2.0 quand communauté peut dériver vers communautarisme ? #RSE #E20 #ObsRSE


By Fredwpt 22/06/2011

Cet après midi avait lieu la 4ème rencontre de l’Observatoire des Réseaux Sociaux d’Entreprises, avec comme thématique de fond : la Diversité.

Je ne porterai pas ici de jugement sur la qualité des présentations, mais m’interroge parfois sur la mise en conformité des actes et des discours… En effet, l’une des présentations mettait en exergue les Enormes Avantages de mettre en place un RSE, mettant en avant comme d’habitude, le décloisonnement, le partage, etc. etc. et la transversalité.

Si j’ai bien compris, car je ne voudrais pas commettre d’impair, les deux premières communautés qui ont été créées étaient :

– Le RSE en question pour les Nuls

– Le RSE en question pour les Geeks

Ca partait d’un bon sentiment d’entraide et de solidarité (pour les nuls) et de volonté d’évangélisation (pour les Geeks), mais on n’avait déjà pas commencé à faire du transversal, qu’on commençait à « recloisonner » tout de suite de façon sectaire (Les Nazes d’un côté et les Experts de l’autre). Cocasse non ?… Chassez le naturel…

Il y a des choses qui m’échappent… on n’a pas encore inventé le mot humour 2.0, mais je pense qu’on devrait voir apparaître sous peu les Gérard du Web 2.0 et du collaboratif.

Oui je sais je suis moqueur…

Ca n’enlève rien à la qualité des échanges et des intervenants, et l’immense mérite qu’ont Ziryeb Marouf (Orange) @Ziryeb et Sophie Delmas @s_delmas (BNP Paribas) d’organiser ces rencontres d’échanges de Best Practices et de Retours d’expériences.

Les débats qui ont suivis étaient de qualité, et ont posé la question de savoir si les Réseaux Sociaux ou RSE, pourraient contribuer à favoriser la diversité (et le décloisonnement) 

Sur le fond, pourquoi pas ? dans les faits une fois de plus, on a parlé d’une communauté pour les femmes, avec en toile de fond… la journée de la femme… et on s’est aperçu qu’aux US s’étaient recréées des communautés au sein d’une même organisation : 1-Asiatique 1-pour les Femmes Gay 1-pour les Handicapés

Désolé, mais personnellement, j’y vois plus des tendances de communautarisme que de transversalité. J’y vois plus de la solidarité de groupes en petits silos que de transversalité et de partage au sens large…

Une fois de plus je dis qu’il y a danger à vouloir greffer du Collaboratif à toutes les sauces ou à le détourner. Mais cette réflexion n’engage que moi… Après tout si le sentiment d’appartenance de la Pyramide de Maslow est recréée au sein des RSE, ça n’est finalement pas si étonnant que ça.

Si à chaque profil riche on lui demande : pourquoi appartiens tu à cette communauté, il répond « parce que je le vaux bien », ça nous rappellera quelque chose 🙂

 

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3 commentaires sur “2.0 quand communauté peut dériver vers communautarisme ? #RSE #E20 #ObsRSE

  1. Frédéric.
    Le besoin d’universalité et l’ouverture d’esprit sont des qualités sous représentées et je te rejoins dans ta réflexion.
    Tant que la mutation vers le « social business » sera conduite et mis en oeuvre par des tenants du business traditionnel, il court le risque de l’échec en restant un alibi.
    Vouloir changer en ajoutant une « couche » de collaboration, de social, de bavardage, à des pratiques issues des réflexions des experts américains de management des années 60-70 est une voie sans-issue.
    Pour le reste, chacun fait sa promotion comme il le peux et/ou le veux !
    Merci de tes « mises au point ».
    😉

  2. Tes remarques font échos aux échanges que l’on avait eu concernant le billet de @bduperrin http://www.duperrin.com/2011/06/14/lecons-sur-le-difficile-positionnement-des-communautes-dans-lentreprise/.

    Cette tendance « naturelle » à vouloir rationnaliser l’organisation des communautés sur des facteurs issus de l’organisation en place est ténue et souvent source d’erreurs. L’exemple que tu cites tient presque de la discrimination « positive » !!! 😉

    Mais après tout cela peut se comprendre, ces communautés souvent trop proches des silos métiers sont aussi des modèles rassurant, car introduisant peu de risques et présentant l’intérêt d’élire implicitement comme manager, celui de l’organisation en place… Quand au communautés centrées sur les projets, sont quand à elles souvent plus « transverses » (enfin c’est très dépendant de la nature même du projet…). En regardant ces 2 types « classiques » d’organisations des communautés dans les RSE, on voit bien qu’ils n’introduisent finalement que bien peu de diversité…

    Parce que fondamentalement ce que tu pointes du doigt ici, c’est l’importance du sens ou de ce que certains pourraient appeler le mandat de la communauté, sa raison d’être, sa fin. C’est ce qui fédéra, ce qui permettra de rallier naturellement (ou pas d’ailleurs) et de crééer des contextes propices à une diversité « productive » et « créatrice » de valeur.

    Il s’agit donc de réussir à trouver un juste équilibre dans l’organisation des communautés entre 2 besoins fondamentaux : le besoin d’appartenance et donc d’identité (entre pairs) et le besoin d’ouverture (transversalité et diversité).

    • Merci Mathias pour ce lien de Bertrand en effet très pertinent que je n’avais pas lu pour l’instant, et pour ton commentaire que je rejoins également !

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