Archive

Archives de la catégorie ‘Google’

5 raisons pour lesquelles Google+ pourrait ne pas marcher #googleplus #socbiz #rse

10 juillet 2011 6 commentaires

by Fredwpt 10/07/2011

Ca n’aura échappé à personne; pour ceux qui ont eu l’occasion de tester Google +, ce "réseau social" s’apparente de près à Facebook, avec quelques fonctionnalités nouvelles, mais rien, me semble t-il qui puisse vraiment annoncer un Category Killer.

Voici 5 raisons pour lesquelles, je pense que Google + ne percera pas vraiment :

1/ Trop "Mee Too" de Facebook avec des fonctionnalités rattrapables 

Au delà de la Vidéo, dont le manque a été quasiment pallié dans la foulée par Facebook avec l’annonce de l’intégration de Skype, les Cercles ou Circle, peuvent très bien être créés par Facebook en un claquement de doigts

D’ailleurs vous pouvez tout à fait voir que des Plugins, ou des fonctionnalités sont ou vont être développées : Essayez les "Circle" Facebook ICI 

Il suffit désormais à Facebook de "Catégoriser" différemment ses "Friends" ou de développer ses Groupes de façon plus ergonomique et intégrés

2/ des Cercles non Réciproques et non Customisables 

Quel dommage de ne pas savoir à quel cercle on appartient (pour l’instant en tout cas). Dans une perspective de Collaboration, et notamment pour des PME qui pourraient profiter de l’arrivée de Google + pour mettre en place quelque chose qui ressemble de près à un RSE intégrant des Profils Riches, des Communautés, des Apps (Google Apps, Site, Agenda, Vidéo Conf Mail etc.) ils n’ont pas mis en place de système de Gestion des "Cercles" de façon réciproque et sous forme de Communauté(s) administrable(s)

Seuls les Geeks devraient donc s’y intéresser puis sans doute s’en désintéresser assez vite. Dommage, il y avait sans doute un créneau à prendre que seul le Cloud "non maîtrisable" par les entreprises aurait pu freiner

3/ Une Viralité sans doute limitée vs. Twitter

Ca n’est peut-être pas le but mais, Twitter n’a pas vraiment de souci à se faire, alors que Google + aurait pu s’inscrire de façon beaucoup plus offensive pour concurrencer Twitter, en devenant par exemple un Très Bon Client type Hootsuite, Seesmic etc.

Rien de tout ça… Au mieux un vulgaire plugin permettant de rapatrier les flux d’un Profil Principal.

De fait, les Keynotes, Actualités, Buzz auront plus de chance de continuer à être véhiculées par Twitter (au détriment de Facebook et Google +) S’il devait y avoir un atterrissage d’urgence sur l’Hudson, ou un Bad Buzz à la DSK, c’est sans doute Twitter qui aurait la capacité la plus forte de Viralité.

4/ La Multiplicité des Configurations nécéssaires toujours handicapante :

Un Profil Facebook, Un Profil de Blog, Un Profil LinkedIn, Un Profil Twitter, Une Messagerie autre que G.Mail de longue date, des Iphone fonctionnant sous OS et non sous Androïd : plein de raisons qui vont faire qu’en dehors des Geeks en mal de nouveauté, les utilisateurs vont finir par se lasser d’avoir une partie de leurs contacts d’un côté, et une partie de l’autre…

Avez vous 100% de vos amis et de votre famille sur Facebook déjà ? Non évidemment… Alors leur dire : ce serait bien que tu finisses par créer un profil Facebook, puis un Profil G+, puis que tu gardes quand même ton adresse de messagerie Yahoo ou Hotmail….

Ca va finir par lasser les gens, même si le but de Google est sans doute de créer un Hub unique regroupant l’ensemble de ces fonctionnalités.

Google a réussi la Gageure de créer La Référence des Moteurs de Recherche; jusque là toutes les autres fonctionnalités sont couvertes pour la plupart, par des outils plus puissants ou avec une part de marché bien plus forte. (Microsoft Office vs Google Docs / ex)

5/ Une Ergonomie finalement assez limitée :

Avez vous essayé de déplacer un cercle sur la gauche ou la droite de votre écran ? de sous catégoriser un cercle ? … Peut-être que ça viendra. Pour ma part, je pense que je vais passer une tête de temps en temps, mais sans doute continuer à passer plus de temps sur Twitter et Facebook après l’effet curiosité.

ci-dessous, un tableau comparatif des fonctionnalités Google+ vs Twitter et Facebook :

du e-commerce au m-commerce ? #ecommerce #mcommerce #geoloc

27 juin 2011 1 commentaire

by Fredwpt 27/06/2011

Peut-on aller plus loin dans la prospective que nous présente ici la Fevad (capturée par Henry kaufman sur Slideshare) ? 

Les tendances ici évoquées ne nous donnent pas de tendances sur "qui sera le Grand Gagnant du e-m-commerce dans les années à venir" ?

Une chose est sûre, car on commence à la voir apparaître, le "Buy Where You are" semble déjà se dessiner : les acteurs de la géolocalisation, pour l’instant centrés sur des offres ludiques (Etre le Maire de…, avoir la Médaille de…, ou avoir une promotion géolocalisée dans quelques cas – Foursquare, Plyce…) ne sont pas pour l’instant devenus des Categories Killers.

Personnellement, je mettrais bien un petit billet sur Google qui n’a pas encore appuyé vraiment sur l’accélérateur; mais le jour où il va combiner :

- Capacité à géolocaliser

- Capacité à produire une offre circonstanciée en conséquence d’une Base de Données Qualifiée (qu’il possède sans doute déjà ET de nos habitudes de consommation, ET de notre environnement (Géolocalisation, Street View, Réalité Augmentée, Distance à parcourir pour capter la meilleure offre, avis consommateurs, et )

Nous serons dans la possibilité de "gérer l’achat d’impulsion" (ou pas) grâce à une seule Appli (Un Seul Moteur de Recherche Simplifié) quelle que soit notre position géographique et notre mobilité du moment, avec le paiement via Mobile qui plus est qui nous facilitera la chose. Et ce, sans avoir à "gérer" l’aspect logistique extrêmement lourd que seuls des sites comme E.bay et Priceminister ont réussi à éviter jusque là.

Google semble en effet être d’ores et déjà en position d’avoir cet Avantage Compétitif Majeur ! Quand va t-il l’actionner vraiment ?

Géolocalisation : Comment avance t-elle en France ? #geoloc

25 février 2011 4 commentaires

Vendredi 25/02 by @Fredwpt

Hier soir avait lieu une Table Ronde @Lacantine (organisée par Nomao) autour des opérateurs Web et opérateurs de géolocalisation & Appli Mobiles
Cityvox, Dismoiou, Plyce, Restopolitan et Nomao

Même si d’autres acteurs importants n’étaient pas là, (Lafourchette.com pour le web et concurrent direct de Restopolitan), Foursquare, Gowalla, Qype, Yelp, et bien sûr… les ogres à venir dans le domaine : Facebook (Places) et Google (Places), c’était l’occasion d’échanger sur les dernières évolutions techniques (ou à venir) concernant les moteurs de recherches (ou applis) liées à la géolocalisation (et aux conseils de ses "friends")

Rien de bien nouveau à vrai dire, en dehors de quelques évolutions techniques; rien en tout cas qui pourrait (à ce stade) faire croire que les Ogres (Facebook; Google) ont du souci à se faire.

Pour l’instant en effet les Ogres ne semblent pas s’y être intéressés plus que ça; et peut-être heureusement d’ailleurs…

Car je pense qu’il est grand temps de trouver des Axes de Différenciations pour les opérateurs qui se sont lancés dans le domaine et de se créer Un Avantage Compétitif Majeur

En effet, qui pourrait lutter contre les Bases de Données de Clients et Consommateurs que les centaines de Millions de Profils Facebook et Google possèdent déjà ? Là est la clef de leur valorisation et de la puissance de Marketing et de Communication qui en découle. (et accessoirement d’une grande partie de leur valorisation boursière)

Je pense que des Acteurs comme Restopolitan.com et Lafourchette.com sont sans doute à ce stade sur le marché français ceux qui se positionnent comme étant les mieux armés à ce jour en terme de Business Model pour résister et trouver des Armes pour se battre contre les éventuels Ogres Facebook et Google

Beaucoup plus fragiles me semblent être les créateurs d’applications qui sont rentrés par le mode "ludique communautaire" sur ce marché.

Pourquoi ?

- car Restopolitan et Lafourchette ont déjà installé une relation de partenariat commercial durable avec une cible qui est de fait "captive" (les établissements) et avec un Service bien défini : la réservation – discount à distance.

- car ces deux mêmes acteurs sont en train de pouvoir eux aussi qualifier une base de données solide et nouer de fait des partenariats tripartites avec des acteurs qui ont un lien direct avec leurs établissements partenaires (les Industriels)

Les acteurs de "géolocalisation ludique" ont à ce stade donné la possibilité à ces mêmes établissements de faire des offres eux mêmes à leurs consommateurs, ces mêmes consommateurs pouvant recommander à leurs "amis" lesdits établissements. Mais les établissements ont déjà fort à faire dans leur métier d’origine et ne sont pas des experts du Marketing Local.

En revanche il existe des pistes qui pourraient faire que les acteurs de Géolocalisation sortent leur épingle du jeu : s’ils arrivent à produire un service non pas à l’établissement mais aux consommateurs, qui va au delà de la capacité à réserver, de devenir "Mayor", et/ou de récolter très occasionnellement un coupon de réduction. (encore faut-il qu’il passe dans le coin et que la barrière des possibles "sur-notifications Push" soit résolue)

- Penser à constituer eux-mêmes une Base de Données consommateurs colportant une qualification aboutie (autre que J’aime – J’aime pas, ou colportant quelques annotations autres que : "cool; sympa; top…" afin d’avoir une Base de Donnée permettant une vraie qualification par le consommateur des produits ou services recommandés. (ça c’est potentiellement de l’or en barre pour eux car les Marques Nationales vont forcément s’y intéresser)

- Penser à trouver le Service qui fera la différence : Réalité Augmentée ? oui peut-être, mais bon… on ne va pas de promener en permanence avec le bras tendu… A mon avis, ce qui pourrait à terme faire la différence, est la capacité de donner la possibilité au consommateur d’arbitrer entre Prix et Distance à parcourir. Le jour où un opérateur aura trouvé un partenariat avec un Nielsen, un Kelkoo, Shopping.com, et aura la capacité de recenser les prix des articles, services rendus autour de sa position avec le choix de le chercher le moment venu (et non via de multiples notifications potentiellement polluantes), et d’arbitrer entre le fait de faire 10km de plus pour 50 euros de moins, alors là, ils auront sans doute trouvé une pépite à exploiter ! S’ils arrivent de plus à tracker les habitudes de consommations de leurs "consommateurs captifs et mobiles", ils auront une Base de Données très très intéressante à… vendre.

C’est tout le mal qu’on leur souhaite, car vu l’énergie et la passion déployées par tous ces opérateurs et créateurs d’entreprise, ce sera un juste retour sur Investissement !

