l’#Uberisation n’est que le résultat d’un manque de… Vision…


« Uberisation« … le mot à la mode qui fait beaucoup parler et peur à presque tout le monde…

Maurice Levy (Publicis) en tête si on en croît ses déclarations au Financial Time  de décembre 2014, déclarations qui ont eu au moins le mérite d’alerter l’opinion, et sans doute quelques uns de ses collègues du CAC40, et/ou de grands patrons prenant conscience de l’importance d’une concurrence potentiellement bien plus large que celle déjà identifiée dans ses plans à 10ans…

File illustration picture showing the logo of car-sharing service app Uber on a smartphone next to the picture of an official German taxi sign in Frankfurt, September 15, 2014. A Frankfurt court earlier this month instituted a temporary injunction against Uber from offering car-sharing services across Germany. San Francisco-based Uber, which allows users to summon taxi-like services on their smartphones, offers two main services, Uber, its classic low-cost, limousine pick-up service, and Uberpop, a newer ride-sharing service, which connects private drivers to passengers - an established practice in Germany that nonetheless operates in a legal grey area of rules governing commercial transportation.    REUTERS/Kai Pfaffenbach/Files  (GERMANY - Tags: BUSINESS EMPLOYMENT CRIME LAW TRANSPORT)

Force est de constater, que le phénomène, à mon avis trop assimilé à un phénomène uniquement « numérique », commence à être relayé de façon plus ou moins heureuse dans les média.

Comme lors de chaque nouvelle mode, on peut évidemment lire de tout… des opinions que l’on pourrait qualifier de « béné-oui-oui », comme celle de Guy Mamou-Mani dans La Tribune, dont on peut penser que s’il vient en aide aux boulangers (ou petits commerçants) qu’il cite dans son article, il ont du souci à se faire… Espérons simplement que les Think Tanks du syndicat du numérique dont il est le président, vont un peu plus loin dans la réflexion que celle de leur dirigeant… Par analogie, peut-être M. Mamou-Mani aurait-il pu proposer à chaque taxi individuellement de créer son propre site internet pour se parer de l’offensive d’Uber & cie ?…

Espérons également, que les dirigeants des grands groupes, vont aller plus loin que ce que relaie Sabine Delanglade dans son article des Echos qui prétend que les grands groupes sont en train de réagir, de mettre en place des plans d’actions numériques, type RSE (réseaux sociaux d’entreprise) et parient sur la collaboration numérique en entreprise, avec les fameux effets escomptés de sérendipité et d’innovation collaborative… (pour faire simple, une méga machine à café 2.0, autour de laquelle les collaborateurs sont supposés rebondir en enrichir comme par magie les idées de leurs collègues pour en faire un Avantage Compétitif Majeur…) Et la marmotte…. elle met le chocolat dans le papier aussi ?…

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Le phénomène n’est pas nouveau; l’histoire récente nous montre que cette fameuse « Uberisation » a bel et bien commencé depuis bien plus longtemps que le phénomène Uber.

Demandez donc à Nokia ce qu’ils ont pensé de l’arrivée de l’Iphone d’Apple… Demandez donc à Kodak comment ils sont pris le virage du numérique, demandez donc aux hôtels indépendants ce qu’ils pensent des OTA (Online Travel Agencies – Booking, Expédia, etc. -) ou de AirbNb, demandez donc aux libraires ce qu’ils pensent d’Amazon, demandez donc aux maisons de disques vinyles et à présent aux artistes eux-mêmes comment ils ont pris le tournant du CD numérique, et désormais du Streaming en ligne, après être passés sous les fourches caudines d’Itunes.

Demandez donc à Tom Tom encore récemment leader incontesté du GPS, ce qu’il ont pensé de l’arrivée de Waze, de Google Maps… Et si l’on remonte un peu plus loin, les impacts de Wikipedia sur les encyclopédies papier, l’impact de l’e-mail sur les ventes de timbres de La Poste, des agences de voyages « physiques », les boutiques de locations de vidéo vs. la VOD, bref…

Tous les secteurs ou presque sont en effet supposés se réinventer afin de ne pas disparaître…

Même les industries les moins exposées a priori pourraient à plus ou moins long terme, se faire tailler des croupières par des innovations technologiques au sens large. Que va t-il se passer pour l’industrie automobile si demain Google décide de faire en sorte que la Google Car ne soit plus seulement « un jouet » ou si Apple décide de se servir de son trésor de guerre de 750 Milliards de dollars de Cash pour aller titiller des multinationales centenaires avec des business modèles vieillissants ?

Que va t-il se passer pour les opérateurs téléphoniques si Google décide de faire de ses ballons (projet Loon) plus seulement un droit à l’accès d’internet aux plus démunis et reculés, un véritable réseau de communication Wifi mondial, vecteur de data et de communications téléphoniques ?

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Google, Apple, Amazon, Facebook sont les véritables dangers !

 Sans parler des projets qui dépassent le simple rôle d’apprenti sorcier, (Intelligence artificielle, santé, Big Data), des entreprises comme Google pourraient d’ores et déjà aller beaucoup plus loin dans cette Uberisation qui fait peur à certains !

Prenons seulement l’exemple des OTA (Online Travel Agencies) qui font le malheur des hôtels indépendants… Ces OTA vivent sur le dos des indépendants en allant acheter chaque jour des millions d’euros ou de dollars en Google Adwords pour monopoliser les recherches d’hôtels sur internet et détourner à leur profit quasiment 80% des réservations d’hôtels qui seraient faites en direct sans eux. Si Google (qui a d’ores et déjà la technologie pour le faire) décide de les désindexer et de se charger de jouer les OTA à lui tout seul, Booking, Expedia, Tripadvisor, Airbnb, n’ont que quelques semaines à vivre…

Il suffit de faire un calcul relativement simple d’arbitrage entre « perte de revenus publicitaires » et « gains sur commissions » avec les indépendants… que ce soit en BtoB ou en BtoBtoC, à la réserve près de la levée de boucliers que cela pourrait provoquer, et des supposés abus de position dominante.

Pour l’instant en effet, Google, Apple, Amazon n’ont pas encore décidé de faire ces arbitrages, mais ils pourraient bien un jour ou l’autre appuyer sur le bouton.

Chères entreprises, chères multinationales… est-ce que c’est vous qui maîtrisez vos bases de données consommateurs ?…

Non… c’est Google, Apple, Amazon et Facebook…

L’Uberisation n’est qu’un Manque de Vision des dirigeants

Au lieu de mettre en place des petits sparadraps, des caches misères, des investissements dits « numériques » parce-qu’il faut s’y mettre, et qu’il ne faut pas louper le train, il vaudrait mieux que les entreprises qui s’inquiètent de ce phénomène d’Uberisation se posent la question, non pas de mettre en place un RSE, des batteries de community managers, des pseudo stratégies digitales mais soient en train de détecter des Visionnaires dans leurs organisations…

Ça n’est sans doute pas en effet la digitalisation de l’entreprise qui va la sauver, mais de façon beaucoup plus large, sa capacité à se réinventer en profondeur. Quelle seront les business modèles de demain, d’après-demain et de dans 15ans ? Que faut-il mettre en place tout de suite pour changer radicalement de business modèle en cas de besoin (cf IBM qui a failli mourir il y a quelques années).

Le mot clef majeur est : « expérience de consommation de demain »

Le mot magique est « Vision »

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Ce sont des Steve Jobs dont vous avez besoin, pas des community managers et des équipes digitales, sinon la seule chose dont on est sûr, c’est que sans Visionnaires dans vos équipes, un jour ou l’autre, et sans doute très bientôt, vous allez mourir !

