depuis près de deux ans dans une rénovation managériale, la banque passe au mode collaboratif. Première brique de cette transition, les Ambassadors, une communauté qui rassemble quelque 800 tops managers monde du groupe.

« Sa vocation est double, explique Benoît Denéchère, chef de projet à la direction de l’information, le département de la direction de la communication responsable notamment de la communication interne. D’une part, assurer l’information des 157 000 salariés du groupe. D’autre part, instaurer une culture d’échange entre les métiers du groupe, notamment la banque de détail en France et la banque de financement à l’international. »

C’est en effet suite à une enquête d’image interne réalisée en mars 2008, qui révèle la forte attente des salariés en termes de partage d’informations sur le groupe et sa stratégie, mais aussi la crédibilité qu’ont à leurs yeux les managers de proximité comme source d’information, que la direction générale décide en mai 2008 d’élargir le cercle managérial jusque-là composé de directeurs à 800 tops managers. Et de faire de ces Ambassadors les premiers communicants du groupe.

Une décision qui s’inscrit dans un projet global de modification du dispositif de communication interne, avec la refonte de l’intranet d’information, celle du magazine interne, et celle actuellement en cours du portail groupe. « Mais l’objectif était aussi de fédérer les Ambassadors, et de les amener à travailler ensemble dans une logique de co-construction, de casser les silos », ajoute Benoît Denéchère.

Des réunions physiques et une plate-forme collaborative

La communauté des Ambassadors est notamment composée des membres du comité exécutif (Comex) et du comité de direction (Codir), des country managers et des patrons des directions commerciales des régions. Pour animer cette communauté, une réunion intitulée Dialogues se tient chaque mois, centrée sur l’intervention d’une personnalité, un philosophe, un économiste, un expert interne… Une réunion à la fois physique, au siège du groupe à La Défense, et en conference call, 25% des membres étant basés à l’étranger. Et, une fois par an, est organisé l’Ambassadors’ Day, un rendez-vous auquel les 800 Ambassadors sont cette fois tous physiquement présents, pour discuter vision stratégique, enjeux métiers.

C’est pour outiller la communauté que la plate-forme collaborative Ambassadors’ World est lancée en octobre 2008. Les membres du Comex et du Codir utilisaient déjà e-Room, de Documentum, pour du partage de documents. Mais l’éditeur devant arrêter le support de cette solution collaborative, la décision avait été prise d’opter pour un autre outil. « Nous souhaitions aussi qu’il soit plus convivial », dit Benoît Denéchère, en charge du projet.

La direction de l’information penche pour Bluekiwi, mais la DSI estime à l’époque le réseau social hébergé pas assez robuste et prescrit une solution internalisable, le wiki Confluence, d’Atlassian. « Ce choix répondait à 80 % des besoins, dont celui d’espaces collaboratifs », explique Benoît Denéchère. Le projet sera mené en deux mois, avec l’aide de l’agence web Textuel La Mine pour la partie design, celle du spécialiste web 2.0 Kap IT pour l’ergonomie et la mise en place de la plate-forme, et du cabinet Harrison & Wolf pour l’accompagnement stratégique.

Aider les membres de la communauté à se connaître

Pour répondre au cahier des charges, Confluence a été fortement personnalisé. « Bien qu’il s’agisse d’un wiki, il fallait notamment lui apporter une dimension réseau social qui permette aux membres de la communauté de mieux se connaître », précise le chef de projet.

Hormis la page d’accueil, la plate-forme Ambassadors’ World comporte trois sections.
– Infos & Outils : les membres trouvent ici de l’information descendante, fournie par la direction de la communication. Des informations confidentielles sur la Société Générale et réservées à eux  seuls. Mais aussi les éléments nécessaires à leur rôle de communicant, avec les informations qu’ils doivent partager avec leurs équipes. Par exemple : les résultats annuels de la banque, avec un kit de présentation, les commentaires d’analystes, la communication financière faite à cette occasion, une interview du directeur financier, etc.

– Who’s who : c’est l’annuaire des membres de la communauté. Chacun y dispose d’une fiche profil (capture ci-dessous) avec ses coordonnées, son poste, mais aussi son parcours, son expertise et des informations plus personnelles qu’il doit renseigner.

Ambassadors' World Profil

– Espaces collaboratifs : cette section comporte la liste des groupes de travail privés ou publics auxquels l’Ambassador participe, ainsi que la liste de tous les groupes publics.

Infographie page d'accueil

La dimension sociale de la plate-forme apparaît de multiples manières, à commencer bien sûr par le Who’s who, l’annuaire des membres, avec notamment la possibilité pour un Ambassador d’ajouter à ses favoris les profils d’autres membres. Mais au sein de chaque section d’autres dispositifs sont présents. Sur la page d’accueil, par exemple, un espace (non visible dans la capture ci-dessus) présente les nouveaux membres de la communauté, avec leur photo, une biographie, et un lien vers leur profil. « La mobilité interne, les départs à la retraite et les nouveaux entrants font que près de dix membres par mois en moyenne sont amenés à rejoindre la communauté ou à en partir, explique Benoît Denéchère. Pouvoir découvrir les nouveaux arrivants est important. »

Si les groupes de travail sont des espaces où l’on retrouve la structure caractéristique d’un wiki, pouvoir accéder depuis chaque contribution au profil de son auteur crée aussi des opportunités pour les membres de la communauté de mieux se connaître. « A travers les espaces collaboratifs, nous souhaitions que les Ambassadors puissent échanger sur leurs problématiques, les solutions que chacun a mis en œuvre. Et que des réseaux puissent se développer, créer plus d’affinités et de connexions, même entre des membres qui se connaissent déjà », témoigne Benoît Denéchère.

Une adoption de l’outil à améliorer

La communauté des Ambassadors est cependant jeune. Bien que certains de ses membres soient pro-actifs, et que la direction de la Société Générale encourage à l’utilisation de la plate-forme, une enquête menée courant 2009 montre que l’usage de cette dernière n’est pas encore réellement entré dans les mœurs. L’audience connaît bien des pics lors de l’édition de la newsletter mensuelle ou de la publication et la présentation des résultats financiers, mais le niveau de contribution et de création d’espaces de travail reste pour l’instant en deçà des espérances de la direction de la communication.

« Avec le recul, nous nous demandons si une solution davantage axée réseau social n’aurait pas été plus pertinente, confie Benoît Denéchère. Par exemple, une solution de type Viadeo ou Linkedin, qui permette de créer de petits groupes de travail et d’échanges centrés sur du relationnel, plus faciles à animer. Quitte à ne pas avoir de fonction wiki. » Très mobilisés par leurs problématiques métier, les Ambassadors ne sont, de plus, pour la plupart d’entre eux, peut-être pas assez familiarisés avec l’usage d’internet.

Indépendamment de l’outil, passer d’une culture d’entreprise verticale, très structurée, à une culture transverse et où chacun se sent le droit de s’exprimer est aussi un long processus. Beaucoup n’osent encore prendre la parole, donner leur opinion sur une présentation qui vient d’être faite, partager leur savoir ou proposer des idées. Une situation renforcée par le fait que les membres de la communauté se connaissent encore très peu. « Mais que certains des Ambassadors se soient investis dans la démarche et qu’ils aient envie de poursuivre est positif », remarque le chef de projet.