Bonne Chance à eux !

Google se lance dans l’e-réputation !

6 février 2011 Poster un commentaire

Source Sampleo.com

février 2nd, 2011  edouard

Depuis début Janvier, Google laisse entendre régulièrement son désir de devenir un acteur majeur de la modération des contenus.

L’histoire débute en Novembre dernier lorsque le New York Times décrivait dans un article les pratiques quelques peu non-éthiques d’un opticien en ligne américain : DecorMyEyes. Le site internet était extrêmement bien classé sur Google et pour des mots clefs très populaires en relation avec le marché des lunettes. Et ce classement était obtenu grâce au nombreux commentaires de consommateurs à son sujet sur les différents sites d’opinions consommateurs. Jusque la rien d’anormal me direz vous! Hormis le fait que tous ces commentaires étaient extrêmement négatifs.

DecorMyEyes bénéficiait de tous ces liens entrants pour asseoir sa popularité auprès des moteurs alors que le degré de satisfaction des internautes était exceptionnellement faible. Le paradoxe des robots Google était mis à jour: un site impopulaire peut être très bien classé grâce au contenu négatif qu’il génère.

Le géant de Mountain View a réagit comme à son habitude très rapidement en décidant depénaliser les sites recevant trop d’avis négatifs… Facile à dire, impossible à faire! Comment évaluer l’ensemble des sites traitants des sujets à polémiques ou encore les sites politiques qui ont par définition des détracteurs? Pour éviter cet effet pervers, Google décida à la hâte deblacklister manuellement une short-list de sites d’e-commerce connus et reconnus pour leur impopularité.

Le mois dernier, la firme de Lary Page annonçait une nouvelle évolution technologique: le« reading level analysis ». L’algorithme Google peut désormais affiner la recherche en fonction du degré de complexité dont a besoin l’internaute.

LIRE LA SUITE sur http://www.sampleo.com/blog/2011/02/02/google-se-lance-dans-le-reputation/

Une année "éclatante" pour Google

21 janvier 2011 Poster un commentaire

LEMONDE.FR avec AFP | 21.01.11 | 13h48  •  Mis à jour le 21.01.11 | 15h43

 

Evolution des résultats financiers de Google depuis 2003.

Evolution des résultats financiers de Google depuis 2003.Le Monde.fr

La publication des résultats trimestriels de Google, dans la nuit de jeudi à vendredi, a été en grande partie éclipsée par l’annonce du passage du fondateur Larry Page à la direction exécutive de l’entreprise, en remplacement d’Eric Schmidt. Les chiffres sont pourtant impressionnants : le bénéfice de Google a bondi de 30 % en 2010, à 8,505 milliards de dollars (6,283 milliards d’euros). Le chiffre d’affaires a progressé de 24 %, dépassant les attentes des analystes. Sur le seul quatrième trimestre, le bénéfice net est de 2,54 milliards de dollars (1,87 milliard d’euros), en hausse de 29 %.

L’action prenait 2,67 % à 643,50 dollars dans les échanges électroniques après la clôture de la Bourse.

LIRE LA SUITE SUR LE MONDE.FR

Catégories:Google Tags:

Google Apps Marketplace : de plus en plus d’applications collaboratives en ligne

16 janvier 2011 Poster un commentaire

Extrait d’un article de Blog de Frédéric Cavazza

La marketplace d’applications d’entreprise de Google

En poussant la réflexion un peu plus loin, nous pourrions même dire que c’est Microsoft qui a inventé ce modèle avec Windows : un environnement d’exécution pour des logiciels et périphériques commercialisés par des partenaires devant verser une « taxe de compatibilité ». Ce principe est-il discutable ? Non pas du tout, c’est le prix à payer pour avoir un environnement de travail et de loisir qui soit le plus riche possible. Certains font le choix, comme Apple, de sacrifier la diversité au profit d’une expérience d’utilisation plus homogène (et plus qualitative), mais dans cette histoire j’ai l’impression que tout le monde y trouve son compte.

Pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça ? Tout simplement car ce principe d’App Store pourrait tout à fait trouver sa place en entreprise. Tout ce dont l’entreprise a besoin, c’est d’un écosystème de développeurs suffisamment vaste pour pouvoir servir la demande. Les grands groupes internationaux, banques, assurances et autres gros industriels y trouveraient ainsi un cadre tout à fait intéressant pour faire évoluer leur S.I.

Dans cette histoire, tout le monde y gagnerait :

  • Les utilisateurs pourraient faire évoluer leur poste de travail plus facilement (en fonction de leurs besoins) ;
  • Les DSI pourraient surveiller le parc de façon beaucoup plus efficace (qui à installé quoi et s’en sert quand) ;
  • Les éditeurs pourraient avoir une vision plus précise sur la façon dont leurs outils sont appréhendés (évaluations, nombre d’installations, usages…) de même qu’un processus de mise à jour bien plus simple ;
  • Les directions métier et MOA bénéficieraient d’un cadre plus rigoureux pour faire leurs expressions de besoins.

Vous pourriez me dire que cette vision est très naïve et que le principe d’urbanisation des S.I. existait bien avant les App Stores, mais je ne peux m’empêcher de penser que le grand public ayant été éduqué selon le modèle iTunes, il sont maintenant plus enclin à reprendre l’initiative sur leurs outils informatiques.

Nous parlons alors d’une plateforme complète proposant :

  • Un ensemble de flux de données brutes publiées dans un format standardisé ;
  • Des outils de création d’applications qui exploiteraient ces flux de de données ;
  • Une place de marché de distribution des applications avec un mécanisme de recommandations en fonction de votre fonction ;
  • Un système de mises à jour simplifié (pour les flux et les applications).
Extrait d’un article de Blog de Frédéric Cavazza
LIRE LA SUITE SUR Entreprise 2.0

Google Me : Google réussira-t-il à être social ?


C’est la rumeur du moment. Google s’apprêterait à lancer un réseau social, vrai rival de Facebook, baptisé Google Me. Voici ce qu’en dit Adam D’Angelo, ancien responsable technique de Facebook :

Ce n’est pas une rumeur. C’est un vrai projet. Un grand nombre de personnes y travaillent. J’en suis totalement sûr.

Manifestement, les équipes de Google ont constaté que Buzz n’était "pas suffisant" et ont lancé ce projet "hautement prioritaire". On savait que les dirigeants de Mountain View étaient récemment partis en quête d’un chef du pôle "social", chargé de donner une cohérence à ces développements.

Voir la suite sur lefigaro.fr

Géolocalisation sur mobiles – Le dossier de la CNIL


" Google Latitude ", " Foursquare ", " Plyce ": les sites ou les applications de géolocalisation mobile sont de plus en plus répandus. Ils permettent d’indiquer à un réseau de connaissance où l’on se trouve et de localiser ses amis.

Quels services proposent ces sites?

Il existe aujourd’hui des centaines de sites et applications mobiles qui proposent des services basés sur la géolocalisation des utilisateurs. On peut notamment citer " Google Latitude" qui permet d’indiquer où l’on se trouve en temps réel et de géolocaliser ses amis en leur envoyant au préalable une invitation. "Twitter" et bientôt "Facebook" permettent également aux utilisateurs de partager leur localisation. Enfin, "Foursquare" ou le français "Plyce" permettent à chacun de repérer, depuis son téléphone mobile, ses amis qui sont à proximité. Les utilisateurs peuvent aussi recommander et donner leur avis sur leurs lieux favoris comme des restaurants ou des cafés.

©Google

Comment ces sites font-ils pour localiser l’utilisateur?

Plusieurs techniques sont exploitées selon les fonctionnalités du téléphone et la nature des réseaux disponibles.
Les applications peuvent utiliser les puces de géolocalisation satellite GPS intégrées dans les nouveaux téléphones mobiles. Elles sont aussi capables de s’appuyer sur la localisation de l’antenne relais du réseau de téléphonie mobile, ou encore sur la détection d’un réseau WiFi connu. Enfin, l’utilisateur peut également indiquer manuellement quelle est sa localisation.

Est-il possible de contrôler quand et par qui on peut être géolocalisé?

La plupart de ces services intègrent des mécanismes permettant de définir précisément la diffusion de ses informations de géolocalisation. Un utilisateur peut notamment désactiver ou suspendre le service à tout moment, et peut également sélectionner les contacts qui sont autorisés à accéder aux données de localisation.

Cela ne passe pas systématiquement par l’opérateur de téléphonie mobile?

Non, les sites n’ont pas forcément besoin de la coopération des opérateurs de téléphonie mobile pour obtenir les données de localisation des téléphones portables.

Quels peuvent être les risques de la multiplication des services de géolocalisation par rapport à sa vie privée?

Le risque inhérent à tous les réseaux sociaux est celui de partager trop d’informations personnelles sur soi.
C’est d’ailleurs ce qu’ont voulu dénoncer les créateurs du site anglais PleaseRobMe.com ("Cambriolez-moi s’il vous plaît"). Ce site recense les maisons vides à partir de tweets type "parti de chez moi, suis au Starbuck" localisés via le service Foursquare. Une façon efficace d’attirer l’attention des internautes sur une tendance potentiellement dangereuse.

Est-ce que ces services peuvent aussi servir à des fins de prospection commerciale?

La CNIL est très vigilante concernant la réutilisation des données à des fins marketing. En sachant où vous vous trouvez, vos données de géolocalisation pourraient être utilisées pour vous envoyer de la publicité ciblée. Par exemple, en sachant que vous vous trouvez dans un rayon de moins d’un kilomètre d’une grande enseigne de prêt à porter, vous pourriez recevoir un SMS vous indiquant les promotions de ce magasin. Le marketing ciblé basé sur de la géolocalisation n’est pas interdit. Il faut cependant que les personnes souscrivant à des services de géolocalisation ayant pour objet de localiser ses amis, aient conscience de la possible réutilisation à d’autres fins et puissent, le cas échéant, s’y opposer.

Pour aller plus loin:

Selon le cabinet d’études Gartner, le nombre d’utilisateurs de services basés sur la localisation (Location-Base Services ou LBS) devrait atteindre 95,7 millions d’ici la fin de l’année 2010 1.
Voici une présentation de quelques uns de ces services:
- Foursquare, Gowalla, Brightkite, Loopt, Plyce et Dismoioù 2 sont axés sur le partage de sa localisation avec ses contacts ; ils fonctionnent aussi sur le principe du " bon plan ". Les utilisateurs peuvent recommander et donner leur avis sur leurs lieux favoris (restaurants, cafés, …). Leur particularité est de proposer des " coupons numériques ", c’est-à-dire des bonnes affaires ou des réductions dans les magasins partenaires du site.
- Checkin Mania 3 regroupe les informations de la plupart des réseaux précédents.
- Google propose plusieurs services notamment Buzz et Latitude qui permettent aux utilisateurs de partager leur localisation.
- MobiLuck 4 est un site Internet proposant le même type de services que Google Latitude. Il permet de partager sa position avec ses amis et de créer des alertes SMS lorsqu’un contact se trouve à proximité.
- Skout, Twitter, Aka-Aki et prochainement Facebook 5 permettent aussi aux utilisateurs de partager leur localisation en plus du service normal.
- Socialight 6 est un outil qui permet de créer son propre réseau social sur Internet et sur iPhone en intégrant la fonctionnalité de localisation.
- En général, les applications disponibles sur Smartphones, notamment sur iPhone et Android, peuvent accéder aux données de localisation de l’utilisateur. On peut ainsi citer les applications PagesJaunes, AroundMe, Premiere, Google Earth, Voila! Ou Allociné qui utilisent la localisation de l’utilisateur pour fournir certains de leur services.
- Fire Eagle 7 est un outil permettant de d’indiquer sa position via des systèmes tiers. Par exemple, il permet de partager sa position sur son blog.
- Ootay 8 permet de localiser un téléphone portable, après avoir obtenu l’accord du propriétaire.
- La solution Computrace 9 , de la société Absolute Software Corporation, permet de tracer les équipements (ordinateur ou téléphone), avec enregistrement de l’historique des déplacements.