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Restaurants Attention : #lafourchette vous la fait à l’envers, avec la caution des Pages Jaunes


by Fredwpt 18/09/2014

Non contents d’acheter les mots clefs des établissements dans Google Adwords, voilà que Lafourchette semble aller 10 crans plus loin !

Ils avaient en effet jusque là adopté dans beaucoup d’endroits, la méthode des OTA ( « Online Travel Agency » comme Booking, Expedia etc.) vis à vis des hôtels, qui était d’acheter sur Google Adwords, les noms des établissements pour venir se positionner au dessus d’eux dans les résultats de moteurs de recherche, afin de capter les réservations via leur site Lafourchette, au détriment des réservations directes auprès des établissements.

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Souvent décriés par ces mêmes établissements, car selon eux, provocant des baisses de marges très sensibles en favorisant les menus sous promotion. Certes efficaces pour pallier notamment des journées « creuses » et remplir les restaurants à coups de promos. Mais rapportant, selon les dires des Restaurants en question, une clientèle « chasseuse » de promotion et en aucun cas fidèle, et prête à revenir après la promotion.

Une tactique certes payante pour faire du « volume », mais critiquable d’un point de vue « image discount » donnée aux restaurants, donc in fine peu « Premium ».

Voilà que Lafourchette va désormais 10 crans plus loin, avec la caution manifeste des Pages Jaunes, dans le détournement de clientèle !

Manifestement un accord a été passé entre Lafourchette et les Pages Jaunes, pour que Lafourchette vienne greffer dans les fiches clients des pages jaunes leur module de réservation, et que ce dernier soit beaucoup plus « visible » que les informations permettant à un client potentiel de réserver directement auprès du restaurant recherché. « Plus Visible » étant un euphémisme…

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L’internaute aura donc tendance à se dire, y compris si ça n’est pas le cas, réservons donc en promotion ! et donc passer par Lafourchette, qui au passage se prendra une commission de réservation sur le dos du restaurant, non content de déjà dégrader ses marges…

Mais là où le bat blesse d’autant plus, c’est que ni Lafourchette, ni Les Pages Jaunes, semblent avoir pris la peine d’en informer les restaurants concernés.

Nul doute que si ces pratiques se généralisent, ce qui semble être le cas, je pense que Lafourchette et les pages jaunes pourraient avoir « un réveil pénible » comme diraient les Tontons Flingueurs.

En tout cas, pour ma part, je trouve cela non seulement « cavalier », mais même « inadmissible » !

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#wisedrinking l’Application Ethylotest by #pernodricard pour une consommation responsable


NEW !

Pernod Ricard se positionne en leader de la consommation responsable d’alcool en lançant la première application mondiale sur ce thème le mois dernier lors de sa journée responsable annuelle.

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Cette application, disponible dans 80 pays et en 37 langues, sur Iphone et Android, permet aux consommateurs de connaître leur taux d’alcoolémie, d’avoir une revue de leurs consommations pendant la soirée, de suivre sur une semaine ou un mois leurs consommations mais aussi, de manière plus pratique et ludique, de savoir quels sont les moyens de transport les plus proches.

Pernod Ricard a fait de l’éducation des consommateurs à la consommation responsable un axe clé de sa politique de responsabilité sociale. Le Groupe veut faire partie de la solution et se donne les moyens d’y parvenir, à travers un ensemble d’initiatives.

 

Téléchargez cette application et constatez par vous-même !

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http://www.wise-drinking.com/

#Orange attaque le « marché » #google #adwords avec des méthodes de Voyous


by Fredwpt 09/12/2013

On pourrait penser que des sociétés comme Orange adoptent des Stratégies Commerciales avec professionnalisme et méthode.

A l’issue de Campagnes téléphoniques touchant les petites entreprises et les commerçants, souvent loin des connaissances nécessaires pour mettre en place des Campagnes de Pub Google Adwords, l’approche de se faire accompagner par une société comme Orange pourrait être en effet rassurante et louable. A fortiori quand Orange propose des forfaits de prestations plus que raisonnables à brûle pourpoint par rapport à ce qu’il se pratique sur le marché.

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Mais quand on creuse un peu, avec un œil expert et après avoir été formé par les Google Academy Sessions, on a forcément une lecture critique de l’approche commerciale, et de la méthodologie employée.

Orange se targue d’un partenariat national avec Google. C’est à se demander si les personnes qui ont conçu les offres commerciales ont pris le temps de se faire former par Google… elles-mêmes.

L’approche est pour le moins « cavalière » et à la limite de la déontologie commerciale… Sans prendre préalablement soin de vérifier la pertinence de Campagnes en place et de les auditer, Orange propose à ses « prospects » de les mettre d’emblée en veille en attendant de positionner leur propres campagnes…

Apparemment Orange n’a pas appris en formation Google, que le fait de stopper ou de mettre en veille des campagnes existantes (potentiellement efficaces au demeurant…) pouvait faire varier le « Quality Score » des Mots Clefs à la baisse, et donc contribuer a posteriori à augmenter le CPC et les enchères de ces mêmes mots clefs en cas de réactivation et/ou de nouvelles campagnes.

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On peut donc conclure sans scrupule (comme Orange…) que cette offre commerciale est malhonnête et à la limite de la concurrence déloyale tant les arguments employés sont faux ou mal formulés.

Sans compter qu’Orange ne propose pas de gérer les Campagnes en tant que détenteur de Centre MCC Multi-Comptes permettant à leurs clients finaux de lire les performances en toute transparence de leurs campagnes, ce qui pour n’importe quelle agence un peu scrupuleuse et honnête, est le « minimum syndical » à proposer.

Pour une société de cette taille, c’est quand même plus que Border Line…

Pourquoi #facebook pourrait prendre cher très bientôt ? #bigdata


by fredwpt 12/08/2013

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Les grognements des utlisateurs de Facebook (et en particulier des pages Facebook) pourraient très bientôt être entendus….

Même si l’on peut reconnaître au Réseau Social et le remercier pour la « gratuité » permettant à toutes les organisations de créer une Page, de constituer (moins gratuitement…) des communautés de fans afin de pouvoir recommuniquer avec elles, il n’en reste pas moins que l’investissement qui paraissait « gratuit » au départ, l’est de moins en moins.

Il est de surcroit de moins en moins intéressant, compte tenu :

– du fait que le News Feed Facebook n’est vu que par 10 à 25% des fans gratuitement

– du fait que si les organisations veulent pousser des posts, ou augmenter sensiblement et rapidement leur base de Fans, elles sont quasiment obligées d’en passer par de la Pub pour le faire.

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On veut bien comprendre que Facebook, désormais en bourse, se doive de développer ses revenus publicitaires, mais il pourrait le faire tout en ménageant ceux qui en ont fait son succès. Or ça n’est plus vraiment le cas…

Pourquoi ?

Par analogie, imaginez que vous gérez une bonne vieille « boutique en dur » ou « commerce de proximité » : une société comme Facebook vous propose de présenter votre activité et de cumuler une base de contacts clients à qui vous pouvez faire des offres, ou communiquer vos nouveautés.

Imaginez alors, qu’à force de qualité d’offres, du travail que vous avez fait pour acquérir vos propres clients, on finisse par vous dire du jour au lendemain : « ah ben si tu veux parler à plus de 20% de tes clients, il faut maintenant payer, et si tu veux vraiment pousser très bien ton offre ponctuelle, il faut encore payer »

Et en plus on ne vous permet pas d’avoir accès aux profils individuels de vos clients pour ne surtout pas que vous les recontactiez en direct…

Si c’était pour acquérir de nouveaux clients, soit ! Mais pour avoir le droit de parler à des clients qu’on a déjà et qu’on a réussi à fidéliser non pas grace à cette société, mais à la qualité des produits que l’on vent…

Bref, je pense de toute façon que la fin est proche pour une bonne et simple raison : LE BIG DATA

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En effet des sociétés sont déjà en mesure d’aller capter les profils riches de chaque Fan Facebook que Facebook le veuille ou non

Et ça c’est une très très bonne nouvelle, car ça veut dire que l’on pourra très bientôt récupérer l’ensemble des données des clients qui finalement nous appartiennent sans être obligés d’avoir une société écran qui vous fait cracher au bassinet chaque fois que vous voulez communiquer avec eux.

