Acte de malveillance à l’encontre du Harry’s New York Bar ? … #harrysbar


by fredwpt 24/09/2014

Il semblerait que la qualité, voire l’excellence fasse des jaloux…

En effet Le Harry’s New York Bar Paris vient de subir une dénonciation de fermeture définitive sur sa fiche Google Maps

Capture d’écran 2014-09-24 à 20.29.59Cet acte de malveillance est-il consécutif au fait que le Harry’s Bar est considéré depuis longtemps comme un des meilleurs bars à cocktails parisiens, et qu’il taillait, malgré ses « plus de 100ans d’âge », des croupières en terme de référencement naturel aux tous derniers bars à cocktails « branchouilles » parisiens ? …

Le point a bien évidemment été signalé à Google, mais si vous souhaitez apporter votre soutien et témoigner que le Harry’s est bien là et bien fringuant, vous pouvez toujours apporter une petite contribution de soutien ici dans les avis et confirmer vous aussi que le Harry’s est bien vivant et sert toujours de merveilleux cocktails !

Harry’s New York Bar Paris

5, rue Daunou

75002 PARIS

Marques Nationales sur le Web et les Réseaux Sociaux : C’est consternant !


by fredwpt 03/02/2014

Çà n’est pas faute de l’avoir répété, rabâché… L’importance de la visibilité des Marques sur Internet est devenue capitale, a fortiori en temps de crise, où chaque gain de part de marché est vital. Les investissements publicitaires sur le web et les réseaux sociaux n’ont jamais été aussi forts, à tel point que la plupart des grandes marques en ont fait du digital un axe de développement stratégique majeur.

Pour autant la dernière étude menée sur le sujet démontre un amateurisme en la matière qui fait peur à voir, et qui peut laisser pantois quant au Savoir Faire et la Compétence de bien des services marketing, de communication, de DSI ou départements « digitaux ».

Ou peut-être une stratégie délibérée de Google de les pénaliser afin de maximiser indirectement ses profits publicitaires ?… Ou les deux ?…

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« Pas vu pas pris » est pourtant la maxime la plus utilisée parmi les sociétés de Grande Consommation auprès de leurs forces de vente qui se battent au quotidien pour faire en sorte que leurs produits phares soient bien référencés dans les linéaires ou dans les boutiques spécialisées, et désormais, pour leur services marketing, comm et digital… sur le Web.

L’avènement d’internet, de l’hégémonie de Google qui représente en France plus de 92% des recherches, l’avènement des réseaux sociaux où chacun cherche à se positionner pour prendre des parts de voix supérieures à celle de la concurrence, constituer des communautés de Fans et mettre en place des actions de community management pour être « plus près et plus proche de ses clients ou consommateurs », aurait du démontrer de la méthode, du bon sens.

C’est presque tout l’inverse que nous observons… A tel point que « mettre la charrue avant les bœufs » semble avoir pris le pas sur le « pas vu pas pris »

Essayez vous même ! Prenez votre navigateur favori (Firefox, Safari, Chrome, IE…), mettez le en navigateur privé pour ne pas être pollué par vos recherches précédentes et faites avec moi ce constat édifiant (en faisant fi du référencement local Google qui permet de géolocaliser une agence ou une boutique particulière, et en faisant fi des campagnes Adwords qui sont là pour compenser justement ce manque de présence naturelle)

Vous cherchez à acheter une voiture neuve ?… tapez dans Google « acheter une voiture neuve » et regardez les résultats de recherche : Seule la marque Ford remonte en bas de la première page de résultats : Rien sur Peugeot, rien sur Renault, rien sur les marques allemandes non plus…

Vous voulez savoir quel est le meilleur café ? Tapez à présent « boire le meilleur café » : rien sur Nespresso, rien sur Carte Noire… rien de rien…

Placer ses économies, trouver la meilleure banque pour ça ? : tapez donc tout simplement « placer son argent » … Rien sur la plupart des banques à l’exception de la Caisse d’Epargne et de BforBank en milieu et bas de page.