1 http://www.generation-nt.com/services-geolocalisation-gps-gartner-etude-evolution-actualite-831471.html
2 http://foursquare.com/ (US), http://gowalla.com/ (US), http://brightkite.com/ (US),
http://www.loopt.com/; (US), http://www.plyce.fr/ (Français), http://dismoiou.fr/ (Français)
3 http://www.checkinmania.com/
4 http://www.mobiluck.com/fr/
5 http://www.skout.com/, http://twitter.com/, http://www.aka-aki.com/, http://www.facebook.com/
6 http://socialight.com/
7 http://fireeagle.yahoo.net/
8 http://www.ootay.fr/
9 http://www.absolute.com/fr_FR/products

Liens:

Check.in: partagez votre position partout en un clic


8 mai 2010 Par Benoit Descary

//
//

Foursquare, Gowalla et Brightkite offrent essentiellement les mêmes fonctionnalités. Ces trois services de microblogging vous permettent de partager, à votre réseau, des lieux que vous fréquentez. Si vous êtes membre d’au moins deux de ces services, je vous suggère de faire l’essai de Check.in.

check in 1 Check.in: partagez votre position partout en un clic

L’agrégateur des services de Check in
Alors qu’est-ce que fait Check.in? C’est très simple, il agit comme un agrégateur de service de géolocalisation. Une fois que vous y avez intégré les réseaux sociaux de microblogging que vous utilisez, Check.in publiera automatiquement votre positon partout. Extrêmement utile si par exemple, vous utilisez à la fois Foursquare et Gowalla.

LIRE LA SUITE SUR : descary.com

La mort des sites Web


Par Guy Doyen
April 20, 2010 source The NextWeb

Applications La mort des sites WebVous possédez un iPad ? Vous avez téléchargé l’application eBay ? Vous devriez. C’est de loin la meilleure façon de naviguer sur eBay.

Vous aimez les films ? Vous avez vu l’application IMDB ? Elle est tellement plus agréable que le site Web.

Vous utilisez Twitter ? Il y a 81,43% de chance que vous n’utilisiez pas Twitter.com mais une application tierce.

Il semble que de plus en plus d’applications remplacent les sites Web à une époque où de plus en plus d’applications arrivent sur le Web…

**********

LISEZ LA SUITE   sur The Next Web

Community management en France : une fusée, des moteurs mais pas de cabine de pilotage


April 19th, 2010 Source Blog de Bertrand Duperrin · View Comments · Communautés

Je voudrais revenir sur certains enseignements tirés des discussions qui ont suivi mon billet sur “la bible du community management“. On pourra en effet épiloguer autant que l’on veut sur le community manager, son rôle, s’inquiéter des dérives et de son utilisation a contre emploi, cela ne sert à rien tant qu’on ne parle pas de la même chose. Et force est de reconnaitre qu’au delà même des détails techniques c’est la conception même du community manager qui semble largement différer selon le contexte dans lequel on se situe.

Ce que je vois c’est une dualité de conception très localisée :

• USA (et ailleurs) : le community manager est un relai business, il pilote un dispositif stratégique au service de l’entreprise et de ses objectifs.

•  France (et ailleurs peut être) : c’est celui qui est en charge de la vie d’une communauté.

Dans un cas on a un manager qui pilote un dispositif, dans l’autre un animateur sympa qui aime parler dans le micro. Et cela se traduit largement dans les profils de postes, les attributs et les profils des personnes que l’on met à la tête de ce genre de chose.

On imagine bien dans un dispositif global que les deux sont nécessaires et que l’un est le relais terrain de l’autre. Mais dans les faits la réalité est que la dimension stratégique manque souvent par ici, que les dispositifs sont peu consolidés et qu’on pense animation sans penser au pilotage global.

Cela traduit il le peu de cas qu’on fait de la chose ? De sa mauvaise compréhension ? Du fait qu’on le considère comme une protubérance de la communication interne et/ou externe qui ne mérite pas l’attention de gens plus hauts placés ?

En fait on se méprend en appelant tout “community management” là où d’autres saisissent la nuance et réfléchissent aux positionnements respectifs du community manager et du social media manager. Le fait est que pour beaucoup d’entreprises françaises, pour ne parler que de ce que je connais, on pense social media management et on néglige le vrai community management.

La question est ouverte mais on ne m’enlèvera pas de l’idée qu’il manque souvent un étage à la fusée. Manque de chance, c’est celui ou se trouve le poste de pilotage.

Google lance une toute nouvelle version de Google Docs


Google nous annonce aujourd’hui une toute nouvelle version de Google Docs, entièrement remanié avec bien évidemment son lot de nouveautés comme un nouvel éditeur de documents, de nouvelles feuilles de calcul, un nouvel éditeur collaboratif de dessin etc., des fonctionnalités bien plus rapides. Google prévoit également de ramener le mode hors connexion et son support et de tirer parti des nouvelles technologies comme le HTML5 entre autre … ;)

Retrouver toute l’actualité Google  sur Jean-marie Gall.comRetrouver toute l’actualité Google sur Jean-Marie Gall.com

Official  Google Docs Blog



Apprendre à apprendre dans l’entreprise moderne


Mardi 06 Avril 2010 10:32 Par Sumeet Moghe source http://www.entreprisecollaborative.com

Les derniers jours que j’ai passés à Hong Kong ont été incroyables : j’ai fait du tourisme, participé à des activités intéressantes, tout cela agrémenté d’une nourriture délicieuse. En parlant de nourriture, je me suis vite rendu compte que c’est presque impossible de s’en sortir à Hong Kong sans utiliser de  baguettes. Je suis sûr que certains restaurants haut de gamme proposent des couteaux et des fourchettes, mais pour moi, la nourriture devait être « pas chère et dans la rue ». Les seuls couverts qu’on me donnait étaient alors des baguettes et des cuillères à soupe. Heureusement, je sais me servir de baguettes, donc je n’ai eu aucun problème. La façon dont j’ai appris à m’en servir est assez intéressante, d’ailleurs. Un beau jour, j’ai décidé que c’était cool de manger avec des baguettes : certains des mes amis le faisaient et c’était un bon moyen de se faire remarquer. J’ai donc lu un « manuel » d’utilisation de baguettes puis, comme je n’en ai pas eu besoin après ça, j’ai oublié en quelques jours. Ensuite, quand l’occasion d’utiliser des baguettes s’est présentée, j’ai eu un peu de mal pendant les dix premières minutes, au point de salir ma chemise ! Il m’a fallu environ une heure pour terminer mon repas ; j’ai fini par trouver ma propre méthode, même si elle est peu élégante. Au fur et à mesure que je mangeais dans des restaurants orientaux, j’ai appris à maîtriser cet art, en me faisant souvent aider par mes amis. Je peux à présent manger tout un repas avec des baguettes, en allant assez vite.

On apprend de manière itérative, au fil du temps

entreprise-collaborative-apprendre-a-apprendre-dans-entreprise-moderne

Pourquoi je vous raconte cette histoire ?

Parce que je pense que la manière dont j’ai appris à utiliser des baguettes est assez représentative de la façon dont on apprend. Les informations que nous n’appliquons pas immédiatement au travail se dégradent par manque d’utilité et, bien vite, on ne s’en souvient plus. On se rappelle des connaissances que l’on applique immédiatement, d’autant plus si on les apprend en exécutant une tâche, c’est-à-dire dans un contexte exécutif. Le plus important, c’est que nous apprenons de manière itérative et au fil du temps. Dans son livre, Outliers – The Story of Success, Malcolm Gladwell explique comment les bons musiciens amateurs ont accumulé environ 2 000 heures de pratique lorsqu’ils atteignent l’âge adulte. Pour les futurs profs de musique, ce chiffre atteint 4 000 heures. Les très bons élèves cumulent environ 8 000 heures et les « musiciens d’élite » investissent environ 10 000 heures dans leur pratique. Pour qu’un novice devienne ne serait-ce que compétent, il lui faut déjà 2 000 à 4 000 heures de travail ! Ça doit bien prendre plusieurs itérations d’apprentissage. L’une des raisons pour lesquelles je soutiens l’apprentissage par petites bouchées et par les médias sociaux, c’est parce que cela permet aux professionnels de l’apprentissage d’aider les apprenants dans leur voyage d’apprentissage itératif.

Vous aussi vous apprenez de manière itérative, indépendamment de votre « méthode d’apprentissage »

L’une des objections aux médias sociaux que je reçois de la part des formateurs est souvent « Mais c’est pas ma méthode d’apprentissage… » ou « C’est pas comme ça que j’apprends… » ou encore « Vous vous êtes jamais dit que c’est peut-être pas la méthode qui convient à tout le monde ? » J’ai tendance à rétorquer sèchement devant ces objections, mais en y repensant de manière plus pragmatique, je me rends compte de certaines choses :

Nous sommes tous des apprenants sociaux

Certains d’entre nous ont peut-être besoin de temps pour s’en rendre compte mais, si on revient sur nos expériences, il nous est arrivé plusieurs fois de poser une question sur un forum en ligne ou de chercher sur Wikipédia ou dans Google. Si l’on n’a rien fait de tout cela, on a au moins appris quelque chose lors d’une conversation autour d’un café, ou dans un bar, ou en travaillant avec quelqu’un. En fait, je parie que la plupart d’entre nous a appris son métier grâce à ses activités informelles plutôt qu’à une formation ultra poussée. Vous ETES un apprenant social, peu importe ce que vous croyez !