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A qui appartient le client (ou le Fan) ? Telle est LA VRAIE QUESTION

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Ce serait un juste retour à l’équilibre, sauf pour l’action Facebook qui devrait largement dévisser le jour où ça se généralisera

Et je pense qu’on en est proche désormais

Restaurant Le Mesturet 75002 : Un exemple de com digitale ! #savoirfaire #fairesavoir


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Le Mesturet : Bistrot, Restaurant Traditionnel 75002

77, rue de Richelieu

75002 Paris

http://www.lemesturet.com/

Est-il encore besoin de le présenter, tant l’alliance du Savoir Faire et du Faire Savoir n’a jamais été aussi aboutie de mon point de vue ?

En effet, Alain et Ewa Fontaine réussissent à associer une cuisine traditionnelle, produits frais, et tout fait maison digne des meilleurs bistrots – restaurants parisiens, mais je pense sincèrement que ce sont eux également qui ont adopté la communication digitale 360° la plus aboutie à ce jour :

Un site web désormais relayé par un site mobile, une application Iphone, une Ipad, une Androïd Smartphone, une Androïd Tablettes

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Une Page Facebook enrichie des différents onglets des réseaux sociaux sur lesquels les informations sont relayées

Facebook

Un blog éditorial permettant de se tenir informé des dernières recettes traditionnelles et des dernières informations du restaurant

http://almanachdumesturet.com/

Et une page Google + Local extrêmement bien formatée comparativement à ce que l’on peut voir de « très moyen » pour la plupart des établissements CHR

Google+

Sans compter toutes les pages des différents réseaux sociaux préemptées et gérées par le restaurant : Youtube, Twitter, Instagram, Pinterest, Foursquare, Yelp, Tripadvisor etc.

Bref, comme vous l’aurez compris, rien n’est laissé au hasard au Mesturet, que ce soit dans l’assiette ou dans la façon de communiquer

Tout y est savoureux et professionnel !

Allez y, les saveurs et l’accueil y sont à hauteur de leur communication et vice et versa !

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La Tactique du Trou du Cul 2.0 #e20 #CHR20 #CHRD


by fredwpt 08/05/2013

 

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Ce qui me fait finalement le plus rire un titre comme celui-ci, c’est que la personne concernée va je pense un jour tomber sur cet article, son quolibet, et finir par reconnaître son autoportrait au travers de l’anecdote que je vais vous conter :

En préambule de cette anecdote, je voudrais quand même  rappeler que je suis moi-même évidemment conscient qu’on est toujours le con de quelqu’un d’autre, mais que parfois, certains font l’unanimité, et que le trou du cul dont je vais vous parler va sans doute monter sur le Podium de la catégorie…

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Il était une fois, un jeune restaurateur manifestement ambitieux et affairiste, avide de mettre en valeur son établissement au positionnement bizarroïde (mélange de deux cuisines n’ayant a priori aucune raison de cohabiter…) qui me contacta via ma page Facebook prétendant vouloir réaliser une application Iphone, et donc vouloir se renseigner sur le prix…

Quand je dis « bizzaroïde » je suis gentil… je devrais dire positionnement issu d’un goût en adéquation avec celui des jeunes de banlieue qui veulent faire dans le Show Off, la réussite facile et clinquante, que ce soit sur la cuisine, la décoration ou les fréquentations…. Si j’ai bien compris également, les fréquentations idéales selon lui étant issues du monde du Show Biz, Sport et Business (NDLR avec peu d’éducation et « beaucoup » de moyens : cad Rappeurs, DJs connus, Footballeurs etc.) La Grande Classe quoi… vous voyez ce que je veux dire…

Sauf que le Trou du cul, qui n’est pas encore arrivé (d’un point de vue moyens) à la cheville des Sportifs, Rappeurs, DJs, Dealers, et cie, qu’il idolâtre n’a qu’une idée en tête : avoir son application Iphone en phase avec son établissement…..

Sans rentrer dans les détails, je lui explique que développer un tel outil ne sert à rien tant qu’on n’a pas d’une part :

  • Acquis les bases d’une communication Web Classique cohérente (référencement ; e-reputation) et une présence bien huilée sur les réseaux sociaux
  • Qu’on n’a pas au moins un site mobile (lié au site d’origine) avant d’aller sur une application
  • Qu’on a conscience qu’Apple ne fait plus que 20% de PDM et que sans application Android a minima, on risque de ne toucher que très peu de monde

Bref,  je lui dis pour faire simple, que faire uniquement une application Iphone seule n’a aucun sens (ou presque) pour un restaurant sans avoir déjà travaillé sur le reste sur le fond au préalable.

On parle de prix d’accompagnement sur l’ensemble de la prestation ; ça a l’air de correspondre à ce qu’avait en tête mon Trou du Cul.. Je pense qu’il a compris mes explications et l’on fixe une date de Rdv pour se voir. Tout semble rouler….

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Le Rdv étant fixé un vendredi 16h, je prends la précaution de rappeler par sms le matin même que je serai bien présent au rendez-vous de l’après-midi avec une maquette de l’outil personnalisée. Me voilà en chemin quand à 15h30 mon Trou du Cul m’envoie un sms en me disant qu’il a un contretemps et qu’il doit annuler notre rdv… une 1/2heure avant… (et quand j’essaie tout de suite de l’appeler… je tombe sur sa messagerie… Il doit être au plus mal le pauvre…)

Je lui réponds que je peux soit attendre un peu (parti pour parti) ou qu’au pire je peux repasser (car suis dans le coin) le lundi ou mardi qui suivent fin de journée.

« Ok » me répond-t-il, « je vous rappelle. »

Lundi, rien… Mardi, rien…

Moi, un peu énervé d’avoir perdu une après-midi, et de n’avoir rien planifié exprès les lundi et mardi fin d’après-midi suivants, je lui laisse donc différents messages avec des dipos ultérieures.

Et c’est là que je commence à me dire que le Trou du Cul me mène un peu en bateau. On a beau avoir « la patience du jeune entrepreneur », quand on a 20ans de carrière dans de Grands Groupes, la 40aine passée, et que c’est « un gamin  de 25-30ans » qui vous fait ça sans s’excuser, vous commencez à vous dire qu’il se fout peut-être de votre gueule, et que vous iriez bien lui dire en face ce que vous en pensez… (au minimum…)

Une semaine se passe, pas de rappel, et seule réponse à mes sms ou message : je suis en train de montrer un deuxième établissement, je vous rappelle dès que je peux, je n’ai pas le temps de vous recevoir….