Des objectifs en vue pour la communauté

Parmi les pistes pour amener plus de participation, les personnes chargées de l’animation de la communauté au sein de la direction de l’information travaillent à l’identification de membres qui pourraient tenir une tribune ou un blog sur la plate-forme. Mais, surtout, la Société Générale est aujourd’hui engagée dans un projet de transformation de l’entreprise qui devrait donner du grain à moudre à la communauté des Ambassadors.

En effet, dans le cadre de cet important chantier, l’idée serait de constituer des groupes d’Ambassadors pour qu’ils travaillent sur de grandes problématiques comme l’image de marque, la communication, la relation client, la diversité dans le groupe, etc. Un travail qui se ferait bien sûr via des échanges sur la plate-forme Ambassadors’ World, avec un objectif de rendu d’un livrable également publié sur cette dernière. Une démarche de co-construction dont Benoît Denéchère est convaincu qu’elle favorisera son adoption, et renforcera les liens entre les membres de la communauté.

En attendant, dans le contexte de changement managérial au sein de la Société Générale et de mutation vers une culture collaborative, l’expérience d’Ambassadors’ World a inspiré d’autres projets. C’est ainsi que le service des ressources humaines est en train de déployer son propre wiki, avec des espaces collaboratifs pour partager notamment des bonnes pratiques. Et qu’un projet de wiki groupe est également en cours, qui devrait permettre à chaque équipe de créer son blog et son forum.

Le 2.0 expliqué à ma grand mère


Source : Blog d’Eowenn

Principes de base

Le Web 2.0 est un concept lancé en 2004 par Tim O’Reilly, un des leaders majeurs dans le secteur Internet , lors de l’organisation d’une conférence à propos du web. Cette expression désigne les nouveaux usages d’Internet apparus ces dernières années, et les outils qui y sont rattachés. L’on parle également d’Internet participatif.

De nouveaux modèles ont été générés par ce phénomène. Parmi les plus connus, on retrouve Wikinomics par Don Tapscott, désignant un modèle correspondant à la collaboration issue de l’intelligence collective (par exemple, Wikipedia), ou encore la théorie de la longue traîne par Chris Anderson, un nouveau modèle économique basé sur la vente de nombreux produits en petite quantité (par exemple, sur Amazon ou Cdiscount).

La notion de web 2.0 est qualifiée et se différencie du web 1.0 par deux concepts de base :

  1. Le Social Networking (réseau social) qui rassemble des communautés d’internautes selon leurs centres d’intérêt (par exemple, Facebook)
  2. La notion de User Generated Content (contenu généré par l’utilisateur) qui implique que l’internaute ne se contente pas de télécharger ou lire des contenus mais en produit à son tour et contribue à enrichir la toile. Le modèle économique des plates-formes nées sur ce principe (par exemple, YouTube) ne repose donc pas sur un téléchargement payant de contenus mais sur la valorisation de contenus amateurs. On parle même par extension de crowdsourcing (approvisionnement par la foule).

Ces deux notions se retrouvent dans les différents types d’outils 2.0 que l’on appelle médias sociaux.

Social Networking: les réseaux sociaux

Le réseau social typique tel que nous le connaissons aujourd’hui repose sur trois principes de base:

  • Trouver des anciens amis, des collègues, etc. ;
  • Se connecter et avoir accès aux profils ; agrandir son réseau ;
  • Partager : des nouvelles, des photos, etc.

Trois réseaux se sont particulièrement imposés successivement lors de ces dernières années.

  • MySpace cible les adolescents et repose sur la personnalisation de sa page personnelle (arrière-plan, musique de fond, etc.). Ce réseau est à présent en déclin face aux deux autres et reste surtout utilisé soit par un public jeune, soit par des acteurs de la sphère musicale.
  • Facebook, qui en mars 2010 a dépassé Google en termes d’audience, s’est imposé en trois ans comme le premier réseau social de la planète.
  • Twitter, lancé en 2006, repose sur la mise à jour du statut de l’utilisateur et connaît un succès grandissant car il per met de connaître l’information en temps réel (par exemple, lors du tremblement de terre à Haïti). Ce service mixte allie les avantages de la veille, du principe de blog et même de la messagerie instantanée puisque les utilisateurs peuvent s’adresser les uns aux autres.

Il existe une multitude d’autres réseaux sociaux, notamment des réseaux sociaux professionnels permettant de multiplier les opportunités dans le monde du travail (Viadeo, LinkedIn).

User Generated Content: les médias sociaux de génération de contenu

Ceux-ci peuvent inclure de nombreuses dimensions, et ce contenu peut être écrit, audio ou vidéo. En voici quelques-uns:

  • Les outils collaboratifs permettent de partager notamment des éléments que l’on trouve intéressants avec les autres utilisateurs (sous forme d’article, d’information pure, de liens, etc.). Exemple: Del.icio.us, Digg
  • Le blog est un outil de publication personnelle qui permet à l’internaute de s’exprimer sur un espace qui lui est propre.
  • Les plateformes de partage permettent de mettre en ligne du contenu audio, vidéo ou photographique. Exemple: Youtube (vidéo), Flickr (photo)
  • Les commentaires, forums de discussion et espaces et site d’avis de consommateurs permettent aux internautes de donner leur opinion et de débattre sur différents sujets selon leurs centres d’intérêts.
  • Le journalisme participatif: un des phénomènes du web 2.0 est la notion de “citoyen-média”, c’est-à-dire la possibilité pour l’internaute de mettre en ligne du contenu à ton journalistique. AgoraVox ou Le Post sont des sites qui permettent au citoyen lambda de mettre son contenu en ligne.
  • Les wikis sont des sites modifiables par les internautes permettant le libre partage de l’information: l’exemple le plus connu en est Wikipedia.

Le Mobile 2.0 lance le réseau social et collaboratif La French Mobile


source : http://www.mobifrance.com

Après le succès de la quatrième édition de la conférence Le Mobile 2.0, le site ServicesMobiles.fr annonce le lancement prochain d’un outil social et collaboratif au service de l’écosystème mobile.

Destinée aux professionnels français de l’industrie mobile – qu’ils soient basés en France ou à l’étranger – La French Mobile est le premier outil social et collaboratif entièrement dédié à ce secteur. Véritable outil business, La French Mobile permet en un clic de recruter de nouveaux collaborateurs, trouver des partenaires industriels, faire appel à des freelances, publier une offre d’emploi, ou encore diffuser un communiqué de presse.

S’interfaçant parfaitement avec LinkedIn, Twitter et l’ensemble des systèmes de publication utilisant la technologie RSS (blogs, sites web, …) La French Mobile permet de retrouver en un clin d’œil toute l’actualité business du marché de la mobilité. Enfin, La French Mobile est aussi un service qui permet de créer ou de compléter son réseau professionnel, et qui permettra très prochainement d’échanger facilement entre utilisateurs, ou de mener à bien un projet de marketing mobile, de création d’application, etc.