Nous devons « apprendre à apprendre »

L’une des avancées majeures de notre époque est la masse d’informations rendue disponible grâce à Internet. C’est fascinant de voir qu’une simple recherche sur Google peut vous sortir  une telle quantité d’informations pertinentes.  En restant en contact avec des amis et des collègues grâce aux réseaux sociaux et professionnels tels que Facebook et Linkedin, on peut tirer profit de relations éloignées, d’une façon qu’on n’aurait jamais imaginée auparavant. Ajoutez à cela une pléthore de médias sociaux tels que Wikipedia, Twitter, Yahoo! Answers, Digg, les blogs, etc. et vous trouverez une mine de renseignements à exploiter. Ceux qui ne profitent pas de ce phénomène ratent vraiment quelque chose. Si vous n’apprenez pas de cette manière-là, vous devez apprendre à apprendre de cette façon. Sinon, je pense que le monde va vous passer à côté et que vous perdrez de la valeur au sein de votre entreprise.
Les médias sociaux sont « plus des facilitateurs qu’une facilitation »

Les médias sociaux sont « plus des facilitateurs qu’une facilitation »

entreprise-collaborative-apprendre-a-apprendre-dans-entreprise-moderne-2

Si, en tant que professionnels de l’apprentissage, nous décidons de rester attaché à un seul mode d’apprentissage, nous mettons un frein à la progression de notre entreprise. Je parle à la fois de l’apprentissage dirigé par un formateur et de l’e-apprentissage (« elearning »). En fait, je pense qu’il est important que toute expérience d’apprentissage formel inclue une plus grande proportion d’apprentissage informel. C’est là que se trouve la vraie valeur et c’est de cette façon que nous soutenons la nature itérative de l’apprentissage. Après avoir travaillé dans une société qui utilise Agile, j’irai jusqu’à dire qu’ « avoir un seul mode d’éducation sans apprentissage informel est le modèle en cascade du monde de l’apprentissage ». Les méthodes purement formelles d’apprentissage veulent aider les apprenants à résoudre les problèmes de demain en utilisant les connaissances d’hier. Plus important encore, ils adhèrent à un concept créé dans un seul but et qui a décidé à l’avance de s’opposer au « juste à temps ». L’apprentissage informel, quant à lui, est contextuel et flexible.

Votre voyage dans l’apprentissage informel commence ici

Les professionnels de l’apprentissage ont aussi besoin d’apprentissage informel et, croyez-moi ou pas, il existe plein d’endroits où l’on peut trouver de l’aide. Je vais vous faire une liste de mes endroits préférés pour apprendre. N’hésitez pas à en ajouter dans les commentaires, je suis sûr qu’il y en a des tas.

Les blogs

elearning Learning est un site collaboratif créé par Tony Karrer. Il s’agit d’un ensemble d’articles de blogs qui traitent de l’e-apprentissage. Vous pouvez vous inscrire avec votre identifiant email et recevoir gratuitement des résumés d’articles.

Je ne sais pas pourquoi le blog de Tom Kulhmann n’est pas dans la liste de « eLearning Learning ». Cela étant dit, il s’agit d’une ressource formidable pour apprendre des méthodes simples et pourtant efficaces pour atteindre rapidement un apprentissage de grande qualité. J’ai appris des tas de trucs sur le blog de Tom, c’est un vrai gourou.

Les communautés en ligne

Il existe de nombreuses communautés sur la toile qui peuvent vous mettre en relation avec d’autres personnes qui pratiquent l’apprentissage. Vous pouvez y obtenir de l’aide, partager des idées, avoir des discussions, et je ne sais quoi encore. En voici quelques-unes que je trouve très utiles :

The Learning and Skills Group est une communauté sur Ning, basée en Grande-Bretagne. Elle est très active et compte environ 1800 membres. On ne peut la rejoindre que sur invitation, mais je pense que vous pouvez parler à Don Taylor pour participer. Il existe aussi quelques groupes indiens très actifs et très utiles :

  • KCommunity est une communauté de professionnels de Gestion des Connaissances. C’est un groupe indien très actif qui travaille beaucoup dans le domaine social.
  • Instructional Designers Community of India (IDCI) a beaucoup de membres qui viennent de la communauté de l’apprentissage, mais je dois dire que j’émets de sérieuses critiques envers certains de ses leaders. (YMMV)
  • The Learning Solutions group a aussi des discussions intéressantes, bien que son trafic ne soit pas comparable à celui d’autres groupes. Il compte quand même quelques membres vraiment intéressants.

Les hashtags (#) de Twitter

Le nombre d’informations qu’on peut trouver sur Twitter est incroyable. C’est pas facile de suivre le rythme, à moins de combiner la recherche et les hashtags. En voici certains que j’ai tendance à suivre sur Twitter. Vous mettez le nom d’une sommité des médias sociaux / de l’e-apprentissage et cette personne twitte. Je ne vais pas dresser une liste des individus, mais allez voir :
#elearning
#e20
#socialmedia
De plus, (comment pourrais-je l’oublier ?) #lrnchat est un chat en ligne qui a lieu tous les jeudi soir de 20h30 à 22h (cote Est) sur Twitter. Je l’ai mis sur iCal comme événement récurrent tous les vendredi matin (en Inde), comme ça je ne le rate jamais !

Autres ressources
Le Centre for Learning & Performance Technologies (alias C4LPT), de la célèbre Jane Hart, offre un éventail de ressources gratuites sur l’apprentissage et les médias sociaux.

ScreenR poste des vidéos sur Twitter. Vous pouvez utiliser l’application gratuite de téléchargement de vidéos ; la seule contrainte est de dire ce que vous voulez en 5 minutes. Vous pouvez trouver des tas de tutoriaux créés par cette énorme communauté et faire le vôtre presque sans effort !

Enfin, Learning Solutions Magazine, qui a été lancé récemment et LearnTrends virtual conference, encore plus récent, sont des sources de connaissances hallucinantes sur l’apprentissage en entreprise.

sumeet-moghe-entreprise-collaborative-ecollab-contributeurSumeet Moghe a 9 ans d’expérience dans la Formation et le Développement. Sa passion est de créer et de discuter de nouvelles méthodes de formation. Sumeet travaille pour ThoughtWorks Technologies Pvt Ltd, en Inde, et dirige Workplace Learning pour ThoughtWorks Globally. Ces dernières années, il s’est intéressé tout particulièrement à l’observation de la synergie entre les méthodes Agile et Learner Centered Training, construites sur les valeurs de respect, communication, feedback, courage et simplicité. A ThoughtWorks, il a l’occasion de voir ces méthodes mises en pratique et d’inventer ses propres exercices. Sumeet a un réel désir d’exporter les principes d’Agile dans les domaines qui ne sont pas liés à l’informatique et a commencé en les appliquant aux domaines de Workplace Learning, Enterprise 2.0 et de la collaboration en équipe.

Le 2.0 expliqué à ma grand mère


Source : Blog d’Eowenn

Principes de base

Le Web 2.0 est un concept lancé en 2004 par Tim O’Reilly, un des leaders majeurs dans le secteur Internet , lors de l’organisation d’une conférence à propos du web. Cette expression désigne les nouveaux usages d’Internet apparus ces dernières années, et les outils qui y sont rattachés. L’on parle également d’Internet participatif.

De nouveaux modèles ont été générés par ce phénomène. Parmi les plus connus, on retrouve Wikinomics par Don Tapscott, désignant un modèle correspondant à la collaboration issue de l’intelligence collective (par exemple, Wikipedia), ou encore la théorie de la longue traîne par Chris Anderson, un nouveau modèle économique basé sur la vente de nombreux produits en petite quantité (par exemple, sur Amazon ou Cdiscount).

La notion de web 2.0 est qualifiée et se différencie du web 1.0 par deux concepts de base :

  1. Le Social Networking (réseau social) qui rassemble des communautés d’internautes selon leurs centres d’intérêt (par exemple, Facebook)
  2. La notion de User Generated Content (contenu généré par l’utilisateur) qui implique que l’internaute ne se contente pas de télécharger ou lire des contenus mais en produit à son tour et contribue à enrichir la toile. Le modèle économique des plates-formes nées sur ce principe (par exemple, YouTube) ne repose donc pas sur un téléchargement payant de contenus mais sur la valorisation de contenus amateurs. On parle même par extension de crowdsourcing (approvisionnement par la foule).

Ces deux notions se retrouvent dans les différents types d’outils 2.0 que l’on appelle médias sociaux.

Social Networking: les réseaux sociaux

Le réseau social typique tel que nous le connaissons aujourd’hui repose sur trois principes de base:

  • Trouver des anciens amis, des collègues, etc. ;
  • Se connecter et avoir accès aux profils ; agrandir son réseau ;
  • Partager : des nouvelles, des photos, etc.

Trois réseaux se sont particulièrement imposés successivement lors de ces dernières années.

  • MySpace cible les adolescents et repose sur la personnalisation de sa page personnelle (arrière-plan, musique de fond, etc.). Ce réseau est à présent en déclin face aux deux autres et reste surtout utilisé soit par un public jeune, soit par des acteurs de la sphère musicale.
  • Facebook, qui en mars 2010 a dépassé Google en termes d’audience, s’est imposé en trois ans comme le premier réseau social de la planète.
  • Twitter, lancé en 2006, repose sur la mise à jour du statut de l’utilisateur et connaît un succès grandissant car il per met de connaître l’information en temps réel (par exemple, lors du tremblement de terre à Haïti). Ce service mixte allie les avantages de la veille, du principe de blog et même de la messagerie instantanée puisque les utilisateurs peuvent s’adresser les uns aux autres.

Il existe une multitude d’autres réseaux sociaux, notamment des réseaux sociaux professionnels permettant de multiplier les opportunités dans le monde du travail (Viadeo, LinkedIn).

User Generated Content: les médias sociaux de génération de contenu

Ceux-ci peuvent inclure de nombreuses dimensions, et ce contenu peut être écrit, audio ou vidéo. En voici quelques-uns:

  • Les outils collaboratifs permettent de partager notamment des éléments que l’on trouve intéressants avec les autres utilisateurs (sous forme d’article, d’information pure, de liens, etc.). Exemple: Del.icio.us, Digg
  • Le blog est un outil de publication personnelle qui permet à l’internaute de s’exprimer sur un espace qui lui est propre.
  • Les plateformes de partage permettent de mettre en ligne du contenu audio, vidéo ou photographique. Exemple: Youtube (vidéo), Flickr (photo)
  • Les commentaires, forums de discussion et espaces et site d’avis de consommateurs permettent aux internautes de donner leur opinion et de débattre sur différents sujets selon leurs centres d’intérêts.
  • Le journalisme participatif: un des phénomènes du web 2.0 est la notion de “citoyen-média”, c’est-à-dire la possibilité pour l’internaute de mettre en ligne du contenu à ton journalistique. AgoraVox ou Le Post sont des sites qui permettent au citoyen lambda de mettre son contenu en ligne.
  • Les wikis sont des sites modifiables par les internautes permettant le libre partage de l’information: l’exemple le plus connu en est Wikipedia.

SAP lance son outil collaboratif StreamWork


source : Le Monde Informatique

Edition du 02/04/2010 – par Maryse Gros

SAP vient de lancer officiellement StreamWork, son outil collaboratif conçu pour la prise de décision en équipe. La version bêta de l’application s’appelait 12Sprints, en référence à l’approche itérative de la méthode agile Scrum. Le nom de StreamWork illustre la fluidité d’utilisation du logiciel.