Sachant que le Trou du Cul en question, n’a pas le temps de vous recevoir, mais prend quand même le temps de faire n’importe quoi dans sa communication : Spamming Facebook toutes les 5 minutes ET de son profil personnel, ET de la Page de son établissement… avec des photos toutes plus clinquantes et sans intérêt les unes que les autres, et la bave pendante quand un second couteau du PSG (ou joueur d’il y a 15ans) vient parfois manger à sa table, alors que ce petit con (ça change un peu) leur chie dessus régulièrement car il est apparemment supporter de l’OM…

Tout pour plaire…

Epilogue et Morale de l’histoire

Dernièrement, cad env 1,5 mois après la toute première sollicitation suivie du Black-Out et des excuses bidons, elles-mêmes suivies d’un silence assez long, je vois le Trou du Cul poster sur son mur : Teaser de l’Application Iphone de « Trouduculand » plus que quelques jours à attendre…

Voilà, le Trou du Cul, au-delà d’avoir des Goûts de Chiotte (jusque-là…) a non seulement un comportement en phase avec son éducation, mais en plus je crois un sens commercial et un courage à la hauteur de son orifice…

Alors j’appelle ça quand il s’agit de nouvelles technologies, non pas de Stratégie (on volerait trop haut avec trop de vision), mais La Tactique du Trou du Cul 2.0…

Il va continuer dans le Show Off, avoir son Appli Iphone tombée sans doute du camion elle aussi , téléchargée par personne si ce n’est peut-être 3 pseudo stars du PSG Handball pour lui faire plaisir, et vu le respect commercial dont il a fait preuve avec ses fournisseurs (et sans doute clients potentiels), avoir sans doute un jour la mauvaise surprise d’avoir un chiffre d’affaires (et une e-reputation) à la hauteur de ses valeurs… Le Web Sémantique faisant partie intégrante de l’algorithme Google Panda, je ne serais pas étonné que le mot « Trouduc » soit associé au nom de son établissement, et comme diraient les Tontons Flingueurs : « je s’rais pas étonné qu’on ferme… »

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Et si l’avenir collaboratif était mobile ? #e20 #socbiz


by Fredwpt 10/12/2012

Optimize CHR 2.0 Compilateur de Rich Media

Et si l’avenir du collaboratif se trouvait dans votre poche ?

Si j’en crois mon expérience depuis maintenant 6 mois (lancement d’Optimize CHR 2.0),  je me rends compte que les établissements CHRD (Cafés, Hôtels, Restaurants, Discothèques) ont de plus en plus fait basculer leur communication et leurs échanges avec leurs consommateurs sur les Réseaux Sociaux.

Pourquoi ?

1/ parce que leurs sites Web devenaient trop lourd à actualiser, et que les Timelines des réseaux sociaux (majoritairement Facebook dans leur cas) devenaient beaucoup plus faciles à appréhender que leur propre site (nécessitant pour ce dernier souvent un Webmaster ou une agence attitré(e) ) d’ailleurs rarement actualisé désormais. Quoi de plus facile que de poster un nouveau menu du jour, des photos de leurs événements, des News … d’une Timeline ?

2/ parce que ces mêmes Réseaux Sociaux sont déjà « Mobile Native Equiped » alors que les sites Web Classiques ne se voient plus sur les Smartphones, obligeant leurs internautes mobiles à de véritables numéros de contorsionnistes avec leurs doigts pour « pincher » et « scroller » afin de tenter de taper sur le bouton du menu du site…

3/ parce que ces mêmes réseaux sociaux embarquent avec eux de façon native la capacité à gérer de la Vidéo en ligne, des albums photos en ligne, des Flux RSS et des Blogs intégrés (pour Facebook /ex)

4/ parce que ces mêmes réseaux sociaux leur permettent de faire un Marketing Direct ciblé par la Pub avec en Back Offices les mégas Bases de Données Qualifiées de Facebook/Google et consorts

5/ parc que c’est le moyen évident de rentrer en contact avec leurs consommateurs et de gérer, peut-être « gérer » sera d’ailleurs un bien Grand Mot, mais en tout cas être en mesure d’échanger avec les consommateurs et finalement de jouer un rôle sans qu’ils le qualifient ainsi, de Community Manager de leur(s) établissement(s)

Finalement les établissements CHRD sont peut-être en train, sans en prendre vraiment conscience, de donner des leçons de 2.0 aux plus Grandes Entreprises, qui elles, se lancent dans des projets parfois « pas possibles » pour essayer de rendre ses Forces Vives… collaboratives…

Tout ceci m’a permis de prendre conscience d’ailleurs que les Killer-Apps devaient devenir elles-aussi des supports de collaboration.

Aussi Optimize CHR 2.0 leur proposent aujourd’hui :

1/ de récupérer leurs informations institutionnelles de leurs sites Web, et de les remettre dans un format visible par tous

2/ d’intégrer les flux de leur Timlines quels qu’ils soient (Facebook, Twitter, Youtube, Rss etc.)

3/ de les mettre à disposition de tout internaute mobile qui se connectera sur leur site d’origine en greffant un petit code de redirection qui détecte l’appareil mobile et rend visible une concaténation des informations du site web et des réseaux sociaux des établissements

Voilà, le 2.0 mobile est en route ! En tout cas pour les établissements CHRD !

Pour tout renseignement :

http://www.optimize-chr.com/

et pour voir quelques exemples :

https://www.facebook.com/pages/Optimize-CHR-20/312828028790498

 

Harrys Iphone

Menus Horizontaux

Le CHR en route vers la Web Mobilité ? #e20 #solomo #socbiz


 

1/ Le nombre de connexions internet via Smartphones va dépasser celles des PC/Mac en 2013…

2/ Les Sites Web « classiques » ne sont plus visibles ou ergonomiques sur Smartphones

3/ Les Réseaux Sociaux (et en particulier Facebook) servent désormais de flux éditoriaux (Soirées,  Menus, News) car beaucoup plus faciles d’utilisation que les sites classiques

Comment combiner tout ça pour émerger et rester « visible » sur les Smartphones ?

 

Générer un site Web Mobile directement relié à votre site d’origine devient possible :

 Ex : http://lenext.com    ou fashez : 

 

« Devenez Mobile » avec  http://www.optimize-chr.com

Pour plus d’informations contactez le 06 50 12 29 84

Le Touquet à l’heure du 2.0 ! #e20 #chr #laregieletouquet


Ils sont non seulement Fans de Cocktails, mais également conscients que le succès de leurs établissements passera par la Web Mobilité

Mathieu Docquiert, et son fameux Barman et acolyte Ricky Mat, dont les jonglages sont devenus célèbres partout en France ont fait le pari que leurs consommateurs allaient les trouver de plus en plus … sur leurs téléphones portables, et ont donc demandé à Optimize CHR de leur développer leurs sites web et web mobiles

Quels que soient les Smartphones, les tablettes, les PC ou les Macs, les établissements La Régie Le Touquet, et leur société d’événementiel CoMMe uN PoiSSoN DaNS L’eau sont désormais partout visibles

Et quand vous voyez ce dont ils sont capables, jetez donc un coup d’oeil à cette vidéo, et n’hésitez pas à visiter leurs sites et leurs établisements lorsque vous passerez au Touquet !

http://www.la-regie-le-touquet.com

CoMMe uN PoiSSoN DaNS L’eau.

Vu au département communication de la Caisse des Dépôts : une vision assez court-termiste des solutions durables… #RSE #E20


by Fred Poulet 26/02/2012

Solutionsdurables.tv : c’est une web-tv dont le procédé participatif a été grossièrement inspiré par le modèle de techtoc.tv ou HRchannel.com, édités par Webcastory et que je connais bien puisque comme mes lecteurs le savent, j’y suis souvent actif comme intervenant et j’y propose souvent des sujets comme tant d’autres. J’ai convaincu ma direction d’y financer un plateau TV dans le passé – bien que ce qui suit ne l’engage pas et soit mon point de vue personnel – ça va sans dire.