Vous ne pouvez pas placer votre argent ?… on va se consoler avec « boire une bonne bière » !… rien sur Heineken ou Kronenbourg en première page de résultats…

Passons à du premium alors ! « Boire un bon Champagne » : Vous pensiez trouver des leaders mondiaux ?…rien sur Mumm, Moët et Chandon, rien sur Dom Pérignon ou Veuve Clicquot

Inutile de faire une liste à la Prévert quand on sait que même des mastodontes comme Coca Cola ou Pepsi, marques phares des soft drinks ne remontent pas non plus sur « boire le meilleur Cola » …

On pourrait donc se dire, que faute de trouver simplement des marques sur le web, on va les trouver en grande distribution. Les distributeurs se battent en effet depuis des décennies à coup de publicités et de coups bas pour nous offrir les marques à des prix imbattables:

Alors tapons « faire ses courses pas cher » …

Vraiment pas de chance ! Ni Carrefour, ni Auchan, ni Leclerc, ni personne ne remonte en première page non plus…

Donc quand on est mauvais en référencement naturel, ou en présence web… on fait de la promotion… on investit des centaines de milliers d’euros, voire plus, sur des publicités pour tenter d’apparaître ponctuellement en enrichissant Google et en appauvrissant les comptes d’exploitations de son entreprise. « Bonjour le coût du Top of Mind »…

Cela étant dit, c’est à se demander si Google ne les pénalise pas tous volontairement de telle manière à maximiser ses budgets publicitaires Adwords. L’exemple criant qui pourrait laisser supposer que c’est le cas : lorsque l’on tape « meilleurs forfaits téléphoniques », aucun des trois grands opérateurs français, Orange, SFR ou Bouygues ne remonte naturellement sans être obligé de faire des campagnes de publicité Adwords… un comble… de même que les concessionnaires automobiles que nous avons déjà évoqués.

Et nous n’avons pas encore parlé des réseaux sociaux ! … L’endroit où il faut être ! « The Place to be » !

Ce qui est à noter, c’est qu’aucune grande enseigne ou grande marque française (ou presque) ne semble avoir compris que Google allait sans doute privilégier son propre réseau social Google+, ce même réseau social étant désormais connecté à Youtube, (puisque Youtube a été racheté par Google)

Rares sont ceux qui gèrent proprement (ou qui dans un premier temps ont tout simplement créé une page Google+ bien administrée et liée à leur compte Youtube)

Tout le monde a créé une page Facebook, plus ou moins bien gérée, beaucoup se sont lancé sur Twitter, mais peu ont adopté une véritable stratégie 360° sur les média sociaux, dont on dit pourtant qu’elle contribue lorsqu’elle est bien gérée, à tisser la fameuse toile d’araignée qui permet de montrer aux algorithmes de Google que les contenus sont réguliers, cohérents, de qualité, et permettent d’adjoindre du contenu éditorial favorisant  le référencement naturel.

Bien sûr, le travail est d’autant plus difficile quand une Société possède de multiples marques qu’il convient de pousser indépendamment. Mais même lorsque les marques colportent le nom générique de la société, ça n’est pas souvent très bien fait, loin de là.

Il n’y a qu’à voir la différence de présence et stratégie digitale déployée par exemple par BMW ou Audi par rapport à nos marques de voitures françaises… Nous sommes très très loin derrière eux.

Ce qui d’ailleurs est assez cocasse, c’est que BMW avec ses 15 Millions de Fans a compris d’emblée qu’il avait tout avantage à gérer sa page institutionnelle en anglais car sa clientèle est bien sûr…mondiale, alors que nos marques françaises ont préféré faire de multiples pages gérées de façon très hétérogène et de fait plus diluées et difficiles à trouver…

Là également les Allemands nous donnent une leçon de bon sens commercial en s’adressant avant tout à leur cible mondiale.

On notera aussi, que peu de marques ou d’enseignes ont compris que la Web Mobilité (Adaptation de son site aux connexions provenant de Smartphones) revêt une importance dans la capacité à rester visible en connexion mobile, mais également parce que Google a clairement démontré qu’il pénaliserait les sites qui n’étaient pas « responsive » ou qui ne permettaient pas de naviguer facilement d’un Smartphone.

Le nombre de connexions via Smartphone étant d’ailleurs en train de dépasser celui des PC et Mac

Rares sont les sociétés qui ont pris en compte l’ensemble de ces critères avant même d’investir des sommes colossales en publicité Adwords, ou en achetant du Media sur Internet.