Comme prévu, SAP vient d’annoncer la disponibilité générale de son outil de collaboration en ligne, désormais baptisé StreamWork. Le logiciel a été accessible pendant plusieurs mois en version bêta, d’abord privée, puis publique, début février. Il y a presque un an maintenant que SAP a mentionné pour la première fois, sous le nom de Constellation, cette application de prise de décision en groupe, alors en gestation. Livrée en bêta publique sous l’appellation « 12Sprints », faisant référence à la méthode de développement agile Scrum, le logiciel vient donc de se voir définitivement nommé. « StreamWork » veut évoquer la fluidité. Le nom souligne la vocation de l’outil à fournir à une équipe géographiquement dispersée un espace en ligne pour avancer sans à-coup et sans entrave sur des sujets de toute nature, exigeant une prise de décision documentée et argumentée.

« Ce peut-être la sélection d’un packaging pour un produit, donne en exemple David Meyer (photo), vice-président senior, responsable des technologies émergentes pour SAP BusinessObjects, basé en Californie, dans la Silicon Valley. Ou encore, le choix d’une date et d’un lieu pour un événement. On travaille autour de l’outil comme on le ferait avec un tableau blanc », nous a-t-il expliqué le mois dernier, à l’occasion d’un déplacement en Europe, au Cebit de Hanovre. Différentes méthodes et matrices (Swot*, notamment) sont proposées aux personnes participant à la réflexion, afin de peser le pour et le contre des solutions suggérées, en fonction de leurs inconvénients et avantages respectifs. Chacun donne son avis, en direct, et l’historique des conversations et des échanges est conservé.
« Ce logiciel n’est pas concurrent de Google Wave, mais complémentaire, considère David Meyer. Ce que nous voulons avant tout, c’est respecter la façon dont les gens travaillent. Nous ne voulons pas contrôler mais faciliter les choses, les rendre possible ».

StreamWork capture

La version payante offre plusieurs niveaux de sécurité

Librement utilisable dans sa version bêta, StreamWork va se maintenir dans une version gratuite, la Basic Edition. Celle-ci est limitée à cinq activités ouvertes (auxquelles on pourra inviter tout participant), à 250 Mo de données stockées par utilisateur et à un historique d’un an sur les dossiers fermés. Ce produit d’appel permet en revanche de collaborer sans limite aux activités ouvertes par d’autres groupes. Il autorise aussi l’ajout de méthodes supplémentaires, de commentaires et de fichiers.

Quant à l’édition dite professionnelle, on peut s’y abonner pour un an, en France, au prix de 96 euros (110,4 euros TTC) par utilisateur. Elle permet d’ouvrir jusqu’à cent activités personnelles, de disposer d’un espace de stockage de 5 Go et de conserver jusqu’à deux années d’activités déjà bouclées. Cette version dispose surtout de fonctions de sécurité à appliquer à différents niveaux (par utilisateurs et par groupes).

David Meyer, qui a supervisé le projet 12Sprints, a rejoint SAP/BusinessObjects il y a un peu moins de deux ans, après être passé chez Plumtree, acquis par BEA Systems, qu’il a quitté après son rachat par Oracle. « Marge Breya [vice-présidente exécutive et directeur général de SAP/BO pour la plateforme décisionnelle] m’a convaincu que je pourrais diriger un projet à la manière d’une start-up en intégrant SAP », confie-t-il. 12Sprints a démarré en s’appuyant sur le code des applications BusinessObjects On Demand, outils décisionnels en ligne [récemment livrés dans une nouvelle version]. « J’ai demandé à pouvoir développer en utilisant les méthodes agiles, on ne pouvait pas faire autrement. Mais Business Objects travaillait de toutes façons sur ce mode depuis des années ».

La toute première version bêta de l’outil a été livrée en avril 2009. Les premières prises en main se sont faites par un groupe restreint d’entreprises, chaque utilisateur au sein de ce cercle étant en mesure d’inviter qui il souhaitait dans la boucle. « Nous avons eu un profil Facebook sur l’outil 12Sprints avant même que l’identité de ses développeurs soit connue et que l’on sache qu’il s’agissait de SAP », indique David Meyer. Entre mai et novembre 2009, une liste blanche précisait le nom des entreprises autorisées à participer au test. Il suffisait d’en faire partie pour y accéder.

L’utilisateur peut porter son contexte SharePoint dans StreamWork

La bêta privée arriva début décembre. On y accédait sur invitation. « Vous pouvez facilement créer une activité. Que vous utilisiez MS SharePoint ou un outil de wiki, vous pouvez en porter le contexte dans 12Sprints [désormais StreamWork], explique David Meyer. On peut aussi y présenter des PowerPoint et les accompagner immédiatement de commentaires. Il y a eu une adoption rapide du produit pendant sa phase bêta. Les meilleurs jours, nous avons pu avoir entre 500 et 1 000 inscriptions. Bien sûr, les niveaux d’activité sont différents, certains utilisateurs sont très actifs, d’autres se sont juste enregistrés. Fin février, il y avait plusieurs milliers de personnes qui utilisaient l’application. »

Certains éditeurs américains ont déjà développé des fonctionnalités complémentaires au logiciel. Evernote, par exemple, qui propose un outil de prise de notes, permet d’intégrer ces contenus à une activité StreamWork. Scribd, de son côté, utilise sa technologie d’affichage de documents pour offrir la lecture de fichiers Word et Excel directement dans l’environnement StreamWork.

L’informatique dans les nuages et les enjeux du stockage des données


L’informatique dans les nuages (cloud computing) est un concept émergent. Elle a pour conséquence le stockage des applications et des données sur des serveurs distants et interconnectés entre eux (on utilise le terme « nuage » car l’emplacement n’est pas connu de l’utilisateur). Les données et applications ne sont plus uniquement stockées sur le disque dur de son ordinateur mais sur des serveurs via Internet voire exclusivement sur des serveurs distants. Les logiciels deviennent utilisés à la demande gratuitement ou non.

Historiquement, Amazon a lancé le concept du cloud computing en 2002. Son objectif était l’acquisition d’un parc de serveurs pour absorber le pic des commandes réalisées sur leur site au moment de Noël. Ce parc étant inutilisé le reste de l’année, Amazon avait alors décidé d’ouvrir ces ressources inutilisées aux entreprises, pour qu’elles les louent à la demande. Depuis Amazon a investi massivement dans ce domaine et a continué d’agrandir son parc de serveurs et les services associés.

Les acteurs présents dans l’informatique dans les nuages sont nombreux parmi lesquels Amazon, Exalead, Google, HP, IBM, Intel, Microsoft, Salesforces et Yahoo. Et selon une étude du cabinet IDC, les dépenses en 2012 en matière d’informatique dans les nuages devraient atteindre 30,4 milliards de dollars. Le marché du cloud computing risque de pénétrer davantage la sphère privée avant d’atteindre la sphère professionnelle comme cela a été le cas avec les outils du Web 2.0, blogs et réseaux sociaux.

Parmi les applications du cloud computing, nous avons une série de *aaS : SaaS (Software as a Service pour la mise à disposition de logiciels), PaaS (Platform as a Service pour le partage de plates-formes), IaaS (Infrastructure pour la mutualisation de l’infrastructure), HaaS (Hardware as a Service pour permettre une puissance de calcul importante).

Avec le SaaS, un logiciel comme une application est disponible à distance via Internet et ce pour un ensemble d’utilisateurs.

Le cloud computing a des impacts techniques, organisationnels et en matière d’usages qu’il convient de mesurer avant tout changement dans l’entreprise.

Les avantages du cloud computing sont nombreux :

-     gain de temps (travail des collaborateurs à distance via des bureaux virtuels ce qui permet une flexibilité, économie en temps d’échange de documents divers, d’impression, de modification étant donné que tout se fait en temps réel),

-    gain d’argent (économie de locaux, de licences des logiciels du fait d’un paiement à l’utilisation à la demande globalement moins chères que le coût d’acquisition des licences, client léger), gratuité pour les particuliers (par exemple, espace de stockage de Gmail),

-    gain de productivité (rapidité d’échange des informations, meilleure collaboration où l’on peut modifier des documents et les partager plus rapidement qu’un mél avec des pièces jointes), accès depuis n’importe quel ordinateur (cybercafé, bibliothèque) ou smartphone à ses applications et ses données,

-    gain organisationnel (cohérence du parc logiciel avec non plus l’installation et la mise à jour de la dernière version sur son PC mais l’utilisation de la version courante (par exemple Salesforce, Google Apps), documents toujours à jour avec une collaboration et une modification en temps réel des données, possibilité de synchronisation des données entre les données et les documents en ligne).

Les risques ne sont pas à écarter notamment en ce qui concerne la sécurité des données. En effet, une entreprise ou un particulier qui publie des documents confidentiels en ligne s’en remet à la sécurité de l’entreprise qui offre le service. La sécurité est à prendre dans ses trois composantes : intégrité (les données ne doivent pas être indûment modifiées), disponibilité (les données doivent être accessibles dès que l’on en a besoin), confidentialité (les données ne doivent pas être vues par des tiers non autorisés). Or des cyberattaques devraient se multiplier étant donné la valeur que représentent ces données dans notre civilisation immatérielle.

Avec le cloud computing, un utilisateur peut développer ses propres applications et les faire héberger. Le PaaS vient compléter le SaaS en proposant non seulement une plate-forme de services mais aussi une plate-forme de développement qui peut combiner langage de programmation, outils et modules de développement. La plate-forme Azure de Microsoft est un exemple de PaaS qui comprend un environnement complet d’hébergement des applications et des services permettant de s’affranchir des questions de déploiement, montée en charge, géolocalisation, gestion des licences serveurs… Google Docs, qui s’inscrit dans la plate-forme Google App Engine pour construire ses propres applications et les héberger sur les serveurs Google, permet à l’utilisateur de stocker ses données et documents soit de façon privée soit en les partageant. Il peut les organiser et ainsi stocker des fichiers compressés et de toute nature (textes, images, vidéos, audios). Chacun des fichiers doit avoir une taille inférieure à 250 Mo. Le recours à Google Docs Viewer permet de parcourir tous les contenus. Les documents conservés sur Google Docs sont accessibles depuis n’importe quel ordinateur connecté. Cela permet à l’utilisateur d’avoir accès à ses données simplement et rapidement.

L’utilisateur peut aussi vouloir démarrer ou arrêter à la demande des serveurs virtuels sur lesquels ses propres applications web s’exécutent. L’Elastic Cloud Compute (EC2) d’Amazon est un exemple d’IaaS. Le paiement est effectué en fonction du temps d’utilisation des serveurs.

Chrome OS, système d’exploitation de nouvelle génération, est lui aussi basé sur le cloud computing. Il vient concurrencer la version 7 « light » de Windows destinée aux netbooks. Hormis le système d’exploitation, aucun programme n’est installé sur l’ordinateur. L’utilisateur a accès aux différents programmes comme la suite Office de Google par Internet. Chrome OS se focalise sur l’essentiel, Google se base sur le fait que l’internaute passe la majorité de son temps à utiliser son navigateur. Un frein actuel est que le système d’exploitation ne peut être démarré que si l’on dispose d’une connexion à Internet. Or les accès Wi-Fi/Wimax par exemple ne sont pas encore généralisés.