                 

                         =  

 

 

Le cheminement et la gestation de l’idée ont été assez transparents puisque j’ai eu l’honneur d’apporter mon soutien à Fred Bascuñana quand il a proposé sa vision de la web-tv collaborative au département communication de la Caisse des dépôts – en rencontrant, à ses côtés pour témoigner de la justesse de son approche, M. Stéphane Barbey et Mme Florence Lépany. Je nomme volontairement ces deux personnes pour rester factuel et ne pas m’en prendre à une institution dont j’ignore les rouages, mais dont je me doute qu’elle fait de grands efforts pour défendre d’autres valeurs.

Je choisirai donc dans un souci de précision de parler des deux employés que j’ai rencontrés : je n’ai jamais travaillé à la Caisse des Dépôts et il ne m’appartient d’ailleurs ni de faire leur procès, ni encore moins celui d’une institution prise dans son ensemble : ce serait grotesque et démesuré, et je détesterais taper dans le tas et généraliser.

Par contre je souhaite relater des faits qui à mon sens engagent la responsabilité de cette grande entreprise qui à mon sens saura rectifier le tir.

Je suis contraint de le faire publiquement car je milite pour que ce genre de pratiques cesse d’une part, et d’autre part parce qu’un courrier à la CDC aurait moins de chance de les faire réagir de toute évidence (et puis je ne sais pas à qui écrire). De surcroît, c’est un peu aussi, qu’ils ont tourné en bourrique : en manquant de déontologie envers l’entrepreneur que je cite, ils ont aussi fait preuve de légèreté envers moi.

Manifestement sympathiques et affables sur la forme, je pars donc du principe que ces deux salariés ne reflètent en rien sur le fond les valeurs portées par leur employeur, institution capable de faire des efforts objectivement intenses pour se comporter en entreprise citoyenne. L’article qui suit n’est donc pas à charge contre la CDC, je tiens à le dire, mais porte sur des pratiques individuelles à mon sens inconnues de la direction de cette grande société.

C’est donc Stéphane Barbey, du département de la com, fan du concept de web-tv collaborative illustré par techtoc.tv qui a contacté Fred. Il l’a fait après avoir lui-même scrupuleusement retranscris en mars 2010 dans son propre blog 3 interviews fleuves qu’il a manifestement faites pour sa veille, en voici un exemple. Vous verrez à quel point la retranscription est appliquée, et atteste d’un effort… hum comment dirais-je « d’appropriation du concept » (avec le recul quelle ironie) : je suppose que Fred a dû être flatté par cette approche.

J’ai quant à moi eu le privilège, parce que je soutiens de façon quasi militante ces jeunes entrepreneurs (comme adepte du 2.0 je crois au concept de web-tv participative qu’a inventé Fred), de participer à une réunion, dans le contexte d’un déjeuner, avec Stéphane Barbey et Florence Lépany, de la Direction de la communication de la Caisse des dépôts, déjeuner offert par Fred Bascuñana, transformé en VRP pour l’occasion, ravi d’être consulté pour aider la Caisse des Dépôts à faire sa web-tv, et transporté à l’idée de les convaincre d’en faire une web-tv participative. Je précise « déjeuner offert par », dans la mesure où la conclusion de cette sombre histoire c’est un spectaculaire pompage d’idées aux frais du brave entrepreneur. Un comble qu’ils se soient laissés inviter.

Car nous avons été canardés de questions validant le cheminement et le process de cette démarche collaborative, process complexe, démarche sophistiquée, dans laquelle Fred a eu le premier l’idée de marier un réseau social et une web-TV pour que le réseau social soit au service de la production des vidéos de la web-TV : à savoir que ce sont des membres comme moi qui « poussent » les sujets et de facto les sujets produits ont fait l’objet d’une dynamique conversationnelle avant d’être réalisés.

Je dois vraiment insister sur le fait que Fred est un bon camarade du web, que j’ai d’ailleurs découvert grâce à ses plateaux et à sa web-tv sociale, mais que nous ne sommes pas de la même famille, que je n’ai strictement aucune action dans sa boîte : j’ai été invité à le soutenir pour témoigner de la justesse de l’usage, et j’étais ravi de networker sur cette base avec des gens motivés, parce que j’ai convaincu ma direction d’être ponctuellement cliente de cette solution. Que cela soit bien dit : c’est en tant que client et supporter que je suis intervenu, c’est en tant qu’individu libre de ses opinions que je vous narre ceci.

Pour moi qui m’intéresse beaucoup à la Responsabilité Sociétale des Organisations, au Développement Durable, je constate qu’il y a là un sujet édifiant : celui de la cohérence entre les valeurs portées par l’entreprise, au travers d’efforts souvent sincères portés par des collaborateurs motivés, et le comportement déviant de certains individus qui cassent la dynamique et les bonnes intentions d’un groupe : ça fait désordre quand ce sont des gens qui travaillent à la com.

C’est encore plus gênant quand ces deux personnes ont pour mission au nom de leur employeur de promouvoir une « solutionsdurable.tv ». Et c’est cela le sujet fascinant derrière cette histoire vous allez comprendre : à savoir, comment cette grande institution va-t-elle rectifier le tir de deux salariés irresponsables, pour rétablir sa propre responsabilité comme il se doit ?

Je veux bien qu’on ait d’un bout de la planète à l’autre parfois des idées similaires, innocemment, ça arrive – mais là j’ai été impliqué par devers moi dans le hold up en fournissant mon propre retour d’expérience.

A l’aune de la méthode, et bien que je sois loin d’être naïf pour avoir déjà tout vu et entendu (ou presque) dans ce monde cruel, je suis choqué, et perplexe.

Car si cette histoire de plagiat est une goujaterie de mauvais goût, son ironie est des plus croustillantes : dois-je rappeler qu’on parle ici d’une banque semi-publique, dont je ne vous rappellerai pas les bénéfices record en 2010 (plus de 800 millions d’euros de résultat net je crois) dont la vocation est de les investir dans l’économie ? – Et donc disais-je l’ironie est particulièrement croustillante, parce que le département com de cette société a orchestré un tel plagiat pour lancer un site qui se veut un exemple d’initiative citoyenne, en somme pour nous expliquer le caractère exemplaire de sa démarche.

Oui, je le confirme : c’est LA grande société par excellence qui doit obtenir de tous ses employés qu’ils se comportent de façon exemplaire.

Or j’ai appris que cette consultation avait lieu sans appel d’offre préalable, ce qui en soi ne me dérangerait pas sur le fond, si sur la forme, toutes les idées de Webcastory n’avaient été aspirées grossièrement sans le moindre appel d’offre en cohérence avec leurs discussions et avec la web-tv lancée. Malgré un cahier des charges que le service de la com, en la personne de Stéphane Barbey, a envoyé à Fred en lui demandant de le conserver confidentiel (sic), en somme l’expression de besoin « interne », qu’il a bien fallu qu’il me montre pour que je vienne le voir et pour que j’accepte de rencontrer deux personnes du service communication.

Moralité : faire miroiter à un jeune entrepreneur plein d’entrain, pour ses bonnes idées, un appel d’offre qui n’aura jamais lieu, un moyen bien pratique d’aspirer ses idées.

J’ai parlé d’ironie. Mais il faudrait inventer un mot bien plus puissant que « ironie » pour souligner la perversité de la chose, qui doit malheureusement être une pratique courante. Cette fois, un partenaire peut témoigner, c’est moi : je suppose que le service com l’avait omis : simple erreur de calcul, oubli ou négligence.

Sinon le crime… était presque parfait ! Dans tant d’autres cas c’est impossible de témoignanger de ces usages, et les jeunes pousses se font embobiner. Mais là, disais-je, il faudrait inventer un mot plus puissant qu’ironie car regardez bien ce qui se passe : « solutionsdurables.tv » a été lancée sur une pratique des plus court-termistes, on y présente une entreprise soucieuse de ses concitoyens mais pour le faire au mieux… on a d’abord roulé dans la farine un citoyen qui a cru pouvoir créer quelques postes, je suppose, avec un contrat de la Caisse des Dépôts.