On pourra aussi constater que même les sociétés qui ont les stratégies de présence 360° les plus abouties, n’ont pas pour autant l’assurance d’être bien mieux traitées par Google que les autres contrairement à ce que prétendent les experts de « SEO » (Search Engine Optimization) :

Pourtant, des Marques et Sociétés comme Dior, Chanel, Coca Cola, Bouygues Télécom qui répondent à l’ensemble de ces critères, et qui se démarquent par l’excellence en la matière ne remontent pas forcément en première page de recherche génériques cohérentes par rapport à leur offre ou domaine d’activité.

Pour ces sociétés, il conviendrait sans doute de demander clairement des comptes à Google…

Pour les autres, il conviendrait vraisemblablement de demander des comptes à leurs DSI, département digitaux et marketing, et à leur agence Web, car on voit des choses presque inadmissibles compte tenu des investissements faits par ailleurs, ou de la masse salariale qui est supposée s’en occuper ou les alerter sur le sujet.

Il est évident qu’en l’état actuel des choses, des ventes sont forcément perdues bêtement faute d’avoir pris conscience de ces défauts de présence sur le web, et faute d’en avoir complètement intégré tous les tenants et aboutissants

Ce que l’on voit sur le secteur bancaire, la grande distribution, voire des industriels comme Danone, pourtant très présents dans les meeting et rencontres dites « 2.0 » est tout simplement consternant : « une chatte n’y retrouverait pas ses petits » tant la présence Web et réseaux sociaux manque de consistance, de cohérence, et donc d’approche stratégique ou de vision.

En tout état de cause, il serait grand temps de se poser les bonnes questions en interne d’une part, et de challenger Google sur l’objectivité supposée de son algorithme de recherche d’autre part.

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Liberté et Bienveillance 2.0 : créons la Charte du Lâcher Prise #e20 #socbiz


By Fredwpt 23/01/2012

Les révolutions arabes nous ont montré en 2011 toute la puissance du Web 2.0 et la capacité que les gens avaient désormais à communiquer par delà les limites des frontières ou du despotisme.

2010 et 2011 nous ont également montré toute la difficulté qu’avaient les entreprises à maîtriser la bête… et pour cause…

Comment une Entreprise pourrait s’y prendre là où des « organisations militaires » ont échoué ?…On voit donc apparaître des Chartes de « Bonne Conduite », des « Guide d’utilisation du Web et des Média Sociaux » dans bon nombre d’entreprises qui souhaitent préserver leur e-réputation avant même de penser à la promouvoir de façon active via leurs salariés.

cf. la vidéo très intéressante qui tente de répondre à une partie des questions que l’on se pose :

Et pourquoi ne prendrait-on pas pour une fois à contre-pied cette tendance Judéo-chrétienne à vouloir tout réglementer et à gendarmer ?Pourquoi n’établirions nous pas des Guides de Bienveillance de l’utilisation des Média Sociaux à destination des Managers pour apprendre à bien faire à leur collaborateurs ?

Juste une idée comme ça au passage sur Brèves de Comptoir ;-)

La Vidéo est ICI : http://ht.ly/9inXU 

#Klout : Quand la Star Academy du Web enfonce le Klout #reseauxsociaux #ereputation


by Fredwpt 15/07/2011

On avait déjà frisé la connerie en évoquant la possibilité d’évaluer les collaborateurs et les internautes (et leur influence sur les réseaux sociaux) avec des indicateurs comme Klout (ou équivalent)

La dernière évolution en date de Klout, qui s’apprête désormais à enrichir son « algorithme d’influence » en conséquence des « check in » de Foursquare, corrobore d’autant plus mes propos. (cf. Article Mashable sur le sujet)

Chers Internautes, si vous devenez 15 fois Mayor des Toilettes Publiques de 15 Villes différentes, j’ai l’honneur de vous annoncer que vous allez gagner en influence grace à l’excellent indice Klout !…

J’avais déjà observé qu’un de mes Profil Twitter (qui n’est en fait qu’un Robot rapatriant des flux RSS de différents sites sans réfléchir…) était doté d’un Score Klout beaucoup plus élevé que la plupart des Twittos qui relaient des Posts Intelligibles…

Ca prouve bien une fois de plus que des apprentis sorciers du Web sont en train non seulement de confondre quantité et qualité, mais encore, qu’ils dérivent assez vite vers du Populaire voire du Populisme 2.0

D’ici peu vous aurez sans doute également la possibilité d’augmenter votre Score Klout en participant à la matinale de Jean-Jacques Bourdin sur RMC… Emission pour laquelle, vous l’aurez compris, j’ai à peu près autant d’estime que pour mon propre score Klout…

Pour la plupart des implémentations informatiques, on connait bien l’expression « Shit in Shit out » : on va bientôt avoir désormais  » Check In Shit Klout « …


Google se lance dans l’e-réputation !