L’informatique dans les nuages représente un enjeu important pour rendre l’informatique plus agile mais avec une composante en matière de sécurité primordiale et des questions qui en découlent : chiffrement éventuel des informations stockées dans les nuages, prévention des cyberattaques, etc.

Par D. Fayon – Publié dans : Article – Communauté : Actualités du Web 2

Collaboratif 2.0 et réseau social au cœur de l'intranet de Bouygues Telecom


Source : Le Journal du Net
Lire
© Bouygues Telecom
Inaugurée en février, la nouvelle version de l’intranet de l’opérateur fait la part belle à la personnalisation, aux widgets et aux vidéos contributives. Des passerelles ont été créées avec Microsoft SharePoint.

Lancé dans l’aventure intranet depuis plus de 10 ans, Bouygues Telecom a franchi un cap décisif en février dernier avec le lancement de la dernière version de son site Wooby.  Avec 2,3 millions de pages vues par mois pour plus de 9 000 utilisateurs, l’intranet de Bouygues Telecom rentre de plain-pied dans l’ère du 2.0, des interfaces riches et des réseaux sociaux.

Si l’intranet de l’opérateur de télécommunications propose toujours aux collaborateurs un accès à l’ensemble des actualités du groupe (communications institutionnelles, cours de bourse…) et à des services aussi bien transversaux (gestion des congés, notes de frais…) que métiers, il a fait l’objet d’une rénovation en profondeur.

"Nous avons voulu apporter une cohérence d’ensemble inédite à l’intranet" (Sarah Alezrah – Bouygues Telecom)

"Nous avons souhaité lutter contre l’info-obésité de notre intranet qui s’articulait autour de 300 sites différents, refondre totalement son ergonomie pour lui apporter une cohérence d’ensemble inédite et en profiter pour le mettre au goût du jour", fait savoir Sarah Alezrah, responsable des publications internes et de l’intranet.

Pour réussir le pari de la transformation d’un intranet statique vers une plate-forme plus dynamique, le groupe s’est s’appuyé sur un canevas technologique autour de Microsoft .NET et Ajax.  Sachant que les sites Web encore en circulation basés sur le langage ASP  bénéficieront d’une migration dans les semaines qui viennent.

La refonte et le postulat technologique choisi pour l’intranet Wooby ont permis de répondre aux nouveaux enjeux de Bouygues Telecom en matière de personnalisation, de recherche d’informations et de collaboration.

"Les collaborateurs ont désormais la possibilité de créer un espace personnel à leur image dans lequel ils peuvent créer leur liste de widgets métiers, faire remonter leurs flux RSS préférés ou changer l’apparence de la page d’accueil", annonce Sarah Alezrah.

Les intranautes ont ainsi accès à leurs flux d’information favoris, peuvent créer des onglets, choisir l’apparence du portail, ou encore définir l’organisation des pages et les enrichir à la manière de Netvibes ou de iGoogle. L’environnement a été accueilli avec enthousiasme par les collaborateurs qui, depuis mi-février, ont déjà créé plus de 14 000 widgets.

Si le collaborateur dispose d’une grande liberté d’action pour façonner la page d’accueil, l’ensemble de l’intranet n’est en revanche pas modifiable. Les pages Web relatives à la communication groupe, aux informations métiers sont ainsi poussées par les responsables de contenus au sein de chaque service ou entité de Bouygues Telecom. Mais il reste toujours possible de placer en favoris l’ensemble des contenus du site intranet pour permettre de les consulter plus facilement lors d’une prochaine connexion.

la page d'accueil de l'intranet wooby est  entièrement personnalisable à l'image
La page d’accueil de l’intranet Wooby est entièrement personnalisable à l’image des portails 2.0 type Netvibes ©  Bouygues Telecom

Au-delà de la personnalisation, Bouygues Telecom a également entièrement repensé son intranet en tant que plate-forme collaborative. Ayant implémenté SharePoint 2007 à des fins d’échange d’informations et de partage de documents, le groupe a décidé de développer les connexions et la perméabilité des données SharePoint avec son intranet.

"L’utilisateur dispose dans son espace SharePoint d’un bouton baptisé push Wooby qui lui permet de déverser l’ensemble des mises à jour effectuées dans SharePoint dans son portail intranet personnalisé, via des flux RSS", explique Sarah Alezrah.

Une fonctionnalité qui ne contraint donc plus le collaborateur à quitter l’univers intranet pour accéder à SharePoint et réciproquement. D’un point de vue technologique, Bouygues Telecom recourt à la version 2007 mais y a adjoint une série de développements spécifiques réalisés en interne. Un parti pris qui ne va pas à l’encontre d’une montée de version vers SharePoint 2010 prévue dans quelques mois.

La complémentarité entre la plate-forme SharePoint de Bouygues Telecom avec son intranet ne s’arrête pas là. Ainsi, l’opérateur a décidé de conserver le moteur de recherche propre à SharePoint en lui adjoignant de nouvelles fonctionnalités spécifiques (recherche sémantique, liens sponsorisés, tagging…) pour gagner en pertinence.

"Nous avons voulu apporter de l’intelligence à notre moteur de recherche qui s’appuie maintenant sur une bibliothèque de sites sponsorisés pour faire remonter des résultats conseillés de tout type : espaces collaboratifs, actualités, annuaires et vidéos", souligne Sarah Alezrah.

Et la responsable des publications internes et de l’intranet.de poursuivre : "lorsque l’on effectue une recherche sur le terme CE, le moteur fait remonter les informations et documents faisant référence au comité d’entreprise et non plus les phrases contenant l’adjectif démonstratif ce".

le moteur de recherche  de l'intranet a entièrement été revu pour accroître la
Le moteur de recherche de l’intranet a entièrement été revu pour accroître la pertinence des résultats ©  Bouygues Telecom

Le moteur de recherche s’avère à ce titre contributif en donnant la possibilité à tous les collaborateurs d’y référencer des sites, documents ou informations jugées utiles. Mais également de partager avec la communauté par le biais de fonctionnalités de recommandation virale de type envoyer à un ami, partager…

"Auparavant, l’intranet faisait la part belle à la communication descendante, et les collaborateurs naviguaient simplement sur l’intranet tandis qu’aujourd’hui ils en sont véritablement les acteurs, dans un environnement plus interactif et ouvert sur les dernières tendances Web", analyse Sarah Alezrah.

La plate-forme de partage de vidéos (Wooby Motion) a constitué la première pierre de l’édifice 2.0 de l’intranet de Bouygues Telecom.  Avant d’être transposé au collaboratif et à la recherche intranet, l’aspect contributif (notation, évaluation…) a d’abord été mis en place pour la vidéo.

Pour l’heure, il existe plus de 300 vidéos accessibles sur l’intranet, dans des domaines variés : diffusion en exclusivité des campagnes publicitaires, vidéos métiers, reportages sur la vie d’un service… Sans se fixer de palier volumétrique particulier, Bouygues Telecom a en revanche prévu de ne pas laisser les vidéos indéfiniment accessibles.

"La plate-forme de vidéos a été pensée comme un tapis roulant où la durée de vie des contenus peut être limitée en fonction de leur nature, ainsi les clips publicitaires n’ont pas vocation à rester", précise Sarah Alezrah.

Bouygues Telecom a choisi Newsgator en tant que socle technologique pour son réseau social interne

Après la personnalisation, le collaboratif, la recherche et les vidéos, Bouygues Telecom a décidé de poursuivre sur les rails de l’entreprise 2.0 en lançant un réseau social interne. Basé sur la solution Newsgator, ce réseau social se rapprochera dans son fonctionnement d’un Facebook et d’un Viadeo.

"Nous voulons tirer parti des atouts de ces réseaux sociaux comme la simplicité d’accès et la facilité de prise en main pour placer le collaborateur au cœur d’une dynamique communautaire et faciliter les échanges sans pour autant se substituer aux communautés SharePoint existantes", prévient Sarah Alezrah.

Lancé en mai auprès de 80 utilisateurs, le pilote sera initié à l’occasion du lancement d’un projet stratégique d’entreprise. Un choix loin d’être anodin pour tester la viabilité opérationnelle de ce réseau social interne.

Parmi les autres projets prévus à court terme, Bouygues Telecom prévoit une version mobile de l’intranet spécialement adaptée à la nouvelle génération des smartphones (Androïd, iPhone…). Objectif : rendre  accessible les services les plus utiles pour les collaborateurs en situation de mobilité, comme l’annuaire.

1999 : premières initiatives Web internes avec une page d’accueil (version 1), quelques actualités et des sites intranet dispersés (conduite du changement du passage à l’euro…). Pas de charte graphique et d’ergonomie commune. Coût unitaire des sites très élevé.

2001 : mise en place d’un système de CMS pour permettre la création et publication de sites intranet, en quelques clics, sans coût de développement et d’intégration. Adhésion immédiate : les sites intranet progressent rapidement (de 9 à 30 intranets en quelques mois).

2002 : premiers sites collaboratifs à vocation documentaire sous SharePoint.

2004 : mise en place du portail (version 4). Objectif : faciliter l’accès à l’offre Web interne (environ 130 sites à cette période). C’est aussi les premiers pas des onglets "métiers" réservés aux populations du réseau et de la DSI, et les premiers onglets "services", destinés dans un premier temps aux collaborateurs des achats et de la RH. Montée en puissance des espaces collaboratifs avec près de 50 sites à cette période.

2005 : mise à disposition de la version mobile avec une dizaine de services : annuaire, messagerie, information institutionnelle, horaires de navettes…

2007 : explosion des sites collaboratifs SharePoint avec près de 700 espaces dédiés aux équipes, au partage documentaire…

2008 : premières initiatives de blogs internes.

2009 : mise en place du portail vidéo interne, comparable à un "Daily Motion interne" avec publication autonome, fonctionnalités de commentaires, partage, syndication…

2010 : version 5, appelée aussi neXtGen.

L’opérateur télécom s’est appuyé sur les ressources MOE et MOA délivrées par la filiale ingénierie du groupe : C2S. Jusqu’à cinq personnes ont été mobilisées dans le cadre de la réalisation de ce projet d’intranet.

"Ce qui fait le succès d’un intranet, c’est la qualité de dialogue entre une maitrise d’ouvrage qui a conscience des contraintes techniques et une maitrise d’œuvre qui developpe des outils en fonction des usages et se met a la place des utilisateurs", conclut Sarah Alezrah chez Bouygues Telecom.

Vente à Distance et E-Commerce : Regard d'un Béotien (2)


A la conquête du client Multicanal

Le 25 Mars 2010, se tenait au Marriot Champs Elysées, une conférence organisée par LSA, sur le thème :
VAD & E-Commerce : à la conquête du client Multi-canal.

Comment tirer profit des opportunités de croissance de la Distribution Multicanal
Stratégie Multicanal : Quel Mix pour Booster les Ventes
E-Commerce : Quels nouveaux Concepts pour Innover demain

Avec la participation Exceptionnelle d’Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat chargé du commerce, de l’Artisanat, des PME, du Tourisme, des Services et de la Consommation.

