Retour sur la table ronde de Paris 2.0 sur le thème « Lancer un pilote, bonne ou mauvaise idée ? »


Source : Blog Useo :

14 mars 2010 par Arnaud Rayrole

Vendredi dernier lors de Paris 2.0, à l’invitation d’USEO, Alain Garnier (Jamespot), David Bourgeois (Blogspirit), Emmanuel Douaud (Seemy), Eric Dos Santos (Feedback 2.0), Fabienne Vandekerkove (Knowledge Plaza), Laurent Pantanacce (Bluekiwi) et Vincent Bouthor (Jalios) ont débattu autour de l’opportunité de s’appuyer sur un pilote pour développer les usages autour des réseaux sociaux.

Beaucoup d’entreprises se posent aujourd’hui la question du « comment » : comment convaincre en interne de l’enjeu à appréhender cette évolution du web, comment engager son entreprise dans une démarche de dialogue (interne ou externe). L’avènement du Saas permet de mettre en œuvre très rapidement une plateforme de dialogue : les barrières technologiques sont aplanies. Mais innover au sein de l’entreprise n’est pas chose aisée pour autant. Est-il opportun ou non de commencer par un déploiement à échelle réduite : un pilote ?
Mais qu’entend-t-on exactement par un « pilote » ? Alain G. fait remarquer que ce terme peut porter à confusion puisqu’il était utilisé autrefois pour valider une technologie. Aujourd’hui, ces solutions sont devenues des services en ligne. Propos qu’il renforce en précisant que les usages ne peuvent se développer qu’en situation réelle.

Enseignement n°1 : un pilote n’est pas un essai technico-fonctionnel, il porte sur les usages et se déroule en condition réelle.

Fabienne V. complète par le constat que les usages développés initialement localement ne sont pas nécessairement représentatifs de ceux qui se développeront ailleurs dans l’organisation. Il est important que l’entreprise se laisse surprendre.

Enseignement n°2 : Un pilote n’est pas systématiquement représentatif

Doit-on respecter des pré-requis sur la taille de la communauté impliquée dans le pilote ? Pour Alain G., avoir une 100aine de participants est un facilitateur. Tous s’accordent sur le fait que cela dépend des usages et du contexte, le principal est d’inscrire le dialogue dans l’opérationnel, de s’assurer qu’il contribue à l’atteinte des objectifs business de chacun.

Enseignement n°3 : La taille n’est pas l’élément principal, l’alignement avec une intention « business » prime.

Eric D.S. s’inscrit en faux sur l’intérêt d’un « pilote », pour lui les 1er pas de l’entreprise dans le dialogue doivent se faire progressivement mais pour de vrai et en impliquant la direction générale. Cela ne se fait pas en catimini. Ce n’est pas une expérimentation, mais une démarche visant à commencer « petit » en regardant « loin ». Pour Vincent B. il faut « anticiper le succès » et préparer l’après-pilote.

Enseignement n°4 : Commencer petit, voir grand

Pour Eric D.S. c’est bien la Direction générale qui valide, voir mieux, qui porte la démarche, car c’est une décision stratégique. Alain G. relativise et estime que les RSE ne vont pas imposer une nouvelle culture à l’entreprise. C’est à elle de s’approprier l’opportunité de faire autrement.

Enseignement n°5 : il n’y a pas de modèle prédéfini (ni organisationnel, ni technique) qui s’imposerait à l’entreprise.

« Pilote ou pas pilote, peu importe, au contraire » nous jette Vincent en riant. Le terme « pilote » a l’avantage de minimiser l’impact du projet, de lever des freins et faciliter le passage à l’acte. C’est pour l’entreprise se donner le droit à l’erreur. Le risque aujourd’hui pour Eric D.S. est plus de ne rien faire que d’engager le dialogue.

Enseignement n°6 : Se donner le droit à l’erreur, mais anticiper le succès

Cet échange est au final un vrai encouragement à aller de l’avant et à passer à l’action. Le mot de la fin a été donné par Laurent P., plein d’entrain : « Jetez-vous dans le vide, vous créerez les ailes durant la chute ! ».
Alors comme le temps était limité, nous avons du nous arrêter là. J’aurais également aimé les faire réagir sur l’existence ou non de terrains plus propices pour développer ces nouveaux usages.

PS: Alain, David, Emmanuel, Eric, Fabienne, Laurent et Vincent, étant à vos cotés, je n’ai pas pris de note, et je vous laisse préciser vos pensées si je les avais travesties.

Merci aux organisateurs de Paris 2.0 et à Jérémy Dumont, pour avoir réussi un bel événement malgré un climat difficile.

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