Source Sampleo.com

février 2nd, 2011  edouard

Depuis début Janvier, Google laisse entendre régulièrement son désir de devenir un acteur majeur de la modération des contenus.

L’histoire débute en Novembre dernier lorsque le New York Times décrivait dans un article les pratiques quelques peu non-éthiques d’un opticien en ligne américain : DecorMyEyes. Le site internet était extrêmement bien classé sur Google et pour des mots clefs très populaires en relation avec le marché des lunettes. Et ce classement était obtenu grâce au nombreux commentaires de consommateurs à son sujet sur les différents sites d’opinions consommateurs. Jusque la rien d’anormal me direz vous! Hormis le fait que tous ces commentaires étaient extrêmement négatifs.

DecorMyEyes bénéficiait de tous ces liens entrants pour asseoir sa popularité auprès des moteurs alors que le degré de satisfaction des internautes était exceptionnellement faible. Le paradoxe des robots Google était mis à jour: un site impopulaire peut être très bien classé grâce au contenu négatif qu’il génère.

Le géant de Mountain View a réagit comme à son habitude très rapidement en décidant depénaliser les sites recevant trop d’avis négatifs… Facile à dire, impossible à faire! Comment évaluer l’ensemble des sites traitants des sujets à polémiques ou encore les sites politiques qui ont par définition des détracteurs? Pour éviter cet effet pervers, Google décida à la hâte deblacklister manuellement une short-list de sites d’e-commerce connus et reconnus pour leur impopularité.

Le mois dernier, la firme de Lary Page annonçait une nouvelle évolution technologique: le« reading level analysis ». L’algorithme Google peut désormais affiner la recherche en fonction du degré de complexité dont a besoin l’internaute.

LIRE LA SUITE sur http://www.sampleo.com/blog/2011/02/02/google-se-lance-dans-le-reputation/

On Line Reputation : Get Ready for war


Très belle présentation (comme souvent) de G.Pouy

Un tout petit peu trop « web entonnoir » selon moi vs. / ex problématique des produits d’impulsion qui ne répondent pas forcément aux mêmes circuits décisionnels avant achat, et pour cause…

D’ailleurs comment l’achat d’impulsion peut-il être adressé dans un contexte où l’on dit que la plupart des consommateurs font une recherche préalable d’avis d’autres consos avant achat ?…

Un sujet que McKinsey n’a pas étudié non plus :-)

Enterprise 2.0 ou l'évolution culturelle en douceur


Andreas Thomann, Online Publications

22.02.2010   Les logiciels sociaux tels que Facebook, Wikipedia et Twitter ont fait la conquête d’Internet ces dernières années, tandis que le Web 2.0 s’imposait plus discrètement dans les entreprises. Andrew McAfee est le premier à avoir anticipé cette évolution. Chargé de cours à la Sloan School of Economics et auteur du concept Enterprise 2.0, il étudie depuis quatre ans l’impact des logiciels sociaux dans les entreprises. Nous lui avons demandé dans quelle mesure Enterprise 2.0 avait déjà permis de modifier des cultures d’entreprise.

Andreas Thomann: Comment présenteriez-vous le concept Enterprise 2.0 en une phrase?

Andrew McAfee: Enterprise 2.0 introduit les technologies Web 2.0 telles que Wikipedia, Twitter et Facebook dans les entreprises, où elles doivent faciliter le travail des collaborateurs.

Quelle peut être l’utilité d’applications telles que Facebook pour une entreprise?

Pour pouvoir évaluer l’utilité du Web 2.0 pour une entreprise, il faut en comprendre le principe. Toutes ces technologies présentent un point commun: elles ont une vie propre et se développent au fil du temps. Or, comme ce sont toujours les utilisateurs qui les font évoluer, on les qualifie de logiciels sociaux. Ces derniers se laissent d’ailleurs moduler à volonté. Voilà pourquoi les règles du jeu, les rôles, les processus et les responsabilités ne sont pas clairement définis au départ, ce qui est totalement à l’opposé de l’application conventionnelle des technologies.

N’y a-t-il pas un risque de confusion.