Enterprise 2.0 et M2C Escp Europe : Regard d'un Béotien :-)


Ne connaissant pas vraiment le domaine du 2.0 en dehors d’avoir créé avec quelques collègues ce présent Blog de recueil de données,  j’ai participé entre la semaine dernière et cette semaine à deux conférences abordant le sujet des entreprises 2.0, et de l’utilisation des réseaux sociaux en entreprise. Voilà les quelques enseignements que j’en retire en tant que Béotien dans le domaine (ou presque)

http://www.e20forum.fr/

http://www.marketing2conference.com/2010/

Importance de la sémantique (Wording) et de l’approche par « Petits Pas »

Manifestement, parler « d’Entreprise 2.0 », de « réseaux sociaux », et tout le « wording » autour de ces sujets, provoque parfois (si j’en crois les dires de ceux qui ont avancé sur le sujet) plus de rejets, de craintes et de réticences de la part des collaborateurs qu’il n’éveille leur curiosité et leur volonté de travailler un peu plus en collaboration transversale.
Il faut donc sans doute inviter à plus de collaboration dans l’entreprise en mettant en œuvre les outils pour ce faire ou en les mettant à disposition des salariés, mais sans forcément le dire.
L’idée étant d’éviter de donner le sentiment d’imposer ou de mettre en place « un outil, un de plus »… provoquant un « surcroit de travail ».

Notre exception culturelle française fera sans doute que les collaborateurs vont, une fois leurs 35h hebdomadaires terminées, peut-être se ruer sur des réseaux sociaux à des fins personnelles, mais pas forcément professionnelles, sauf pour éventuellement s’en servir comme CV en ligne (cf. Viadéo, LinkedIn etc.)
Ils auront en revanche plus de mal à le faire spontanément en entreprise, sauf à penser que ces mêmes outils vont répondre à leurs besoins, résoudre leurs problèmes, et leur faire gagner du temps !

Pour en revenir au Wording, « Collaborer » n’a pas forcément une belle connotation dans nos inconscients… (Pourquoi pas collabo tant qu’on y est ?…)
De même quand on parle de Réseau Social, on peut entendre « Assistance Sociale », « problèmes sociaux ».
Tous ces mots ne sont en fait pas très sexy…

Pourquoi ne pas parler de l’entreprise 2.0 avec des termes beaucoup plus positifs et dynamiques : j’ai entendu au cours de ce séminaire, des appellations beaucoup plus alléchantes : « Intelligence Collective« , « Émulations d’idées« , pourquoi ne pas employer le mot « Contribution » beaucoup plus sexy que Collaboration ?…
De même qu’il serait plus joli (et approprié ?) de parler en entreprise de « Contributeurs » plutôt que de « Collaborateurs ». Ce serait d’ailleurs sans doute (au passage) plus rentable pour l’entreprise d’avoir des « contributeurs » et pas seulement des « collaborateurs »…

C’est d’ailleurs si j’ai bien compris, l’esprit dans lequel s’inscrit l’Entreprise 2.0: générer de l’émulation, de l’innovation, grâce à ses contributeurs inter-connectés
Il y a d’ailleurs une notion de gain exponentiel dans l’Entreprise 2.0 puisqu’on peut supposer que les inter-connexions de l’entreprise 2.0 favorisent une forme d’Émulation productive liée à ce l’effet rebond des idées des contributeurs

Si je devais à l’issue de ce séminaire donner ma propre définition de l’Entreprise 2.0, en fait, je pense que je la renommerais : Entreprise « NICE »  : Nouvelle Intelligence Collective Exponentielle
Ou comme me le suggère Richard Collin (Nextmodernity), les termes Efficacité Collective ou Intelligence Connectée pourraient être en effet employés pour la qualifier.

Concernant l’approche par petits pas, beaucoup de sociétés ont commencé « modeste », et la mayonnaise a fini par prendre avec parfois des outils aussi simples que Yammer /ex

Key Factors of Success

Si je devais retenir quelques points, ce serait (à nouveau si j’en crois les participants) au delà des points déjà cités ci-dessus :

Ne pas « décréter » des Communautés : elles se forment quasi naturellement autour d’intérêts communs (y compris parfois des Hobbies) J’ai été très étonné de voir que Danone a modestement suivi l’exemple de Facebook 🙂 puisque son réseau interne a simplement commencé par un… organigramme inter-actif sur lequel les salariés sont venus compléter leurs profils avec des données déclaratives (donc pas de Pb avec la CNIL) de compétences et de hobbies
Commencer modestement par quelques outils très simples : là également j’ai été subjugué de voir Alcatel Lucent commencer avec Yammer, Lyonnaise des Eaux étendant de façon très maligne le logiciel Bluekiwi alors même que le groupe fonctionnait sur Sharepoint officiellement (manifestement beaucoup plus rigide)
Répondre à des besoins des collaborateurs; Ca va sans dire, mais rien ne sert de faire du 2.0 pour faire du 2.0.
Les utilisateurs ne s’approprieront les outils que si ces mêmes outils leur font gagner du temps et de l’efficacité.
Cohérence et qualité des outils : Ne pas donner l’impression de mettre en place un Couteau Suisse qui fait tout un petit peu mal mais pas grand chose de très bien…
– Ne pas rouler avec une Ferrari sur une départementale ou avec une 2CV sur l’autoroute : Cad Avoir a minima des outils qui permettent accessibilité et rapidité de connexion
Ne pas laisser des Wagons en route et faire attention que tous les salariés soient potentiellement impliqués, et pas seulement les Geeks

Et peut-être les 2 facteurs clefs les plus importants sur lesquels Franck La Pinta (Société Générale) insiste avec à mon avis juste raison :
L’importance de l’implication des DRH avec des Groupes de Projets Multi-compétences et transversaux, et ce, afin que le Change Management soit d’emblée pris en considération, avec l’identification des changements éventuels d’habitudes et de gouvernances. La GPEC devrait d’ailleurs être liée de très près avec les nouveaux fonctionnements qui se profilent.
Un Fort Sponsoring de l’exécutif, mais j’allais dire… comme dans tout bon projet d’Entreprise.

Et pour les facteurs clefs d’échec, c’est sans doute faire exactement l’inverse de l’un des points cités ci-dessus….

Quelques mots également sur l’étude menée par Cécile Demailly qui me semble riche d’enseignements, et notamment, donne des infos intéressantes sur ce que les entreprises qui ont déjà mis en place du 2.0 (ou sont en cours de) font comme constats: là également l’aspect RH est largement souligné, mais aussi ce qu’on peut attendre en terme de ROI:
Le fameux mot magique !
En fait, sans vouloir déflorer le sujet, il semble que le calcul puisse plus facilement s’appréhender en terme d’économies générées dans un premier temps (cad économies d’IT, de télécommunications etc.)
Quant à la notion de ROI, difficile de mettre en place des indicateurs concrets.