Le plus dommage dans cette affaire c’est qu’à en juger par les faibles retours, à la limite du grotesque, en termes de conversations sur ce site, il eut été plus avisé de faire avec l’original. Bien mal acquis…

Nous sommes à deux mois d’une présidentielle où l’on nous parle déjà énormément de l’entreprise responsable.

Tous azimuts.

Si une entreprise aussi confortable (quant à sa situation de trésorerie) que la Caisse des Dépôts n’a pas de process interne visant à éviter de telles fautes de goûts, si leur déontologie n’est pas plus exemplaire que cela : quel message ces entreprises envoient-elles à leurs concitoyens ?  Qu’elles veulent notre bien ? Des « solutions durables » à tous égards ?

Dites-moi à votre tour si vous avez des expériences à partager : c’est le moment.

Il n’y a pas que les rémunérations des grands patrons dans la vie ; il y a aussi tout un tissu économique broyé au quotidien par ce genre de worst practices. Je suppose qu’on s’intéresserait moins aux salaires mirobolants des grands patrons si du reste ce n’étaient les écarts qui se creusaient : or il y a souvent des gens qui souffrent encore plus de ces écarts que les salariés de l’entreprise : ce sont les petits sous-traitants qui à tous égards sont véritablement en bout de chaîne alimentaire…

La RSE est un concept finalement assez flou : il est temps d’y mettre du retour de bonnes pratiques dans des domaines aussi prosaïques que notre bonne vieille déontologie !

Comme le disait je ne sais plus quel grand philosophe : la politesse n’est pas une vertu, mais c’est une introduction à la vertu en nous faisant apparaître en surface tels que nous devrions être au-dedans.

Eh bien la déontologie la plus élémentaire en affaires commence par quelques bonnes pratiques, visant à respecter ses partenaires : c’est une gymnastique managériale qui nourrit, prépare, produit des réflexes et des réflexions bien plus profonds : pour tout le reste. Et c’est en tout cas bel et bien par là qu’il faut commencer.

Sinon la suite ne sera qu’un discours fondé sur une base en argile, friable et… si ironique.

Entreprise 2.0 : la fin d’un cycle ? #e20 #rse #socbiz


by Fredwpt 04/12/2011

Il est des jours où je deviens cynique… mais il est peut-être l’heure de faire un petit bilan de l’Entreprise 2.0

Je m’aperçois, avec grand regret, que les articles de Bloggeurs commencent à tourner en rond sur le sujet… (euphémisme), qu’il y a un certain essoufflement, voire, un essoufflement certain…

Cisco en revient, Semco reste « le cas à part », et les entreprises du CAC40, en dehors des banques, pour lesquelles la crise de l’euro vient polluer une lecture de la performance (boursière entre autre), n’ont jamais parait-il fait autant de Profit en ne payant que 8% d’impôts sur les sociétés en France…

Et tout ça me direz vous grace à l’aboutissement de l’Entreprise 2.0 ? non ?…

Cette semaine je me suis bien marré en apprenant qu’une des plus dynamiques d’entre elles, dont le Président est un fervent défenseur du Collaboratif, et dont les Community Managers ne loupent pas une conférence sur le sujet 2.0 (ne serait-ce que pour justifier le bien fondé de leur propre job…) avait annoncé une baisse de résultat de 500 Millions d’Euros…

Et bien heureusement que ces mêmes défenseurs du 2.0 crient haut et fort depuis le début qu’il n’est pas question de chercher à démontrer le ROI des outils collaboratifs… 🙂 sinon ils seraient bien dan la m…. aujourd’hui…

Où est donc le CA additionnel généré par la Sérendipité du Conversationnel, la co-Innovation liée au Décloisonnement, au Crowdsourcing et à l’Intelligence Collective ? Où sont les fameux Talents attirés sur les Média Sociaux ? Qu’ont donné les campagnes de Marketing Viral via les Média Sociaux, permettant au passage de se constituer une Base de Données Social CRM à la pointe ?…

Plus de conflit social, les Syndicats collaborent désormais !

Plus de Fracture Numérique, la Génération Y a montré l’exemple aux Has Been !

TOUT VA BIEN !!!

C’est peut-être la raison pour laquelle le soufflet est retombé, et que tout le monde est désormais convaincu qu’il est grand temps de passer à l’entreprise 3.0

Suis un peu naïf moi de temps en temps… 🙂

 

 

Questions Taquines 2.0 #e20 #rse #mediasociaux


by Fredwpt 13/09/2011

Il est bien connu que « les cordonniers ne sont pas toujours les mieux chaussés », mais je suis toujours assez surpris de voir comment se comportent les Colporteurs 2.0 (Consultants 2.0, Entreprises dites « 2.0 » /ex,…)

– Leurs sites Web d’entreprise sont-ils 2.0 ?  Pouvez vous par exemple poster un commentaire sur leur site ? Pouvez vous capter les flux RSS des rubriques qu’ils postent ?… A défaut de pouvoir poster un commentaire en Frontpage, largement dédiée à de l’Editorial, leur rubrique « Blog » est-elle alimentée et commentée par des personnes extérieures à l’entreprise ou toujours par les mêmes « Blogeurs Internes » ?…

– Comment font-ils pour communiquer avec vous ? Avez vous facilement accès à leur Service Clients ? Un Community Manager assidu est-il capable de vous répondre rapidement sur leur page Facebook ou leur Profil Twitter ?

– Avez vous facilement le plan d’accès de leur siège social sans être obligé de passer par les pages jaunes ?…

– Comment font-ils pour vous donner leur carte de visite ? Toujours la bonne vieille carte « papier » ?…

– Comment font-ils pour vous inviter à une conférence ?… par mail dans 99% des cas ?… avec un Agenda partagé 2.0 « type Doodle » dans 0,0001% des cas ? ou par une approche très ciblée « bouteille à la mer Twitter » à qui aura la chance de capter le Twitt ou le RT ?…

Et bien évidemment ils font aussi du recrutement 2.0 avec un ciblage social CRM 2.0 capable de bypasser et de surprendre les meilleurs cabinets de recrutement (ainsi que les coûts de recrutements associés) !… Mais bien sûr !…

Au fait, ont-il une présentation Slideshare, une vidéo Youtube de leur propre activité 2.0 à défaut de parler en permanence de celle des autres ?… Ont-ils implémenté et se sont-ils astreints eux-mêmes à mettre en place dans leur propre organisation les bons conseils qu’ils prodiguent aux autres ?…

Est-il besoin de poursuivre les questions… Alors ils sont 1.combien finalement ?…

Amusez vous à vous connecter sur les sites des Consultants 2.0 et des Entreprises 2.0 bien connu(e)s, et balayez les questions ci-dessus…

Comment s’explique la montée en puissance du Web 2.0 #mediasociaux #web20


by Fredwpt 06/09/2011

Une vidéo de 15 min permet de comprendre de façon très pédagogique comment depuis Gutenberg et l’imprimerie, les nouvelles technologies ont évolué pour en arriver à ce que l’on connaît aujourd’hui avec la Force d’internet, la connexion globale et ses conséquences.

 

Je recrute 2.0… Oui mais bien sûr… #e20 #mediasociaux #RH20


by Fredwpt 30/08/2011

Avez vous vraiment essayé de recruter sur les Réseaux Sociaux ? Est-ce devenu habituel ? Est-ce une démarche généralisée dans votre entreprise ? Et surtout… est-ce efficient ?