En effet, une telle liberté pourrait générer la confusion mais, curieusement, cela se produit rarement, peut-être en raison notamment de la simplicité d’utilisation des environnements Web 2.0: naviguer, chercher et trouver est devenu un jeu d’enfant.

Enterprise 2.0 est récent. Pouvez-vous quand même citer des entreprises ou des organisations qui ont progressé grâce au Web 2.0?

Il existe de nombreux exemples. Un cas particulièrement éloquent est celui des services de renseignement des Etats-Unis, lesquels regroupent 16 agences telles que la CIA, le FBI et la NSA. Comme nous le savons aujourd’hui, leur fonctionnement s’est montré défaillant dans la période qui a précédé le 11 septembre 2001. Même si certaines d’entre elles possédaient des informations sur une menace possible, l’ensemble de leur organisation n’a pas été en mesure d’assembler les pièces du puzzle. Après les attentats, elles ont entièrement révisé leur façon de réunir des renseignements et de se les communiquer. Pour ce faire, certains cerveaux particulièrement novateurs ont introduit dans les seize agences plusieurs technologies fortement alignées sur les applications du Web 2.0, dont notamment un Wiki et un blog assortis d’un moteur de recherche Google.

Qu’a-t-on amélioré depuis?

Lors de mon enquête (comme c’est pratiquement le cas pour toutes celles que j’ai déjà menées sur le sujet), bon nombre de mes interlocuteurs ont relevé un point en particulier: grâce aux nouvelles technologies, ils découvrent des personnes qui gèrent des affaires similaires aux leurs et possèdent des éléments d’information fort utiles. Auparavant, ils n’avaient aucun moyen de connaître leur existence. A présent, ils disposent d’une sorte de périscope qui leur permet de débusquer les renseignements requis au sein même de leur organisation complexe. Les avantages de ces logiciels sont indéniables pour les services de renseignement, mais pas seulement dans leur cas. Une enquête menée par McKinsey a révélé que, dans de nombreuses entreprises, une meilleure gestion des connaissances a permis d’accroître l’innovation ainsi que la satisfaction des collaborateurs et des clients.

Le Web 2.0 se fonde sur une collaboration plutôt horizontale, démocratique et spontanée. Comment peut-il s’appliquer dans des entreprises à la structure essentiellement verticale et hiérarchique?

Il semble en effet qu’il y ait là une contradiction. Rappelons qu’Enterprise 2.0 n’implique pas l’abandon d’une structure hiérarchique rigoureuse. Les nouvelles fonctionnalités ont pour but de compléter les structures et technologies existantes, non de les remplacer. Leurs atouts sont particulièrement tangibles dans les périodes qui exigent des solutions novatrices, car les entreprises ont alors intérêt à exploiter au mieux le capital de connaissances et l’expérience de leurs collaborateurs.

Ces technologies généreront-elles en fin de compte une nouvelle culture d’entreprise?

C’est une éventualité, mais comme je l’ai dit, il s’agit plutôt d’une évolution que d’une révolution. En revanche, ce qui est révolutionnaire et enthousiasmant, ce sont les nouvelles perspectives qu’ouvrent ces technologies, car, parallèlement aux procédures formelles, prédéfinies, standardisées et clairement structurées, elles permettent de travailler de façon plus spontanée, informelle et flexible. Pourront-elles à terme aplatir la hiérarchie? C’est en tout cas envisageable.

Le management ne doit-il pas craindre de perdre le contrôle?

Absolument pas. Une seule catégorie de cadres seulement doit prendre garde aux nouvelles technologies: les cerbères et bureaucrates importuns, ceux qui fondent leur carrière sur l’accumulation et la rétention des connaissances. Leur attitude est cependant sans conséquence, car ils n’apportent de toute façon aucune valeur ajoutée à l’entreprise.

Comment une entreprise peut-elle inciter ses collaborateurs à constituer et développer de nouvelles plates-formes de connaissances en collaboration avec d’autres?

Le problème ne se pose qu’au départ. Dès qu’une nouvelle plate-forme est suffisamment intéressante, elle attire automatiquement de nouveaux adeptes qui l’utilisent ou la développent. Heureusement, bon nombre de motivations sont déjà profondément ancrées au sein même des collaborateurs: les êtres humains éprouvent une inclination à aider autrui et Enterprise 2.0 se met au service de ce besoin. Néanmoins, les entreprises devraient envisager d’ajouter au cahier des charges de leur personnel la participation à l’environnement proposé par Enterprise 2.0. Cette institutionnalisation leur permettrait de mesurer plus précisément la portée des nouvelles technologies.