Une tentative cependant a été mise en œuvre par la Schlumberger, même si je trouve (cf chapitre 1) le terme un peu malheureux (après avoir parlé de réseau social) car il s’agit du « RSA » : « Retour Sur Attention » Une équation qui permet de mesurer grosso-modo une part d’optimisation des outils à disposition des salariés. Et de fait une part d’efficience.
Cela étant, ce que j’ai trouvé de particulièrement intéressant au delà de la mesure de l’impact des outils, c’est l’utilisation qui en a été faite à des fins de sécurité et de résolutions de problèmes.
Le fait par exemple d’avoir un souci sur une plate forme de forage dans un coin de la planète peut être réglé en quelques minutes une fois par ex une photo du problème rencontré posté sur un réseau interne : Une autre plate forme ayant rencontré et résolu le même problème à l’autre bout de la planète peut apporter une aide précieuse en un temps record (et ainsi éviter des pertes financières colossales)

Quelques mots sur les deux Journées M2C Escp Europe

Mais vraiment uniquement quelques mots alors… Que de noms d’entreprises toutes plus prestigieuses et ronflantes les unes que les les autres, mais quelle pauvreté de présentations !….
Sans toutes les citer, Google, Procter & Gamble, General Motors, IBM, HP, Coca Cola, Wal Mart, Dell, Lufthansa, Etc.
Quel plateau ! C’était le festival de Cannes des World Companies !

Mais à l’image des Stars, quel superficialité !… Ah ça pour le Show et de prise de parole en public, ils sont forts, mais en dehors de venir montrer qu’en matière de gestion de réseaux sociaux (essentiellement BtoC) ils sont les meilleurs (on se demande d’ailleurs en quoi…), il n’y avait quasiment aucune matière et/ou nouveauté.
Évidemment, je grossis le trait, mais notre fameux Sylvestre des Guignols de l’info a eu deux jours de Talk Show….
Pour avoir travaillé moi-même pendant 8 ans dans une entreprise américaine, j’ai vu autant de présentations en entonnoir que de sociétés présentes, permettant de vanter les mérites de leur(s) Marque(s) ou de leur boites, mais c’est à peu près tout.

L’ironie du sort étant d’ailleurs vs. le « vieux marketing », voulant qu’Apple ne soit quasiment jamais cité en temps qu’exemple au sein des réseaux sociaux, et ressortant d’ailleurs très peu dans leurs différents rankings était implicitement la marque la plus représentée, car équipant 90% des genoux des Geeks venus entendre la bonne parole de leurs évangélistes américains….. (+ iphone dans la poche, mais ça va sans dire)
Eux (Apple) ils se la moulent, mais ils avancent… avec ou sans réseau social.

Petit rayon de soleil au milieu de tout ça : Vanksen, que je trouve par ailleurs excellent dans ses réalisations Web a fait une très bonne présentation et analyse de l’évolution des réseaux sociaux (et de leur utilisation par les marques), et j’ai trouvé Carlos Diaz de Bluekiwi très convaincant dans son partage d’expérience.

Une recommandation pour l’année prochaine peut-être : au moins quand on reçoit des leçons sur les réseaux sociaux pendant 2 jours, ce serait sympa de publier quelque part la liste des participants avec leurs noms, et/ou de proposer de créer un réseau de poursuite de discussion de ces mêmes participants (à moins que ça n’existe et que je me sois endormi ?… auquel cas au temps pour moi…)
Mêmes les badges ne comportaient que le nom de la personne : le nom de l’entreprise n’était même pas noté….

En conclusion :

Il me semble que le 2.0 dans son ensemble n’est traité que de façon partielle à date :

– soit très tourné et très replié sur soi : c’est à dire sur de l’amélioration d’Intranets en Entreprise. Cela étant, ce qui est sans doute déjà très bien !
Que ce soit en terme de courbe d’apprentissage, ou de volonté dé créer et de générer de l’émulation au sein de l’entreprise.

– soit très tourné vers l’extérieur en BtoC, avec des Marques ou des sociétés qui communiquent (avec plus ou moins de succès – cf. Nestlé -…) avec leurs consommateurs

Entre les deux, et pour faire le lien, j’ai vu un exemple très intéressant de Dassault Systèmes qui travaille dans le collaboratif avec ses partenaires revendeurs : les « VAR » : Value Added Resailers

Je trouve que l’on développe assez peu tout le travail collaboratif qui pourrait être fait avec des clients (customers) partenaires qui sont des prescripteurs de nos Marques, et que l’on travaille assez peu avec nos partenaires fournisseurs. Or ce sont souvent les premiers contacts BtoB que l’on a avant même d’aller vers le BtoC.
Par ailleurs je trouve vraiment dommage que la dimension Resources Humaines soit aussi peu représentée dans ces débats. A nous sans doute de leur en faire partager les enjeux !
De même que le I.Learning, associé au serious gaming, voire au social serious gaming me semble être très peu pour l’instant utilisé à des fins collaboratives communes, qui pourraient justement peut-être refaire le lien entre nos collaborateurs-contributeurs, nos partenaires BtoB, et nos consommateurs.

Frédéric

Le rôle des médias sociaux dans une entreprise 2.0


Un dessin qui résume le rôle des différents médias sociaux dans une entreprise 2.0 :

  • Commerciaux & DRH : Utilisation de LinkedIn et de Facebook pour faire du networking et créer de nouveaux business
  • Relations publiques : Utilisation d’Amazon et de Technorati pour contrôler les discussions sur ses produits et ses services
  • Marketing : Utilisation de Digg, Reddit, Newsvine, StumbleUpon et Youtube pour partager du contenu et générer du traffic
  • Cadres supérieurs : Utilisation de Twitter et d’un blog pour sensibiliser et influencer

NB de Laurent : je trouve ce schéma assez restrictif dans l’utilisation des « outils » existants.  En effet, par exemple on ne peut limiter la FdV à ces réseaux, les commerciaux peuvent parfaitement alimenter des wikis ou utiliser du microblogging

Matrice décisionnelle des médias sociaux !


Source : Blog de Gregory Pouy

Par greg, à 12:56 Bon ok, je sais, le graal c’est Facebook et ses nombreux fans [potentiels] mais il existe aussi d’autres espaces qui ont chacun leur intérêt mais lequel ?
Voici une matrice décisionnelle permettant d’avoir une meilleure vision de ce qui est possible de faire sur les médias sociaux en fonction de vos objectifs [oui ca veut dire qu’il faut avoir une stratégie aussi].
Selon si vous souhaitez vous rapprocher de vos consommateurs, faire de la visibilité, créer du trafic sur votre site ou améliorer votre stratégie SEO, vous allez pouvoir mieux comprendre à quoi peuvent servir tout ces outils.
Bien qu’ils soient organisés par nom, vous pouvez élargir bien sur, quand on parle de Youtube, vous pouvez prendre toutes les plateformes vidéos, idem pour Flickr et les plateformes photos, Linkedin et Viadeo…
Je trouve que cette matrice est très claire et devrait aider beaucoup d’entres vous à y voir plus clair !
Matrice  décisionnelle réseaux sociaux

Google et SalesForce concurrents sur l’offre de S.I. à la carte


Publié par Frédéric CAVAZZA le 11 mars 2010 dans Actualité

Cette semaine Google a présenté une grosse nouveauté pour son offre Google Apps, l‘ouverture d’une marketplace d’applications en ligne : Google Apps Marketplace now launched.

La page d'accueil de Google Apps MarketplaceLa page d’accueil de Google Apps Marketplace

Voici à quoi ressemble cette offre en quelques lignes :

  • Les applications proviennent d’une multitude d’éditeurs petits ou gros ;
  • Les applications sont rangés dans des catégories et sont notés par les utilisateurs ;
  • Les applications peuvent être hébergées sur la plateforme Google ou n’importe où (une grande nouveauté) ;
  • Google ponctionnera 20% des revenus des éditeurs pour lui donner accès à la plateforme (distribution, système d’authentification unique, facturation…).