3% des recrutements seraient désormais issus du 2.0 (Média Sociaux – LinkedIn, Viadeo, Twitter, etc…) , ce qui est malgré tout assez faible mais finalement assez… compréhensible :

– Comment se fier à des CV en ligne tous plus ronflants les uns que les autres ?

– Comment déceler les vraies qualifications déclarées des qualifications réelles ?

– Comment connaître les « points faibles » des candidats potentiels qui ne mettront en aucun cas sur leurs profils ? : « Résistance au Stress = 0 », « Arriviste de première », « n’aime pas du tout travailler en groupe »… etc.

Les Profils Riches sont-ils aussi « riches » qu’on veut bien nous le faire croire ?

Certains ont jeté leur dévolu sur les Star Académiciens du Web qui, sous réserve d’avoir un Blog à peu près bien tenu, une présence sur les réseaux sociaux démontrant qu’ils savent Faire Savoir deviennent LES candidats qu’il faut aller chercher…

Ont-ils pour autant le Savoir Faire ? (même s’il faut du Savoir Faire pour faire savoir…)

Il me semble, par expérience, que le passage sous les Fourches Caudines de Cabinets de Recrutements, de Chasseurs de Têtes, et/ou des Services de recrutements internes (RH) reste le circuit classique de recrutement aujourd’hui. Peut-être à l’exception de Profils bien particuliers liés aux nouvelles technologies, et qui de fait, voient leur réalisations beaucoup plus visibles et mises en valeur sur leur terrain de prédilection.

Passer une annonce sur Twitter ressemble de fait à « une bouteille jetée à la mer », sur LinkedIn ou Viadeo, à une bouteille jetée dans une mer un peu plus petite, et sur cadremploi (ou équivalent) dans une rivière dont les retours sont en général extrêmement variables, si j’en crois ce que j’entends.

Tout au plus sont-ils devenus des moyens et des relais supplémentaires, y compris de la part de cabinets bien connus, M.Page, pour ne pas le citer pour diffuser plus largement (et dupliquer) ce qu’ils faisaient déjà sur leur propre site. On y trouve donc à boire et à manger désormais… et à plusieurs endroits en même temps.

Et vous alors, qu’en est-il ? Les réseaux sociaux vous ont-ils aidé à mieux recruter, voire à recruter tout court ? Avez vous trouvé la Martingale du recrutement sur le web 2.0 ?

Pour ma part, tous les profils susceptibles de m’intéresser ou d’intéresser mon organisation n’y sont pas. Et quand bien même ils le seraient, les deux derniers exemples de recrutement en date pour des profils très « Nouvelles Technologies », (Un Community Manager et un Change Manager), ont été finalement trouvés et recrutés… via un Cabinet de Recrutement…

Et oui, la Force de leur Réseau et de leur propre Base de Données (qualifiée de + et de – …) semble continuer à prendre largement le pas sur les soit disant Talents Annoncés de nos Star Académiciens du Web

La Force du #Cloud = l’avenir des RSE intelligents ? #e20 #rse


by Fredwpt 22/08/2011

James Surowieky nous le rappelle dans son excellent ouvrage La Sagesse des Foules :

Le collaboratif, et l‘intelligence collective ne semblent bien marcher que lorsque les décisions sont prises selon trois critères :

Indépendance des participants
Diversité des participants
Réponse précise à une problématique posée

D’où l’avènement du Crowdsourcing dont on parle de plus en plus à des fins d’Innovation notamment.

On peut se demander, en entreprise, si les conditions de mise en oeuvre de cette intelligence collective sont vraiment réunies au delà des notions déjà évoquées d’Holoptisme et de Panoptisme ICI : … En effet, quid de l’indépendance des participants dès lors qu’un Community Manager, qu’une Gouvernance, engendrera la fameuse « injonction paradoxale » :

« je décide unilatéralement que nous allons collaborer collégialement « …

Le 2.0 = facteur de décloisonnement, oui sans doute ! Le Facteur « Machine à Café Puissance 10 » avec sa fameuse sérendipité peut-être…

Je pense pour ma part que le Salut viendra de l’extérieur de l’Entreprise. Non pas des Média Sociaux souvent stériles et futiles si ce n’est pour effectuer une veille ou un partage d’infos, mais nous sommes sans doute en train de sous-estimer la capacité du 2.0 interne – externe.

Je vous invite, même si elle date un peu désormais, à (re)découvrir la capacité associée d’une solution comme Salesforce.com :

Non pas que je souhaite faire l’apologie de ce CRM, mais je voudrais insister sur sa capacité et/ou son potentiel (grace au Cloud) à mixer des données internes (Référentiel Client /ex) avec des données externes (Notamment de Géolocalisation qualifiée)

Imaginez la Valeur que peut avoir Une base de Donnée qualifiée extérieure mixée avec des données internes d’entreprise… Nous sommes en train de pouvoir obtenir des infos qualifiées et commentées (wording, commentaires d’utilisateurs etc.), géolocalisées donc circonstanciées, et supposées être complétées par les consommateurs eux-mêmes… Le rêve de tout marketeur.

Accessoirement, recueillir des données et des avis indépendants, forcément diversifiés. Il ne manque que l’Objectif Commun… 

Trouver le Meilleur Produit (ou Service) au meilleur endroit avec le meilleur Mix : Produit – Positionnement – Prix – Promotion.

Alors ? au delà de la problématique logistique de mise à disposition (bien réelle)  CQFD ?

Steve Jobs ou Innovation 2.0 : qui est (ou sera) le plus fort des deux ? #e20 #openinnovation


by Fredwpt 20/07/2011

Vaut-il mieux un bon Visionnaire qu’une réflexion de Groupe ?

 
On entend de plus en plus parler d’innovation collaborative, des effets démultiplicateurs du 2.0 et des outils collaboratifs, de l’innovation ouverte, voire, encore mieux de la  » co-innovation ouverte » pour être dans l’air ou… l’ère du temps.
Aussi voit-on apparaître des plateformes collaboratives de co-creation (internes – comme dans ma propre entreprise) ou externe comme par exemple : http://www.ideastorm.com/ 
Certaines têtes bien pensantes vont même (éducation nationale, Gourous du 2.0, créateurs de plateformes collaboratives etc…) jusqu’à suggérer qu’il y aurait une Bonne et une Mauvaise manière d’innover… Une déontologie de l’Innovation tant qu’on y est !…
Certains chantres du tout gratuit – tout partager – tout open source se retrouvent pour disserter du « tout ouvert » en conférences (nombreuses et lucratives manifestement) et comble de l’ironie ce sont  ceux là même qui ont un iPhone dans la poche et critiquent la methode agressive et non collaborative de Steve Jobs.
Pour autant, qui a pour l’instant toujours un temps d’avance sur les autres ?
Pour ma part, je ne condamne pas les deux, puisque j’utilise et participe activement aux plateformes de co-création avec un iPhone dans la poche.
Mais j’ose prétendre quand même qu’il vaut mieux un bon Visionnaire et une bonne Stratégie qu’une pléiade de Brainstormers risquant de se perdre dans un mouvement Brownien de pollinisation d’idées non abouties.
Alors à choisir, que feriez-vous ?
Vous prendriez Steve Jobs ou une plateforme 2.0 si vous aviez le choix ?
Moi je dis : les deux !… 🙂
Rejoignez aussi le débat sur :  

Le 2.0 peut-il être à terme destructeur de Valeurs et d’Emplois ? #e20 #rse


by Fredwpt 19/07/2011

Aussi paradoxal que ceci puisse paraître, on prête au 2.0 et au Social Learning des vertus d’échanges, d’enrichissement d’idées par capillarité, effet de rebonds, enseignements collégiaux, nous prêtant même à penser que le social learning pourrait tout simplement remplacer les formations classiques, ou servir de mega bases de données de connaissances et d apprentissage accessibles a tous.