Pour conclure, jetons un regard sur l’avenir: peut-on d’ores et déjà dire quelles applications du Web 2.0 auront le plus grand impact sur les entreprises?

Il est toujours très délicat de prédire l’avenir, surtout lorsqu’il s’agit de technologie. Qui aurait pensé, il y a quelques années, que les gens enverraient en masse de brefs messages ne dépassant pas 140 caractères à un public anonyme? Twitter a véritablement surpris tout le monde et il en sera de même pour d’autres innovations aujourd’hui inimaginables. Je peux cependant émettre une prévision: l’ère actuelle du Web 2.0 a démontré combien nous cherchons à créer des réseaux entre nous, et je ne pense pas que nous ayons déjà découvert tous les moyens de le faire. L’innovation a de belles années devant elle. De nouvelles technologies apparaîtront, qui nous permettront de progresser encore, sur le plan tant privé que professionnel.

Toyota : sortir de la crise en tweetant


Par Marie-Catherine Beuth le 3 mars 2010 18h26 | Un commentaire

Il y avait beaucoup de monde, hier, sur le stand Toyota au Salon de l’automobile de Genève (où j’étais pour interviewer Justin Timberlake…^_^). Et pour cause : comment les patrons du constructeur japonais allaient pouvoir vanter les mérites de leurs nouveaux carrosses tout en répondant à la crise traversée par la firme qui a accusé un nombre impressionnant de rappels ces dernières semaines ?

Les internautes ont déjà un début de réponse : soucieux de réparer les dommages à sa réputation comme de panser ses propres plaies, Toyota USA a décidé d’ouvrir grand ses écoutilles à la communauté Twitter.

toyotaconversation.JPGLe constructeur a lancé la chaîne Toyota Conversations, sur Tweetmeme, où la marque agrège les messages publiés sur Twitter parlant de Toyota – articles, vidéos, avis.

Dans une colonne distincte, le groupe japonais diffuse aussi les messages de son compte Twitter officiel, ainsi que des messages précis sur les rappels (« Ce que nous faisons », « Dernières informations sur les rappels », « Votre véhicule est-il concerné ?« ).

Sans doute Toyota espère rééquilibrer à terme le ton négatif des conversations sur Twitter par les messages positifs de ses explications et efforts publiées sur le même canal.

La démarche rappelle celle adoptée il y a un an par Domino’s Pizza : perdant des clients ecoeurés par une vidéo sur YouTube montrant deux de ses employés infectant les plats de crottes de nez et éternuements, l’entreprise avait répondu à ces inquiétudes en publiant une vidéo d’excuse et d’explication sur la même plateforme de partage de vidéos et tenté de contenir le buzz négatif en répondant à ses clients sur les réseaux sociaux, en particulier sur Twitter.

E-Reputation des Dirigeants (source Hopscotch)


Mercredi 23 février 2010
Hopscotch fait le point sur l’e-réputation des dirigeants du CAC 40
Jean-Luc Dehaene, Franck Riboud et Pierre-André de Chalendar sur le podium

Paris le 23 février 2010 – Hopscotch, leader français des relations publiques, spécialiste du web social et des stratégies d’information sur Internet, vient d’annoncer les résultats de son premier baromètre de l’e-réputation. Un trio inattendu coiffe le classement. Jean-Luc Dehaene (Dexia) occupe la première place avec une e-réputation solide, peu volatile et de qualité, malgré les difficultés rencontrées par son entreprise. Franck Riboud (Danone) le suit de peu et jouit d’une e-réputation positive, maîtrisée et équilibrée. Le plus discret, Pierre-André de Chalendar (Saint Gobain), arrive troisième. On retrouve aussi Lakshmi Mittal (Arcelor Mittal), Paul Hermelin (Cap Gemeni), Benoît Potier (Air Liquide) et Pierre Pringuet (Pernod Ricard) parmi les leaders du classement (voir Tableau n°1).

Assise sur une approche combinée des RP et du référencement naturel, l’étude a été réalisée sur le web francophone du 1er au 8 février avec le soutien d’ePerf Consulting. Elle décortique la réputation en ligne des patrons du CAC 40, vue de l’internaute quand il « googlise » ces dirigeants.