Une cinquantaine de partenaires sont d’hors et déjà présents sur cette marketplace et quelque chose me dit que le nombre d’applications disponibles va croître très rapidement. D’une part car Google est un sacré moyen de crédibiliser l’offre des petits éditeurs qui vont se ruer dessus, d’autres part car les conditions sont plutôt avantageuses. Visite guidée en vidéo :

http://www.youtube.com/watch?v=uJxbEQGWpeA&feature=player_embedded

Même s’il n’y a “que” 25 millions d’utilisateurs de Google Apps, l’ouverture de cette marketplace va offrir une couverture fonctionnelle beaucoup plus large aux entreprise qui vont pouvoir se confectionner leur système d’informations à la carte. Un S.I. sur mesure en quelques clics de souris ? Mais oui car on y trouvera les solutions Google (email, collaboration) mais également des solutions verticales (CRM, RH…) et des environnements de production d’applications métier (à l’image de RunMyProcess). C’est donc en quelque sorte le retour du concept originel de Jotspot (un S.I. à la carte), mais les observateurs préfère la décrire comme l’iTunes des SaaS.

Avec cette marketplace, Google décuple ainsi l’intérêt de son offre et de ses quelques applications de base (messagerie…) qui seront parfaitement intégrées aux applications de la marketplace pour créer d’innombrables possibilités (illustration dans ces articles : Web-Based Productivity Suite Zoho Finds A Place In The Google Apps Marketplace et Google Apps Marketplace: 6 Great Apps to Try Now).

En tout cas cette marketplace est le chainon manquant entre Google Apps (la suite d’applications en ligne de Google), AppEngine (la plateforme d’hébergement d’applications) et GWT (le framework de développement d’applications en ligne). Tout est fait pour simplifier la tâche de petites équipes de développement qui vont pouvoir bénéficier de la mécanique Google (crédibilité, visibilité…).

Deux semaines avant cette annonce, c’est SalesForce qui avait fait sensation avec le lancement de Chatter, la couche sociale venant se greffer sur ses applications de gestion de forces de vente / CRM et sur la plateforme d’hébergement d’applications (Force.com).

La fonction de groupe dans SalesForce ChatterLa fonction de groupe dans SalesForce Chatter

Certains n’hésites pas à qualifier cette nouvelle offre de Facebook pour entreprises mais je trouve cette comparaison abusive, il serait plus juste de parler de FriendFeed pour entreprise dans la mesure où l’offre repose avant tout sur les profils des utilisateurs et groupes ainsi que sur le flux d’activités qui est remonté sur ces pages. Il y est donc surtout question de circulation de l’information et de systèmes de notification passifs de type lifestream et/ou microblog. Démonstration vidéo ici :

http://www.youtube.com/watch?v=y3-pEDst3uk&feature=player_embedded

Cela vous fait penser à Yammer ? Vous avez bien raison ! Ils ont d’ailleurs réagis très rapidement en lançant une nouvelle offre extra-entreprise : Yammer Communities Open The Door To B2B Microblog Collaboration And Much More.

Cette nouvelle dimension sociale sur la plateforme SalesForce complète ainsi la vision du CEO (grand admirateur de Facebook : The Facebook Imperative Cannot Be Stopped) et va donner un coup de fouet à l’offre tout en offrant de nombreuses possibilités grâce aux custom dashboards et à la possibilité de manipuler des flux d’informations.

Tout ceci est très encourageant pour tirer vers le haut les offres de cloud computing et de social software. Il est maintenant clair que la pression devient de plus en plus forte sur les gros éditeurs qui ne sont pas encore passés au cloud computing (Microsoft avec SharePoint et IBM avec Lotus Connections) et sur les plus petits qui ne possèdent pas de marketplace d’envergure (avec des suites collaboratives en ligne comme SocialText, blueKiwi, XWiki…). Ceci étant dit, la compétition reste ouverte puisque les gros éditeurs gardent de bonnes cartes dans leur jeu (notamment Microsoft avec Azure et IBM avec Mashup Center) et parce que les petits ont une réactivité plus grande.

À partir de là, il est possible de définir les prochaines grandes étapes dans cette course à la domination de l’informatique d’entreprise de nouvelle génération :

  • Un réseau social E to E permettant de faire à la fois du réseautage d’affaire avec d’anciens collègues / prestataires mais aussi de collaborer entre entreprises ou business units (à mi-chemin entre LinkedIn et LotusLive) ;
  • Une marketplace globale liant entre elles les entreprises de toutes tailles, tous les marché, toutes les industries (une sorte d’Alibaba ou de VerticalNet universel) ;
  • Une solution pour que les employés puissent manipuler les données et les processus à partir d’outils de mashup et qu’ils les partagent dans une marketplace interne (ou externe !).

Toujours est-il que le lancement de Google Apps Marketplace risque de bouleversé à jamais la façon dont les PME / TPE appréhendent l’outil informatique et la façon de gérer leur système d’information. Je ne vous referais pas l’apologie du cloud computing mais je peux vous assurer que j’ai croisé de nombreux DSI qui étaient plus qu’élogieux sur Google Apps et le soulagement que représente pour eux la sous-traitance des emails (”plus besoin de s’embêter avec un serveur Exchange et des mises à jour d’Outlook, si j’avais su je l’aurais fait depuis bien longtemps“). Et s’il en était de même pour le reste des applications ?

Gérer sa marque à travers les médias sociaux


Par Genevieve Piquette – Publié le 24.02 | 2 commentaire(s) | Partager sur VIADEO

Quand un annonceur tel que Pepsi décide après 23 ans de ne pas s’annoncer lors du Super Bowl afin d’investir l’argent épargné dans les médias sociaux, un questionnement est à faire !

Pepsi est-il dans l’erreur ou tout simplement pionnier dans cette stratégie ? La notoriété des médias sociaux n’est plus à faire mais savez-vous comment les utiliser et les intégrer afin d’en faire bénéficier votre marque ? Les avantages sont nombreux et on voit de plus en plus apparaitre le terme «spécialiste en médias sociaux» dans les agences afin de répondre à la demande.

Mais le phénomène est-il si omniprésent dans l’industrie ? Les agences consacrent-elles vraiment une portion de leur budget à cette nouvelle réalité?

Dans cet article nous verrons les différents outils mis à votre portée pour gérer votre marque ainsi que quelques cas d’entreprise. Finalement nous examinerons les données du plus récent sondage sur l’utilisation des médias sociaux dans l’industrie des communications 2010».

Projet Pepsi

Commençons avec la compagnie qui a suscité beaucoup de commentaires depuis son retrait du Super Bowl et qui est au cœur de cet article. Pepsi a décidé de s’impliquer dans les médias sociaux et de belle façon : Premièrement la mise en place d’un projet de 20 millions ayant pour nom «Refresh Project», un microsite impliquant les consommateurs au premier niveau en leur demandant ce que Pepsi peut faire pour investir dans les causes sociales. Les gens sont donc invités à envoyer leur demande via le microsite et à tous les mois l’entreprise versera des sommes allant de 5 000$ à 250 000$ aux causes ayant reçu le plus de votes. On parle ici d’une véritable conversation entre le consommateur et Pepsi. Pour ma part je crois que ce projet est prometteur de ce qui deviendra certainement la norme pour fidéliser et améliorer son image de marque. Plus d’info ici et ici.