Admettons le potentiel d intelligence collective lié a ce principe
Admettons du coup qu’avec de mega moteurs de recherches sémantiques ou classiques ou devenant intelligents (Sinequa, Exalead, Watson d’Ibm…), l’enrichissement de l’information (et/ou de la formation) puisse permettre a tout le monde en temps réel de bénéficier de cette intelligence collective partagée à des coûts plus que raisonnables.

que deviennent demain les formateurs classiques, les profs, les managers ?
Le Web social ne va t-il pas devenir « antisocial » ou venir contrer les vertus sociales qu’on pouvait lui prêter ?

Un scénario à la James Cameron (Terminator) avec l’avènement des machines ? ayant été enrichies par l’intelligence collective.

Avec un raccourci grossier : le 2.0 est-il le début du commencement de la fin du social ?
Le 2.0 est-il aussi magique qu’il ne peut devenir dangereux ? au point de servir d’effet de levier encore plus fort que celui attribué aux erps, que l’on a si souvent décriés pour avoir fait perdre des emplois de comptables, d’assistantes, de ressources humaines diverses.

Après E=MC2 ayant engendré la Bombe Atomique,  Watson + 2.0 = ….

1+1+1 = 1 ?

En tout état de cause, certains ont déjà tiré la sonnette d’alrme, comme l’excellent @Axyome sur son Blog ICI

Il n’y a peut-être pas de lien de cause à effet, mais quand on voit qu’une société très connue pour avoir généralisé le 2.0 : Cisco prévoit de supprimer 6500 Emplois, on peut commencer à se poser des questions à défaut de pouvoir y répondre.

 

 

5 raisons pour lesquelles le Management ne peut pas être couvert à 100% par le 2.0 #e20 #rse


by Fredwpt 17/06/2011

Avec l’évènement du Collaboratif en entreprise et du 2.0, on parle beaucoup aujourd’hui de « Management 2.0 » ! Cette notion est pour moi très incomplète, voire inique, car elle ne peut couvrir notamment les relations interpersonnelles entre le Manager et le Collaborateur.

Elles s’appliquerait beaucoup plus dans le cadre de la gestion d’un groupe ou d’une communauté, mais là encore les limites de ce coaching collaboratif s’arrêtent où commence le besoin de relation « one to one »

Voici 5 exemples qui semblent démontrer qu’un contact humain direct et hors scope collaboratif, est nécessaire:

1/ La Confidentialité, La Confidence, la Pudeur.

Ces quelques notions, qui sortent d’ailleurs parfois du cadre professionnel sont également un besoin et un ciment de confiance qui vont lier le Manager et chaque collaborateur direct ou indirect. Quitte à enfoncer des portes ouvertes en disant ça, il va de soi que l’on ne dira pas, que l’on ne pourra se livrer de la même manière en groupe et en interpersonnel. Or c’est souvent ces « à côtés » professionnels qui vont permettre de tisser la nécessaire confiance réciproque, voire la complicité dans certains cas.

C’est en sachant agir avec bienveillance, juste mesure et intelligence que le Manager pourra ainsi sonder les limites, les potentiels, les motivations profondes de son collaborateur (et vice et versa sans doute). Et ça ça ne peut se faire qu’en One to One.

2/ L’appréciation de la Performance

L’une des base du Management est de savoir évaluer la performance de ses collaborateurs. Tout le monde sait que féliciter à mauvais escient ou sanctionner à mauvais escient est le pire qui puisse arriver (a fortiori en public)

La seule manière de le palier est la capacité pour le Manager de bien sanctionner positivement ou négativement la performance individuelle (même si c’est à l’interieur d’un travail collectif). Et c’est d’ailleurs l’attente de chaque collaborateur : avoir de la part de son Manager une lecture de la qualité de son travail individuel par rapport à un objectif qui lui a été fixé à lui et à lui seul. Je ne suis pas sûr qu’il accepte que ses pairs apprécient sa propre performance…

Le collaborateur ne pourra bien s’exprimer en collaboratif que lorsqu’il aura la certitude et la confiance nécessaires en ses compétences individuelles : particulièrement d’ailleurs pour un jeune collaborateur qui va être en demande de formation, voire de directivité pour apprendre (cf. Notion de prise de conscience de la compétence)

Certains vont évoquer que le meilleur apprentissage est celui qui est dispensé par ses pairs, que le Social Learning est en train de prendre le pas sur l’apprentissage et la formation « classiques »; oui peut être en partie, mais la différence que l’on évoque rarement est la courbe d’expérience qui n’est pas (ou plutôt qui est supposée ne pas être) la même selon qu’on se place entre pairs, ou en relation hiérarchique. N’oublions pas aussi que seul le Manager aura « la légitimité » d’étalonnage et de Benchmark entre chaque collaborateur, ainsi que la Responsabilité de Prise de Décision qui légitime son statut et sa mission.

Je ne pense pas que l’on voit se généraliser des entretiens d’évaluation collectifs et collégiaux… surtout lorsqu’il va s’agir de créer une dispersion de critères de performances, pouvant engendrer eux mêmes des dispersions d’attributions de primes et de hausses de salaires…

3/ Le Besoin de Cadrage ou de Recadrage; et donc le Respect…

On est assez proche du point 1/ mais il est des choses parfois difficiles à dire… On dit d’ailleurs que Manager est un Acte de Courage: ça n’est pas pour rien. Le recadrage ne pourra évidemment pas se faire lorsque besoin, sur le Mur d’une page Web, ou en communauté ou à la vue de tous… Et paradoxalement, c’est lorsque c’est bien fait, souvent une des clefs de remotivation pour le collaborateur (pour peu évidemment que ce soit juste et justifié), car on va le faire se réengager vers de l’action corrective et positive. C’est d’ailleurs le respecter que de savoir le faire. Ne rien faire serait a contrario au mieux synonyme de laxisme, au pire synonyme de non considération pour lui et de non professionnalisme.

4/ La part du Verbal et du non Verbal

Inutile de faire appel à John Grinder et Richard Bandler, de rentrer dans les notions bien connues de PNL pour démontrer que dans une relation interpersonnelle, les attitudes, gestes, postures, comportements observés sont au moins aussi importantes que ce qui est dit (ou écrit), voire plus.

Par ailleurs, combien de fois a t-on entendu « dès lors qu’il est en groupe, il n’est plus le même »… que ce soit un groupe réel, ou une communauté sur un RSE…

D’autre part, les limites que l’on constate dans les difficultés à reproduire les 5 sens dans la commercialisation de produits en ligne dès lors que l’on a affaire à de l’organoleptique, du kinesthésique, se retrouvent de fait dans la coupure de contact direct dès lors que l’on se situe en collaboratif numérique (RSE /ex). Même si les progrès techniques vont être tels que les sensations, et les simulations numériques (notamment 3D) vont être proches du réel.

5/ Seuls les écrits restent; et on ne dit pas les mêmes choses qu’on ne les écrit

Le Droit à l’oubli numérique ne se pose même pas dans une relation de Management hors RSE et interpersonnelle. On pourra toujours évoquer qu’un Manager ayant une dent contre un collaborateur puisse avoir un effet aussi pernicieux et dévastateur qu’une belle bourde postée aux yeux de tous. Cependant, il est peut être préférable parfois de ne pas tout publier dans un sens comme dans l’autre… Chacun y trouvera ses propres exemples…

Enfin, on ne dit pas les mêmes choses, et surtout on ne les dit pas de la même manière quand on s’adresse à quelqu’un en face à face. Alors ça va sans dire… oui, mais on a me semble t-il parfois tendance à l’oublier…