« On savait déjà que l’Internet jouait un rôle clé sur l’opinion » précise Jérôme Lascombe, Président d’Hopscotch.« Mais avec plus de dix millions de blogueurs, 15 millions de comptes Facebook, un internaute sur 4 sur les forums et déjà plus de 120 000 comptes Twitter, c’est la fin des firewalls corporate ; la réputation des dirigeants devient de plus en plus fragile. Elle est aussi plus volatile que jamais depuis que Google référence les contenus de l’Internet en temps réel comme Facebook et Twitter. Et puisque la plupart des leaders d’opinion s’informent aujourd’hui en ligne, e-réputation et réputation convergent. Il est désormais essentiel pour tous les dirigeants de s’occuper de leur identité numérique.»

Les enseignements de l’étude du premier baromètre Hopscotch de l’e-réputation

Parmi les principaux enseignements de l’étude, on note que les patrons du CAC 40 sont présents en ligne, mais plutôt « malgré eux ». Ils sont en effet peu actifs, voire pas du tout. Aucun patron du CAC n’a de blog personnel visible. 5% sont sur Facebook, 16% sur Linkedin ou Viadeo. Ils sont de fait vulnérables à toute remontée négative sur les moteurs. Quelques dirigeants, c’est le cas d’Arnaud Lagardère (Lagardère SCA) ou de Lakshmi Mittal (Arcelor Mittal) ont cependant pris le parti de s’occuper de leur e-réputation, et cela se voit. Plus ils contrôlent de liens sur la première page de Google, plus leur e-réputation résistera aux aléas du « Web sauvage ».

Autre enseignement inattendu, la présence des patrons sur Internet est peu corrélée avec les informations sur leur entreprise. Un dirigeant à la tête d’une entreprise en difficulté peut conserver une bonne e-réputation. C’est le cas de Jean-Luc Dehaene chez Dexia. L’inverse est aussi vrai comme pour Christophe de Margerie chez Total.
On constate aussi que contrairement aux idées reçues, la rémunération et la fortune des dirigeants ne sont pas des sujets massivement associés à leur e-réputation (respectivement 11% et 3%). L’essentiel (29%) concerne des commentaires sur leur stratégie, la crise, les résultats de leur entreprise.

Le baromètre repose sur une équation à cinq paramètres ou indices. Les trois premiers indices reposent sur une analyse des 10 premiers liens sur requête Google, avec une forte surpondération des 5 premiers liens.

Il s’agit tout d’abord de l’indice de stabilité qui étudie le niveau de contrôle de ces liens. Plus ces liens sont maîtrisés, plus la volatilité potentielle est faible et plus l’indice de stabilité est élevé. Ce sont Jean-Luc Dehaene (Dexia), Pierre-André de Chalendar (Saint Gobain), Franck Riboud (Danone) et Chris Viehbacher (Sanofi Aventis) qui jouissent de l’e-réputation la plus solide (voir tableau n°2).

Vient ensuite l’indice de maîtrise qui analyse les efforts visibles de maîtrise de sa e-réputation par un dirigeant. Dispose-t-il d’un blog personnel, d’un compte Twitter ? Est-il présent sur les réseaux sociaux, notamment professionnels ? A-t-il une biographie sur Wikipedia ? Plus le dirigeant s’occupe de son identité numérique, moins sa e-réputation est fragile et plus son indice de maîtrise est élevé. La palme de la maîtrise revient à Arnaud Lagardère (Lagardère SCA), Lakshmi Mittal (Arcelor Mittal) et Frédéric Oudéa (Société Générale). Ils disposent tous les trois d’une bonne partie des outils permettant de limiter la fragilité de leur e-réputation, compte Twitter compris (voir tableau n°3).

L’indice de qualité de l’e-réputation analyse la tonalité des contenus les plus visibles sur une échelle allant du plus négatif au plus positif. Les contenus de sources non maîtrisées sont surpondérés afin d’intégrer la notion de crédibilité dans le calcul de cet indice. De fait, plus les contenus sont positifs, plus l’indice de qualité est élevé. Franck Riboud (Danone) coiffe ce classement. On retrouve à la fois des patrons très exposés et d’autres plus discrets dans le Top 5 de l’indice Qualité, comme Lakshmi Mittal (Arcelor Mittal) et Lars Olofsson (Carrefour) d’une part et Thierry Pilenko (Technip) et Jean-Pascal Tricoire (Schneider Electric) d’autre part (voir tableau n°4).