Toyota sur Digg

Sur une toute autre note, vous êtes sans doute au courant de l’énorme rappel de voitures que doit faire Toyota partout à travers le monde pour un problème de frein… Et bien pour gérer cette crise Toyota a fait un bon coup en ouvrant une page «Digg» où les questions les plus posées par les acheteurs concernés sont répondues par le constructeur avec références, liens et vidéos des grands patrons à l’appui. Cette opération est excellente pour la marque dont la réputation a été grandement ternie depuis ce facheux incident. Voilà comment les médias sociaux peuvent vous aider dans la gestion de votre marque… en étant là où le consommateur est.

Connaissez-vous l’expression anglaise «If you can’t beat them join them» – si vous ne pouvez les battre joignez-les… Et bien la popularité des médias sociaux c’est un peu ça. Le pouvoir du contrôle de la marque est passé des mains des entreprises aux mains des individus et des communautés. À vous de faire partie de la masse !

Créer des profils et des contenus

Soyez honnête et transparent. Créer des produits ou services intéressants et pratiques pour le consommateur. Permettez des échanges simples et rapides entre vos employés et les consommateurs. Placez le consommateur en amont dans vos communications et donnez lui la parole. Accordez de la place au viral en permettant aux internautes de partager leurs expériences de la marque auprès de leurs amis. Soyez généreux.

Distribuer et promouvoir ces contenus

Une page Facebook dédiée à votre entreprise et publicisée de façon ciblée , attirera assurément des adeptes de votre marque qui seront alors susceptible d’envoyer «votre page» à leur cercle d’amis qu’ils présument intéressés… Les gens ont une confiance plus élevée des recommandations faites par leurs connaissances que par l’entreprise elle-même. Bien sûr, une simple page Facebook est loin d’être la solution ! Vous devez plutôt être présent à plusieurs endroits : votre propre site internet, un blogue, Twitter, forums de discussion… et promouvoir du contenu pertinent : parlez de votre marque, de vos bons coups (et moins bons), de vos nouveaux produits… Démontrer vos compétences, créer des événements, faites participer les internautes, écoutez vos consommateurs et surtout répondez-leur !

Mesurer, analyser et surveiller

Il faut recenser toute trace de votre entreprise sur internet : commentaires et opinions suite à une campagne de pub., un événement, un lancement… Fouiller les blogues, les forums, les réseaux sociaux… Vous devez couvrir la sphère virtuelle et être capable de «mesurer» quel site forum ou influenceur vous apporte le plus de visibilité (bonne ou mauvaise)… En fait vous devez savoir d’où vient l’information, comment elle est diffusée et où elle termine. Bref son trajet.

Une fois cette recherche effectuée il est maintenant temps de renforcer votre présence en ligne et d’éliminer ou résoudre les traces négatives. Pour cette étape les sites tels que : Google Alerts, TweetDeck, Socialmentions, TechCrunch et évidemment les fils RSS sont des outils gratuits à votre portée. Si votre entreprise est prête à payer pour protéger sa réputation alors les services de «Distilled» ou «Reputation Defender sont sans doute une bonne solution.

Les défis à relever

– les multiples supports
– la désinformation
– la vitesse de propagation
– la grande quantité d’information en continu
– la diversité des sources

Ils sont nombreux mais l’objectif ici est d’être capable de transformer ces éléments considérés, à priori comme des obstacles, en avantages pour votre marque. C’est ça la force des réseaux sociaux.

Est-ce rentable ? Et mon retour sur l’investissement ?

Évidemment les bénéfices tels que : la loyauté, la confiance, l’interaction et l’expérience de marque… sont des éléments importants pour votre marque mais difficile à mesurer !

En premier lieu, établissez vos propres objectifs de succès :
– Nombre de nouveaux consommateurs / augmentation des ventes
– Utilisation de coupons utilisés associés à une campagne
– Nombre d’influenceurs ou de blogues influents qui ont parlé de vous
– Nombre de suggestions reçues suite à un nouveau produit ou service
– Nombre de visiteurs uniques qui reviennent
– Nombre de personnes qui vous suivent ou parlent de vous sur Twitter

Une fois vos objectifs déterminés il sera plus facile de mesurer votre performance avant et après une campagne soit par l’accumulation d’un certain capital de sympathie dans les médias sociaux ou traditionnels soit par l’augmentation de l’achalandage sur votre site internet ou par une hausse des ventes.

Le saviez-vous ? L’entreprise informatique «Dell» a généré un revenu de plus de 6,5 millions depuis son arrivée sur Twitter.

Faits saillants basés sur un sondage…

Ces faits saillants basés sur un sondage réalisé par «La Chaire de relations publiques et communication marketing de l’UQAM»*

– Les médias sociaux sont bien intégrés aux plans de com (64%) mais cela représente moins de 10% du budget en communication.
– Le développement des statégies en médias sociaux est confié à l’interne et non à une firme spécialisée.
– Les plateformes les plus utilisées sont facebook, Twitter, Linkedin et Youtube.
– Les moins utilisés : le podcasting, le webcasting, myspace et le Flux RSS.
– 55,5% des organisations interrogées possèdent un blogue ou une page de réseautage.
– Moins de 5 heures par semaine sont consacrés aux médias sociaux.
– 79% des répondants utilisent les médias sociaux pour donner de la visibilité à leur entreprise.
– 35% des entreprises ne font aucune veille dans les médias sociaux au sujet de leur organisation.
– 69.5% des répondants conseillent à leurs clients d’intégrer les médias sociaux dans
leurs plans de communications et stratégies marketing.
– 29% des entreprises craignent la perte de contrôle dans la communication par les médias sociaux.

Les entreprises ainsi que les agences du Canada sont frileuses à adopter les médias sociaux dans leur campagne comparativement aux États-Unis et en Europe où les outils du web 2.0 sont mieux intégrés et en hausse dans les PME. **

En conclusion…

Ne mettez pas tous vos oeufs dans le même panier… Oui les médias sociaux sont de bons outils communicationnels qui doivent être compris, maîtrisés et intégrés dans votre plan de communication mais il ne s’agit pas d’une stratégie en soi. Rien ne vaut un service à la clientèle qui sait comprendre et écouter le consommateur… Un consommateur heureux et enthousiasme face à votre marque sera fidèle et fera rayonner votre entreprise auprès de ses pairs… C’est depuis toujours le meilleur marketing qui existe !