Présence et participation de : But International; Castorama; Célio; Clubatcost; Fevad; GFK; Groupe Lafuma; Immersive Lab; Isai Gestion; Kiala; King Jouet; Laser; Médiamétrie; Netratings; Myfab (finalement absent); Nature & Découvertes; Priceminister; Simply Market.

Bref, du beau Monde pour nous parler d’un beau et vaste sujet :

Impression d’ensemble et si je devais en retenir quelques points majeurs :

Il y a manifestement un Monde (Euphémisme…) entre les Pure Players, dont le Business Model a toujours été le modèle de vente à distance via le Web, et les fameux "Bricks & Mortars", qui eux, se sont dit un jour :
"Tiens y de la lumière, on va rentrer pour voir…" d’autant que les marchés étant Flat ou en régression, ce serait pas mal de profiter de la croissance marginale que pourrait nous apporter le Net…
Quand même, sait-on jamais, s’il y a un El-Dorado à venir, commençons à récolter quelques pépites…

Oui mais voilà… Là commence apparemment la différence (et majeure) entre les deux extrêmes : Il y a ceux pour lesquels c’est Vital, car c’est leur Business Model à part entière (Pure Players), et ceux qui se disent que par ces temps de crise, et par le côté reluisant des progressions à deux chiffres du Web, des Réseaux Sociaux, du 2.0 etc., on se doit d’investiguer le Web au cas où… Croissance marginale oblige. Oui… mais à quel prix ? (comme toute croissance marginale d’ailleurs… Quel est l’investissement marginal que l’on est prêt à mettre pour aller chercher cette croissance marginale… qu’au passage… tout le monde veut capter…)

Le problème pour avoir discuté lors du déjeuner avec pas mal d’entre eux, c’est que rares sont les entreprises classiques qui investissent massivement "pour voir"…  avec les résultats qui en découlent…

1/ "If You Pay Peanuts… You Get Monkeys…" (James Goldsmith)

Finalement quel Monde entre les chiffres annoncé par Hervé Novelli : 2009 : 24 Millions d’acheteurs sur 36 Millions d’Internautes; 64 000 sites marchands (+35% vs. AN-1), + 26% d’achats en e-commerce en 2009, et une certaines réalité plus difficile (en tout cas pour certains)

Le retour d’expérience de la plupart des "Bricks & Mortars", ou des entreprises ayant essayé le multi-canal est présenté avec pas mal d’humilité par ses représentants.
En effet : les ventes en CA des But, Castorama, etc. se situent dans des fourchettes de 1 à 3% environ.
On parle de CA d’un Point de Vente additionnel, on parle d’une "Vitrine" pour l’entreprise, on ne parle pas encore de rentabilité (chiffres apparemment tabous ou difficiles à calculer…)

Lorsqu’il s’agit de parler de coût de maintenance, de logistique avec logique de messagerie, de Web 2.0 avec logique d’échange avec l’Internaute… le second enseignement (au delà des investissements que l’on est prêt – ou pas – à mettre c’est :

2/ Vendre encore… on sait faire… mais…

Plus on va dans une logique de personnalisation pour le consommateur Internaute (l’Hyper-Consommateur Expert" Roger Leï Sté Laser) , plus nous avons affaire à un "consommateur averti" ! ( les intervenants se sont retenus, mais à peine de l’appeler "chieur"…. c’est quand même un client… faut l’aimer quand même…)
Et le consommateur averti en vaut… plus que deux…
En effet, avant d’acheter, il est allé sur tous les sites possibles pour comparer les prix, screener les commentaires de ceux qui ont déjà acheté le produit, les SAV, les Forums etc.

Et là également, on ne s’improvise pas du jour au lendemain un acteur majeur du Marketing 2.0 : Nestlé l’a manifestement appris à ses dépends récemment… avec sa communication sur Facebook.

Il est d’ailleurs intéressant de noter, que le consommateur averti a deux motivations principales d’Achats sur le Web : (source GFK)
1/ Le Prix
2/ Le Conseil d’un autre expert Conso qui aura recommandé le produit tant convoité.

Qui peut se targuer d’ailleurs de ne jamais être allé à la Fnac pour avoir les meilleurs conseillers en vue de l’achat d’un service High Tech, pour finir une fois la référence choisie par l’acheter ailleurs… moins cher ?

3/ La Grande Force des Pure Players

(Venteprivée.com, Pixmania, Priceminister, E.Bay, Clubatcost etc.)

Est d’ailleurs d’avoir compris assez tôt comment intégrer parfaitement cette logique de notation des produits par les "consommateurs experts", et d’arriver justement à pratiquer des prix déconnectés et beaucoup plus bas que les Old Players…
Tout en arrivant à s’affranchir de la principale barrière qui peut remettre complètement en cause un modèle économique :

La Barrière Logistique !

Malins sont les Priceminister, E.Bay, etc. qui font en sorte que la logistique soit directement gérée par…. le client lui-même….
Malignes aussi sont des sociétés comme Kiala, qui ont bien compris qu’il y avait un créneau à prendre sur le sujet…

En effet, la livraison à domicile et/ou la logistique de l’acheminement des achats sur le Web est sans doute LA partie la plus difficile à gérer.
Quand bien même l’internaute est semble t-il prêt à payer la valeur réelle des coûts de livraison, reste encore…

Le problème pour le consommateur étant d’aller faire une demi-heure (minimum) de queue à la Poste le samedi matin pour récupérer le colis qui n’est pas rentré dans la boite aux lettres, ou de déranger le voisin (ça c’est pas vraiment dans notre culture française) car DHL ne vous aura pas trouvé chez vous lors de son passage impromptu…..
Le problème pour l’Industriel étant… le coût, et surtout le "coût du dernier Kilomètre"

Kiala a bien compris manifestement que l’avenir des livraisons (déjà 43% à date) des Internautes qui achètent on line, se fait et se fera de plus en plus via des Relais de livraison.

4/ Les Relais de Livraisons : l’avenir des Net Players ?

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 3 900 relais Kiala en 2009, une prévision de 7 000 relais en 2011 + 30 000 marchands de journaux partenaires pour la société !….
L’autre fait majeur concernant ce mode de livraison, c’est que quasiment tous les gros Players du Web s’y mettent : Ikea, Pixmania, Free, Orange, Bouygues Tel, Grosbill, Sarenza, Spartoo, Rue du Commerce, Maty, HP, Danone (liste non exhaustive) font d’ores et déjà appel à Kiala comme partenaire !!!

5/ Un mot sur la Gestion des Bases de Données Clients :

Là également, il n’y a pas photo entre un Pure Player historique (Priceminister /ex) et… les autres concernant la capacité à bien gérer un Marketing Relationnel au regard de la mine d’or qui est la leur quant à leur capacité à avoir mis en place des bases de données qualifiées consommateurs.
Là pour le coup on peut parler de CRM, et de système informatique intelligent….

A l’image également de société comme Critéo, ou "tout simplement" Google ad, il est aujourd’hui possible pour ces sociétés de tracker le comportement de l’internaute de telle manière à lui fournir une offre personnalisée, et de lui diffuser des bandeaux publicitaires personnalisés.

Mais c’est quelque part normal !  Leur Comité de Direction à eux, n’a sans doute pas seulement payé trois stagiaires pour voir ce qui se passait sur internet, et créé "by the way" un site e-commerce…

Il ont pensé le Business Model du e-commerce de façon globale :
Peut-être faut-il être au pied du mur (cf. IBM il y a quelques années) pour envisager de sortir du Cadre, ou plutôt de se créer un nouveau Cadre sur cet El Dorado du Web :-)

Frédéric P
Follow me on Twitter @fredwpt

Enterprise 2.0 et M2C Escp Europe : Regard d'un Béotien :-)

24 mars 2010 1 commentaire

Ne connaissant pas vraiment le domaine du 2.0 en dehors d’avoir créé avec quelques collègues ce présent Blog de recueil de données,  j’ai participé entre la semaine dernière et cette semaine à deux conférences abordant le sujet des entreprises 2.0, et de l’utilisation des réseaux sociaux en entreprise. Voilà les quelques enseignements que j’en retire en tant que Béotien dans le domaine (ou presque)

http://www.e20forum.fr/

http://www.marketing2conference.com/2010/

Importance de la sémantique (Wording) et de l’approche par "Petits Pas"

Manifestement, parler "d’Entreprise 2.0", de "réseaux sociaux", et tout le "wording" autour de ces sujets, provoque parfois (si j’en crois les dires de ceux qui ont avancé sur le sujet) plus de rejets, de craintes et de réticences de la part des collaborateurs qu’il n’éveille leur curiosité et leur volonté de travailler un peu plus en collaboration transversale.
Il faut donc sans doute inviter à plus de collaboration dans l’entreprise en mettant en œuvre les outils pour ce faire ou en les mettant à disposition des salariés, mais sans forcément le dire.
L’idée étant d’éviter de donner le sentiment d’imposer ou de mettre en place "un outil, un de plus"… provoquant un "surcroit de travail".

Notre exception culturelle française fera sans doute que les collaborateurs vont, une fois leurs 35h hebdomadaires terminées, peut-être se ruer sur des réseaux sociaux à des fins personnelles, mais pas forcément professionnelles, sauf pour éventuellement s’en servir comme CV en ligne (cf. Viadéo, LinkedIn etc.)
Ils auront en revanche plus de mal à le faire spontanément en entreprise, sauf à penser que ces mêmes outils vont répondre à leurs besoins, résoudre leurs problèmes, et leur faire gagner du temps !

Pour en revenir au Wording, "Collaborer" n’a pas forcément une belle connotation dans nos inconscients… (Pourquoi pas collabo tant qu’on y est ?…)
De même quand on parle de Réseau Social, on peut entendre "Assistance Sociale", "problèmes sociaux".
Tous ces mots ne sont en fait pas très sexy…

Pourquoi ne pas parler de l’entreprise 2.0 avec des termes beaucoup plus positifs et dynamiques : j’ai entendu au cours de ce séminaire, des appellations beaucoup plus alléchantes : "Intelligence Collective", "Émulations d’idées", pourquoi ne pas employer le mot "Contribution" beaucoup plus sexy que Collaboration ?…
De même qu’il serait plus joli (et approprié ?) de parler en entreprise de "Contributeurs" plutôt que de "Collaborateurs". Ce serait d’ailleurs sans doute (au passage) plus rentable pour l’entreprise d’avoir des "contributeurs" et pas seulement des "collaborateurs"…

C’est d’ailleurs si j’ai bien compris, l’esprit dans lequel s’inscrit l’Entreprise 2.0: générer de l’émulation, de l’innovation, grâce à ses contributeurs inter-connectés
Il y a d’ailleurs une notion de gain exponentiel dans l’Entreprise 2.0 puisqu’on peut supposer que les inter-connexions de l’entreprise 2.0 favorisent une forme d’Émulation productive liée à ce l’effet rebond des idées des contributeurs

Si je devais à l’issue de ce séminaire donner ma propre définition de l’Entreprise 2.0, en fait, je pense que je la renommerais : Entreprise "NICE"  : Nouvelle Intelligence Collective Exponentielle
Ou comme me le suggère Richard Collin (Nextmodernity), les termes Efficacité Collective ou Intelligence Connectée pourraient être en effet employés pour la qualifier.