L’indice d’intérêt repose sur le nombre moyen de requêtes directes sur le nom du dirigeant effectuées par les internautes au cours des six derniers mois. Plus ce nombre est important, plus les internautes cherchent de l’information sur ce dirigeant, plus l’indice d’intérêt est élevé. Trois patrons suscitent un intérêt massif des internautes : Lakshmi Mittal (Arcelor Mittal), Carlos Ghosn (Renault) et Bernard Arnault (LVMH). Un intérêt vraisemblablement lié à leur actualité médiatique (voir tableau n°5).

Enfin l’indice de visibilité est calculé sur le nombre total de liens indexés par Google contenant le nom du dirigeant, au moment de l’étude. Il concerne tous types de sites : les blogs, les forums, les réseaux sociaux, la presse online, les sites corporate, etc. Plus le nombre de sites indexés est important, plus la visibilité du dirigeant est censée l’être, donc plus l’indice de visibilité est élevé. François-Henri Pinault (PPR) est le plus visible des patrons du CAC. Certains patrons charismatiques ou « durables » sont aussi très visibles : Jean-Bernard Lévy (Vivendi), Henri Proglio (EDF), Carlos Ghosn (Renault) (voir tableau n°6).

Les clés de l’e-réputation selon Hopscotch

1. Etre informé pour décider La mise en place d’un dispositif de veille constitue la base d’une e-réputation bien maîtrisée. Celui-ci doit couvrir l’ensemble des espaces susceptibles d’être indexés, qu’il s’agisse d’information ou de conversation. Il permettra d’identifier au quotidien les contenus sensibles et les leviers de réputation positifs, ainsi que leurs sources, et d’agir en conséquence.

2. Soigner ses Relations Publiques Les Relations Publiques consistent désormais en des stratégies relationnelles complexes, qui incluent les relations avec les médias off et online (y compris les agrégateurs et les sites éditoriaux), mais aussi avec les influenceurs et les médias sociaux (blogosphère, forums, réseaux sociaux, etc.). Ces techniques favorisent la prise en compte des messages de l’émetteur auprès des relais pertinents, au bon moment.

3. Cultiver ses contenus Maîtriser sa e-réputation c’est aussi contribuer très concrètement à nourrir son identité numérique. Faire partie de réseaux sociaux tels que LinkedIn contribue à nourrir le relationnel qualifié, asseoir une légitimité en ligne et nourrir le moteur de recherche en faisant remonter des liens maîtrisés. Pour les plus avertis, posséder un compte Twitter voire pour certains un compte Facebook professionnel est un bon moyen de développer un dispositif conversationnel et partager des informations en temps réel. Ceux qui en auront la possibilité posséderont aussi un blog, véritable support de production éditoriale permettant de créer et manager durablement sa e-réputation.

4. Optimiser son référencement Les techniques de SEO (Search Engine Optimization, optimisation pour les moteurs de recherche) permettent de faire remonter un contenu dans la page de résultat d’un moteur par un travail sur les mots clés auxquels on souhaite être associé. On peut ainsi choisir un territoire de communication ou s’adosser à une actualité forte pour émerger de manière maîtrisée sur la première page de résultats d’un moteur de recherche, tout en éloignant dans le classement des contenus non maîtrisés voire indésirables.

Les détails et différents tableaux d’analyse sont disponibles dans les annexes du communiqué disponible en téléchargement ci-dessous.

Plus d’information :
A propos d’Hopscotch
Issu des RP et de l’Internet, Hopscotch aide les marques, les entreprises et leurs dirigeants à  renforcer leur visibilité, à maîtriser leur réputation, à créer et entretenir des relations et des conversations durables avec leurs publics.
L’agence rassemble aujourd’hui  120 consultants dont les métiers couvrent un spectre unique de la communication en France et en Europe : relations publiques, relations presse, relations médias sociaux, stratégies d’influences interactives, stratégies conversationnelles, logiciels et services communautaires, veille et études, communication de crise.
Hopscotch est présente à l’international via Hopscotch Europe In One, son agence basée à Dublin, spécialiste des campagnes d’information multiculturelles
Avec 15,2 M€ de revenus en 2009, Hopscotch est devenu l’un des leaders ou l’un des référents sur chacun de ses marchés.
Plus d’information : www.hopscotch.fr