Références :

* Échantillon : Administré auprès d’un estimé de 1 500 membres de l’APCM, l’AMR, l’AAPQ et la SOCOM
– Nombre de répondants : 200 dont 110 femmes et 90 hommes
** http://benefice-net.branchez-vous.com/actubn/2009/10/twitter_facebook_et_linkedin_d.html

Lire le dossier E-réputation sur Marketing-Professionnel.fr



E-Reputation des Dirigeants (source Hopscotch)


Mercredi 23 février 2010
Hopscotch fait le point sur l’e-réputation des dirigeants du CAC 40
Jean-Luc Dehaene, Franck Riboud et Pierre-André de Chalendar sur le podium

Paris le 23 février 2010 – Hopscotch, leader français des relations publiques, spécialiste du web social et des stratégies d’information sur Internet, vient d’annoncer les résultats de son premier baromètre de l’e-réputation. Un trio inattendu coiffe le classement. Jean-Luc Dehaene (Dexia) occupe la première place avec une e-réputation solide, peu volatile et de qualité, malgré les difficultés rencontrées par son entreprise. Franck Riboud (Danone) le suit de peu et jouit d’une e-réputation positive, maîtrisée et équilibrée. Le plus discret, Pierre-André de Chalendar (Saint Gobain), arrive troisième. On retrouve aussi Lakshmi Mittal (Arcelor Mittal), Paul Hermelin (Cap Gemeni), Benoît Potier (Air Liquide) et Pierre Pringuet (Pernod Ricard) parmi les leaders du classement (voir Tableau n°1).

Assise sur une approche combinée des RP et du référencement naturel, l’étude a été réalisée sur le web francophone du 1er au 8 février avec le soutien d’ePerf Consulting. Elle décortique la réputation en ligne des patrons du CAC 40, vue de l’internaute quand il « googlise » ces dirigeants.

« On savait déjà que l’Internet jouait un rôle clé sur l’opinion » précise Jérôme Lascombe, Président d’Hopscotch.« Mais avec plus de dix millions de blogueurs, 15 millions de comptes Facebook, un internaute sur 4 sur les forums et déjà plus de 120 000 comptes Twitter, c’est la fin des firewalls corporate ; la réputation des dirigeants devient de plus en plus fragile. Elle est aussi plus volatile que jamais depuis que Google référence les contenus de l’Internet en temps réel comme Facebook et Twitter. Et puisque la plupart des leaders d’opinion s’informent aujourd’hui en ligne, e-réputation et réputation convergent. Il est désormais essentiel pour tous les dirigeants de s’occuper de leur identité numérique.»

Les enseignements de l’étude du premier baromètre Hopscotch de l’e-réputation

Parmi les principaux enseignements de l’étude, on note que les patrons du CAC 40 sont présents en ligne, mais plutôt « malgré eux ». Ils sont en effet peu actifs, voire pas du tout. Aucun patron du CAC n’a de blog personnel visible. 5% sont sur Facebook, 16% sur Linkedin ou Viadeo. Ils sont de fait vulnérables à toute remontée négative sur les moteurs. Quelques dirigeants, c’est le cas d’Arnaud Lagardère (Lagardère SCA) ou de Lakshmi Mittal (Arcelor Mittal) ont cependant pris le parti de s’occuper de leur e-réputation, et cela se voit. Plus ils contrôlent de liens sur la première page de Google, plus leur e-réputation résistera aux aléas du « Web sauvage ».

Autre enseignement inattendu, la présence des patrons sur Internet est peu corrélée avec les informations sur leur entreprise. Un dirigeant à la tête d’une entreprise en difficulté peut conserver une bonne e-réputation. C’est le cas de Jean-Luc Dehaene chez Dexia. L’inverse est aussi vrai comme pour Christophe de Margerie chez Total.
On constate aussi que contrairement aux idées reçues, la rémunération et la fortune des dirigeants ne sont pas des sujets massivement associés à leur e-réputation (respectivement 11% et 3%). L’essentiel (29%) concerne des commentaires sur leur stratégie, la crise, les résultats de leur entreprise.

Le baromètre repose sur une équation à cinq paramètres ou indices. Les trois premiers indices reposent sur une analyse des 10 premiers liens sur requête Google, avec une forte surpondération des 5 premiers liens.

Il s’agit tout d’abord de l’indice de stabilité qui étudie le niveau de contrôle de ces liens. Plus ces liens sont maîtrisés, plus la volatilité potentielle est faible et plus l’indice de stabilité est élevé. Ce sont Jean-Luc Dehaene (Dexia), Pierre-André de Chalendar (Saint Gobain), Franck Riboud (Danone) et Chris Viehbacher (Sanofi Aventis) qui jouissent de l’e-réputation la plus solide (voir tableau n°2).

Vient ensuite l’indice de maîtrise qui analyse les efforts visibles de maîtrise de sa e-réputation par un dirigeant. Dispose-t-il d’un blog personnel, d’un compte Twitter ? Est-il présent sur les réseaux sociaux, notamment professionnels ? A-t-il une biographie sur Wikipedia ? Plus le dirigeant s’occupe de son identité numérique, moins sa e-réputation est fragile et plus son indice de maîtrise est élevé. La palme de la maîtrise revient à Arnaud Lagardère (Lagardère SCA), Lakshmi Mittal (Arcelor Mittal) et Frédéric Oudéa (Société Générale). Ils disposent tous les trois d’une bonne partie des outils permettant de limiter la fragilité de leur e-réputation, compte Twitter compris (voir tableau n°3).

L’indice de qualité de l’e-réputation analyse la tonalité des contenus les plus visibles sur une échelle allant du plus négatif au plus positif. Les contenus de sources non maîtrisées sont surpondérés afin d’intégrer la notion de crédibilité dans le calcul de cet indice. De fait, plus les contenus sont positifs, plus l’indice de qualité est élevé. Franck Riboud (Danone) coiffe ce classement. On retrouve à la fois des patrons très exposés et d’autres plus discrets dans le Top 5 de l’indice Qualité, comme Lakshmi Mittal (Arcelor Mittal) et Lars Olofsson (Carrefour) d’une part et Thierry Pilenko (Technip) et Jean-Pascal Tricoire (Schneider Electric) d’autre part (voir tableau n°4).

L’indice d’intérêt repose sur le nombre moyen de requêtes directes sur le nom du dirigeant effectuées par les internautes au cours des six derniers mois. Plus ce nombre est important, plus les internautes cherchent de l’information sur ce dirigeant, plus l’indice d’intérêt est élevé. Trois patrons suscitent un intérêt massif des internautes : Lakshmi Mittal (Arcelor Mittal), Carlos Ghosn (Renault) et Bernard Arnault (LVMH). Un intérêt vraisemblablement lié à leur actualité médiatique (voir tableau n°5).

Enfin l’indice de visibilité est calculé sur le nombre total de liens indexés par Google contenant le nom du dirigeant, au moment de l’étude. Il concerne tous types de sites : les blogs, les forums, les réseaux sociaux, la presse online, les sites corporate, etc. Plus le nombre de sites indexés est important, plus la visibilité du dirigeant est censée l’être, donc plus l’indice de visibilité est élevé. François-Henri Pinault (PPR) est le plus visible des patrons du CAC. Certains patrons charismatiques ou « durables » sont aussi très visibles : Jean-Bernard Lévy (Vivendi), Henri Proglio (EDF), Carlos Ghosn (Renault) (voir tableau n°6).

Les clés de l’e-réputation selon Hopscotch

1. Etre informé pour décider La mise en place d’un dispositif de veille constitue la base d’une e-réputation bien maîtrisée. Celui-ci doit couvrir l’ensemble des espaces susceptibles d’être indexés, qu’il s’agisse d’information ou de conversation. Il permettra d’identifier au quotidien les contenus sensibles et les leviers de réputation positifs, ainsi que leurs sources, et d’agir en conséquence.

2. Soigner ses Relations Publiques Les Relations Publiques consistent désormais en des stratégies relationnelles complexes, qui incluent les relations avec les médias off et online (y compris les agrégateurs et les sites éditoriaux), mais aussi avec les influenceurs et les médias sociaux (blogosphère, forums, réseaux sociaux, etc.). Ces techniques favorisent la prise en compte des messages de l’émetteur auprès des relais pertinents, au bon moment.

3. Cultiver ses contenus Maîtriser sa e-réputation c’est aussi contribuer très concrètement à nourrir son identité numérique. Faire partie de réseaux sociaux tels que LinkedIn contribue à nourrir le relationnel qualifié, asseoir une légitimité en ligne et nourrir le moteur de recherche en faisant remonter des liens maîtrisés. Pour les plus avertis, posséder un compte Twitter voire pour certains un compte Facebook professionnel est un bon moyen de développer un dispositif conversationnel et partager des informations en temps réel. Ceux qui en auront la possibilité posséderont aussi un blog, véritable support de production éditoriale permettant de créer et manager durablement sa e-réputation.

4. Optimiser son référencement Les techniques de SEO (Search Engine Optimization, optimisation pour les moteurs de recherche) permettent de faire remonter un contenu dans la page de résultat d’un moteur par un travail sur les mots clés auxquels on souhaite être associé. On peut ainsi choisir un territoire de communication ou s’adosser à une actualité forte pour émerger de manière maîtrisée sur la première page de résultats d’un moteur de recherche, tout en éloignant dans le classement des contenus non maîtrisés voire indésirables.

Les détails et différents tableaux d’analyse sont disponibles dans les annexes du communiqué disponible en téléchargement ci-dessous.

Plus d’information :
A propos d’Hopscotch
Issu des RP et de l’Internet, Hopscotch aide les marques, les entreprises et leurs dirigeants à  renforcer leur visibilité, à maîtriser leur réputation, à créer et entretenir des relations et des conversations durables avec leurs publics.
L’agence rassemble aujourd’hui  120 consultants dont les métiers couvrent un spectre unique de la communication en France et en Europe : relations publiques, relations presse, relations médias sociaux, stratégies d’influences interactives, stratégies conversationnelles, logiciels et services communautaires, veille et études, communication de crise.
Hopscotch est présente à l’international via Hopscotch Europe In One, son agence basée à Dublin, spécialiste des campagnes d’information multiculturelles
Avec 15,2 M€ de revenus en 2009, Hopscotch est devenu l’un des leaders ou l’un des référents sur chacun de ses marchés.
Plus d’information : www.hopscotch.fr

LinkedIn, réseau social de vieux !… Mince alors…. J’y suis…


Lorsqu’on évoque les réseaux sociaux, on pense assez rapidement aux « djeun’s prépuberts », blogueurs à leurs heures sur Skyblog et « pokant » à tout va depuis leurs téléphones mobiles.
Pourtant, les réseaux sociaux regroupe un grand nombre de sites dont certains sont plus sérieux et destinés à des publics divers (professionnel, propre à un métier ou une passion, …).
C’est le cas de LinkedIn, une passerelle de mise en relation professionnelle reposant sur des principes bien différents de Facebook ou Twitter.
Selon une étude publiée par Royal Pingdom, LinkedIn serait le réseau social dont la proportion de jeunes (0-17 ans et 18-24 ans) est la plus faible. Et pour cause !

A l’inverse, le réseau Bebo semble être le réseaux social le plus populaire auprès des jeunes : plus de 50% des utilisateurs ont moins de 24 ans ! Whou, ça doit poker à fond !
FaceBook et Twitter sont quant à eux dans la bonne moyenne.
La pyramide des ages est assez homogène sur l’ensemble des sites sociaux du genre :

Quant à l’age moyen sur ces différents sites, il semble confirmer les observations précédentes :

Pour en savoir plus, lisez l’article (en anglais) de Royal Pingdom sur le sujet.

Les Adolescents se détournent des Blogs


Benjamin Ferran (lefigaro.fr)
04/02/2010 | Mise à jour : 15:09
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En 2006, 28% des ados américains bloguaient. Ils n'étaient plus que 14% en 2009.
En 2006, 28% des ados américains bloguaient. Ils n’étaient plus que 14% en 2009. Crédits photo : AFP

Aux Etats-Unis, le nombre de jeunes de 12 à 17 ans tenant un blog a été divisé par deux depuis 2006. Ils préfèrent les mises à jour de statuts sur Facebook, mais ignorent Twitter.

Bloguer serait-il passé de mode chez les plus jeunes ? Aux Etats-Unis, seuls 14% des adolescents connectés à Internet disent désormais tenir un blog, selon un sondage du Pew Internet & American Life Project mené en septembre 2009. C’est deux fois moins qu’en 2006, lorsque 28% des internautes de 12 à 17 ans interrogés affirmaient bloguer régulièrement. Suivant la même tendance, la part des adolescents qui commentent sur les blogs de leurs amis a aussi chuté en trois ans, passant de 76 à 52%.
Les 12 à 17 ans n’ont pourtant pas délaissé Internet. Leurs centres d’intérêt ont évolué. Ils sont désormais 73% à utiliser des réseaux sociaux, principalement Facebook, contre 55% en 2006. Ce qu’ils y font a aussi changé. Ils passent moins de temps à envoyer des messages privés ou groupés, mais ajoutent plus souvent des messages sur les profils de leurs amis (86%) et commentent des photos (83%). «Les mises à jour de statuts ont pris le pas sur la forme traditionnelle du blog», résume Amanda Lenhart, en charge de ce sondage.
Les jeunes cherchent aussi à mieux contrôler les destinataires de leurs messages, ce qui n’est pas le point fort du blog, tandis que les réglages sont nombreux sur Facebook. «La plupart des adolescents ne souhaitent pas vraiment tout rendre public», commente au Washington Post Danah Boyd, chercheuse à Havard et experte de l’usage d’Internet par les jeunes. D’où, juge-t-elle, le faible intérêt pour Twitter. Les plus jeunes sont en effet 8% à utiliser ce réseau. Seules les filles de 14 à 17 ans marquent un intérêt plus marqué que la moyenne (13%).

Les Français parmi les plus assidus

Au final, «les adolescents commencent à ressembler à leurs aînés dans leur probabilité de bloguer», écrit le Pew dans son rapport. Ils rejoignent ainsi des niveaux comparables à celui des jeunes adultes (18 à 29 ans), qui sont 15% à bloguer, contre 24% en 2007. Ils se rapprochent aussi des plus de trente ans, qui se sont eux davantage mis au blog depuis deux ans (11%, contre 7%). Ces adultes se sont pourtant eux aussi convertis aux réseaux sociaux : les trois quarts disent utiliser Facebook, et 19% le réseau professionnel LinkedIn.
Si tous ces résultats concernent les Etats-Unis, le blog paraît aussi être en perte de vitesse auprès des jeunes en France. Quelque 45% des internautes de 12 à 17 lisent des blogs, et 32% en animent, selon la dernière vague d’une étude de Forrester publiée en janvier. En baisse par rapport à 2007 (il y avait 72 % de lecteurs et 37% de blogueurs à l’époque), ces chiffres font malgré tout encore des jeunes Français, dont toute une génération a été élevée aux «Skyblogs», parmi les plus assidus d’Europe dans ce domaine.