Concernant l’approche par petits pas, beaucoup de sociétés ont commencé "modeste", et la mayonnaise a fini par prendre avec parfois des outils aussi simples que Yammer /ex

Key Factors of Success

Si je devais retenir quelques points, ce serait (à nouveau si j’en crois les participants) au delà des points déjà cités ci-dessus :

- Ne pas "décréter" des Communautés : elles se forment quasi naturellement autour d’intérêts communs (y compris parfois des Hobbies) J’ai été très étonné de voir que Danone a modestement suivi l’exemple de Facebook :-) puisque son réseau interne a simplement commencé par un… organigramme inter-actif sur lequel les salariés sont venus compléter leurs profils avec des données déclaratives (donc pas de Pb avec la CNIL) de compétences et de hobbies
- Commencer modestement par quelques outils très simples : là également j’ai été subjugué de voir Alcatel Lucent commencer avec Yammer, Lyonnaise des Eaux étendant de façon très maligne le logiciel Bluekiwi alors même que le groupe fonctionnait sur Sharepoint officiellement (manifestement beaucoup plus rigide)
- Répondre à des besoins des collaborateurs; Ca va sans dire, mais rien ne sert de faire du 2.0 pour faire du 2.0.
Les utilisateurs ne s’approprieront les outils que si ces mêmes outils leur font gagner du temps et de l’efficacité.
- Cohérence et qualité des outils : Ne pas donner l’impression de mettre en place un Couteau Suisse qui fait tout un petit peu mal mais pas grand chose de très bien…
- Ne pas rouler avec une Ferrari sur une départementale ou avec une 2CV sur l’autoroute : Cad Avoir a minima des outils qui permettent accessibilité et rapidité de connexion
- Ne pas laisser des Wagons en route et faire attention que tous les salariés soient potentiellement impliqués, et pas seulement les Geeks

Et peut-être les 2 facteurs clefs les plus importants sur lesquels Franck La Pinta (Société Générale) insiste avec à mon avis juste raison :
- L’importance de l’implication des DRH avec des Groupes de Projets Multi-compétences et transversaux, et ce, afin que le Change Management soit d’emblée pris en considération, avec l’identification des changements éventuels d’habitudes et de gouvernances. La GPEC devrait d’ailleurs être liée de très près avec les nouveaux fonctionnements qui se profilent.
- Un Fort Sponsoring de l’exécutif, mais j’allais dire… comme dans tout bon projet d’Entreprise.

Et pour les facteurs clefs d’échec, c’est sans doute faire exactement l’inverse de l’un des points cités ci-dessus….

Quelques mots également sur l’étude menée par Cécile Demailly qui me semble riche d’enseignements, et notamment, donne des infos intéressantes sur ce que les entreprises qui ont déjà mis en place du 2.0 (ou sont en cours de) font comme constats: là également l’aspect RH est largement souligné, mais aussi ce qu’on peut attendre en terme de ROI:
Le fameux mot magique !
En fait, sans vouloir déflorer le sujet, il semble que le calcul puisse plus facilement s’appréhender en terme d’économies générées dans un premier temps (cad économies d’IT, de télécommunications etc.)
Quant à la notion de ROI, difficile de mettre en place des indicateurs concrets.

Une tentative cependant a été mise en œuvre par la Schlumberger, même si je trouve (cf chapitre 1) le terme un peu malheureux (après avoir parlé de réseau social) car il s’agit du "RSA" : "Retour Sur Attention" Une équation qui permet de mesurer grosso-modo une part d’optimisation des outils à disposition des salariés. Et de fait une part d’efficience.
Cela étant, ce que j’ai trouvé de particulièrement intéressant au delà de la mesure de l’impact des outils, c’est l’utilisation qui en a été faite à des fins de sécurité et de résolutions de problèmes.
Le fait par exemple d’avoir un souci sur une plate forme de forage dans un coin de la planète peut être réglé en quelques minutes une fois par ex une photo du problème rencontré posté sur un réseau interne : Une autre plate forme ayant rencontré et résolu le même problème à l’autre bout de la planète peut apporter une aide précieuse en un temps record (et ainsi éviter des pertes financières colossales)

Quelques mots sur les deux Journées M2C Escp Europe

Mais vraiment uniquement quelques mots alors… Que de noms d’entreprises toutes plus prestigieuses et ronflantes les unes que les les autres, mais quelle pauvreté de présentations !….
Sans toutes les citer, Google, Procter & Gamble, General Motors, IBM, HP, Coca Cola, Wal Mart, Dell, Lufthansa, Etc.
Quel plateau ! C’était le festival de Cannes des World Companies !

Mais à l’image des Stars, quel superficialité !… Ah ça pour le Show et de prise de parole en public, ils sont forts, mais en dehors de venir montrer qu’en matière de gestion de réseaux sociaux (essentiellement BtoC) ils sont les meilleurs (on se demande d’ailleurs en quoi…), il n’y avait quasiment aucune matière et/ou nouveauté.
Évidemment, je grossis le trait, mais notre fameux Sylvestre des Guignols de l’info a eu deux jours de Talk Show….
Pour avoir travaillé moi-même pendant 8 ans dans une entreprise américaine, j’ai vu autant de présentations en entonnoir que de sociétés présentes, permettant de vanter les mérites de leur(s) Marque(s) ou de leur boites, mais c’est à peu près tout.

L’ironie du sort étant d’ailleurs vs. le "vieux marketing", voulant qu’Apple ne soit quasiment jamais cité en temps qu’exemple au sein des réseaux sociaux, et ressortant d’ailleurs très peu dans leurs différents rankings était implicitement la marque la plus représentée, car équipant 90% des genoux des Geeks venus entendre la bonne parole de leurs évangélistes américains….. (+ iphone dans la poche, mais ça va sans dire)
Eux (Apple) ils se la moulent, mais ils avancent… avec ou sans réseau social.

Petit rayon de soleil au milieu de tout ça : Vanksen, que je trouve par ailleurs excellent dans ses réalisations Web a fait une très bonne présentation et analyse de l’évolution des réseaux sociaux (et de leur utilisation par les marques), et j’ai trouvé Carlos Diaz de Bluekiwi très convaincant dans son partage d’expérience.

Une recommandation pour l’année prochaine peut-être : au moins quand on reçoit des leçons sur les réseaux sociaux pendant 2 jours, ce serait sympa de publier quelque part la liste des participants avec leurs noms, et/ou de proposer de créer un réseau de poursuite de discussion de ces mêmes participants (à moins que ça n’existe et que je me sois endormi ?… auquel cas au temps pour moi…)
Mêmes les badges ne comportaient que le nom de la personne : le nom de l’entreprise n’était même pas noté….

En conclusion :

Il me semble que le 2.0 dans son ensemble n’est traité que de façon partielle à date :

- soit très tourné et très replié sur soi : c’est à dire sur de l’amélioration d’Intranets en Entreprise. Cela étant, ce qui est sans doute déjà très bien !
Que ce soit en terme de courbe d’apprentissage, ou de volonté dé créer et de générer de l’émulation au sein de l’entreprise.

- soit très tourné vers l’extérieur en BtoC, avec des Marques ou des sociétés qui communiquent (avec plus ou moins de succès – cf. Nestlé -…) avec leurs consommateurs

Entre les deux, et pour faire le lien, j’ai vu un exemple très intéressant de Dassault Systèmes qui travaille dans le collaboratif avec ses partenaires revendeurs : les "VAR" : Value Added Resailers

Je trouve que l’on développe assez peu tout le travail collaboratif qui pourrait être fait avec des clients (customers) partenaires qui sont des prescripteurs de nos Marques, et que l’on travaille assez peu avec nos partenaires fournisseurs. Or ce sont souvent les premiers contacts BtoB que l’on a avant même d’aller vers le BtoC.
Par ailleurs je trouve vraiment dommage que la dimension Resources Humaines soit aussi peu représentée dans ces débats. A nous sans doute de leur en faire partager les enjeux !
De même que le I.Learning, associé au serious gaming, voire au social serious gaming me semble être très peu pour l’instant utilisé à des fins collaboratives communes, qui pourraient justement peut-être refaire le lien entre nos collaborateurs-contributeurs, nos partenaires BtoB, et nos consommateurs.

Frédéric

Pourquoi le “prediction market” ne fait pas recette en France (voire ailleurs…)


source : Blog de Bertrand Duperrin

March 19th, 2010 ·

Lorsqu’on vous parle d’entreprise 2.0 vous pensez blogs, wikis, réseaux sociaux etc…. Et si je vous parle de “prediction market” vous allez surement me regarder avec des yeux ébahis. Et pourtant dès que vous lisez un livre sur le sujet provenant de l’autre coté de l’Atlantique, dès que vous discutez avec des spécialistes locaux ils ne manquent pas d’inclure ce type d’outil dans le spectre des outils 2.0.

Pour savoir de quoi il s’agit je vous renvoie à la  définition wikipedia pour commencer.

Il ne s’agit ni plus ni moins que de donner des jetons “virtuels” aux participants et leur demander de les “placer” sur des paris du genre “quel type de produit aura le plus de succès chez nos clients l’an prochain”, “quelle sera la part du budget IT des clients affecté aux réseaux sociaux etc…”. Cela peut se passer avec les salariés voire avec le grand public. Et visiblement c’est utilisé avec succès dans un certain nombre d’entreprises là bas.

L’expérience prouve que les résultats obtenus sont au moins aussi pertinents qu’avec des études plus longues et couteuses.

La question qu’on peut dès lors se poser est : pourquoi est-ce totalement méconnu chez nous ?

L’idée qui me vient spontanément à l’esprit est, une fois encore, que culturellement parlant cela ne passe pas.

D’abord la notion même de pari, un peu ludique, et connotée “jeu d’argent”, risque fort de mal passer dans des environnements où plaisir, fun et travail ne vont pas ensemble et où à partir du moment où quelque chose a l’air ludique ça ne peut être professionnelle sérieux.

En plus vous imaginer un collaborateur parier contre le succès d’un produit ? La capacité à délivrer un projet en temps et heures ? Coté pile ce sont effectivement les hommes de terrain qui sont souvent les mieux placés pour deviner à l’avance ce qui peut marcher ou pas. Coté face : cela revient à dire qu’on ne croit pas à ce que des gens hauts placé ont décidé et franchement cela n’est pas sérieux.

Vous me direz que pourtant le “crowdsourcing” intéresse nos entreprises. Oui. Mais discuter c’est bien, parier comme dans un casino ça l’est moins.

Et puis une discussion cela donne des ressentis. Le prediction market donne des chiffres et les chiffres c’est sérieux, on ne va pas laisser le quidam les impacter.

Vous voyez d’autres raisons ? Peut être même connaissez vous des entreprises Gauloises qui ont recours à ce type de pratiques et qui seraient passées sous mon radar. Peut être connaissez vous des pays hors US où cela fonctionne ?

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 1 839 followers

%d bloggers like this: