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Vu au département communication de la Caisse des Dépôts : une vision assez court-termiste des solutions durables… #RSE #E20

29 février 2012 1 commentaire

by Fred Poulet 26/02/2012

Solutionsdurables.tv : c’est une web-tv dont le procédé participatif a été grossièrement inspiré par le modèle de techtoc.tv ou HRchannel.com, édités par Webcastory et que je connais bien puisque comme mes lecteurs le savent, j’y suis souvent actif comme intervenant et j’y propose souvent des sujets comme tant d’autres. J’ai convaincu ma direction d’y financer un plateau TV dans le passé – bien que ce qui suit ne l’engage pas et soit mon point de vue personnel – ça va sans dire.

                 

                         =  

 

 

Le cheminement et la gestation de l’idée ont été assez transparents puisque j’ai eu l’honneur d’apporter mon soutien à Fred Bascuñana quand il a proposé sa vision de la web-tv collaborative au département communication de la Caisse des dépôts – en rencontrant, à ses côtés pour témoigner de la justesse de son approche, M. Stéphane Barbey et Mme Florence Lépany. Je nomme volontairement ces deux personnes pour rester factuel et ne pas m’en prendre à une institution dont j’ignore les rouages, mais dont je me doute qu’elle fait de grands efforts pour défendre d’autres valeurs.

Je choisirai donc dans un souci de précision de parler des deux employés que j’ai rencontrés : je n’ai jamais travaillé à la Caisse des Dépôts et il ne m’appartient d’ailleurs ni de faire leur procès, ni encore moins celui d’une institution prise dans son ensemble : ce serait grotesque et démesuré, et je détesterais taper dans le tas et généraliser.

Par contre je souhaite relater des faits qui à mon sens engagent la responsabilité de cette grande entreprise qui à mon sens saura rectifier le tir.

Je suis contraint de le faire publiquement car je milite pour que ce genre de pratiques cesse d’une part, et d’autre part parce qu’un courrier à la CDC aurait moins de chance de les faire réagir de toute évidence (et puis je ne sais pas à qui écrire). De surcroît, c’est un peu aussi, qu’ils ont tourné en bourrique : en manquant de déontologie envers l’entrepreneur que je cite, ils ont aussi fait preuve de légèreté envers moi.

Manifestement sympathiques et affables sur la forme, je pars donc du principe que ces deux salariés ne reflètent en rien sur le fond les valeurs portées par leur employeur, institution capable de faire des efforts objectivement intenses pour se comporter en entreprise citoyenne. L’article qui suit n’est donc pas à charge contre la CDC, je tiens à le dire, mais porte sur des pratiques individuelles à mon sens inconnues de la direction de cette grande société.

C’est donc Stéphane Barbey, du département de la com, fan du concept de web-tv collaborative illustré par techtoc.tv qui a contacté Fred. Il l’a fait après avoir lui-même scrupuleusement retranscris en mars 2010 dans son propre blog 3 interviews fleuves qu’il a manifestement faites pour sa veille, en voici un exemple. Vous verrez à quel point la retranscription est appliquée, et atteste d’un effort… hum comment dirais-je « d’appropriation du concept » (avec le recul quelle ironie) : je suppose que Fred a dû être flatté par cette approche.

J’ai quant à moi eu le privilège, parce que je soutiens de façon quasi militante ces jeunes entrepreneurs (comme adepte du 2.0 je crois au concept de web-tv participative qu’a inventé Fred), de participer à une réunion, dans le contexte d’un déjeuner, avec Stéphane Barbey et Florence Lépany, de la Direction de la communication de la Caisse des dépôts, déjeuner offert par Fred Bascuñana, transformé en VRP pour l’occasion, ravi d’être consulté pour aider la Caisse des Dépôts à faire sa web-tv, et transporté à l’idée de les convaincre d’en faire une web-tv participative. Je précise « déjeuner offert par », dans la mesure où la conclusion de cette sombre histoire c’est un spectaculaire pompage d’idées aux frais du brave entrepreneur. Un comble qu’ils se soient laissés inviter.

Car nous avons été canardés de questions validant le cheminement et le process de cette démarche collaborative, process complexe, démarche sophistiquée, dans laquelle Fred a eu le premier l’idée de marier un réseau social et une web-TV pour que le réseau social soit au service de la production des vidéos de la web-TV : à savoir que ce sont des membres comme moi qui « poussent » les sujets et de facto les sujets produits ont fait l’objet d’une dynamique conversationnelle avant d’être réalisés.

Je dois vraiment insister sur le fait que Fred est un bon camarade du web, que j’ai d’ailleurs découvert grâce à ses plateaux et à sa web-tv sociale, mais que nous ne sommes pas de la même famille, que je n’ai strictement aucune action dans sa boîte : j’ai été invité à le soutenir pour témoigner de la justesse de l’usage, et j’étais ravi de networker sur cette base avec des gens motivés, parce que j’ai convaincu ma direction d’être ponctuellement cliente de cette solution. Que cela soit bien dit : c’est en tant que client et supporter que je suis intervenu, c’est en tant qu’individu libre de ses opinions que je vous narre ceci.

Pour moi qui m’intéresse beaucoup à la Responsabilité Sociétale des Organisations, au Développement Durable, je constate qu’il y a là un sujet édifiant : celui de la cohérence entre les valeurs portées par l’entreprise, au travers d’efforts souvent sincères portés par des collaborateurs motivés, et le comportement déviant de certains individus qui cassent la dynamique et les bonnes intentions d’un groupe : ça fait désordre quand ce sont des gens qui travaillent à la com.

C’est encore plus gênant quand ces deux personnes ont pour mission au nom de leur employeur de promouvoir une « solutionsdurable.tv ». Et c’est cela le sujet fascinant derrière cette histoire vous allez comprendre : à savoir, comment cette grande institution va-t-elle rectifier le tir de deux salariés irresponsables, pour rétablir sa propre responsabilité comme il se doit ?

Je veux bien qu’on ait d’un bout de la planète à l’autre parfois des idées similaires, innocemment, ça arrive – mais là j’ai été impliqué par devers moi dans le hold up en fournissant mon propre retour d’expérience.

A l’aune de la méthode, et bien que je sois loin d’être naïf pour avoir déjà tout vu et entendu (ou presque) dans ce monde cruel, je suis choqué, et perplexe.

Car si cette histoire de plagiat est une goujaterie de mauvais goût, son ironie est des plus croustillantes : dois-je rappeler qu’on parle ici d’une banque semi-publique, dont je ne vous rappellerai pas les bénéfices record en 2010 (plus de 800 millions d’euros de résultat net je crois) dont la vocation est de les investir dans l’économie ? – Et donc disais-je l’ironie est particulièrement croustillante, parce que le département com de cette société a orchestré un tel plagiat pour lancer un site qui se veut un exemple d’initiative citoyenne, en somme pour nous expliquer le caractère exemplaire de sa démarche.

Oui, je le confirme : c’est LA grande société par excellence qui doit obtenir de tous ses employés qu’ils se comportent de façon exemplaire.

Or j’ai appris que cette consultation avait lieu sans appel d’offre préalable, ce qui en soi ne me dérangerait pas sur le fond, si sur la forme, toutes les idées de Webcastory n’avaient été aspirées grossièrement sans le moindre appel d’offre en cohérence avec leurs discussions et avec la web-tv lancée. Malgré un cahier des charges que le service de la com, en la personne de Stéphane Barbey, a envoyé à Fred en lui demandant de le conserver confidentiel (sic), en somme l’expression de besoin « interne », qu’il a bien fallu qu’il me montre pour que je vienne le voir et pour que j’accepte de rencontrer deux personnes du service communication.

Moralité : faire miroiter à un jeune entrepreneur plein d’entrain, pour ses bonnes idées, un appel d’offre qui n’aura jamais lieu, un moyen bien pratique d’aspirer ses idées.

J’ai parlé d’ironie. Mais il faudrait inventer un mot bien plus puissant que « ironie » pour souligner la perversité de la chose, qui doit malheureusement être une pratique courante. Cette fois, un partenaire peut témoigner, c’est moi : je suppose que le service com l’avait omis : simple erreur de calcul, oubli ou négligence.

Sinon le crime… était presque parfait ! Dans tant d’autres cas c’est impossible de témoignanger de ces usages, et les jeunes pousses se font embobiner. Mais là, disais-je, il faudrait inventer un mot plus puissant qu’ironie car regardez bien ce qui se passe : « solutionsdurables.tv » a été lancée sur une pratique des plus court-termistes, on y présente une entreprise soucieuse de ses concitoyens mais pour le faire au mieux… on a d’abord roulé dans la farine un citoyen qui a cru pouvoir créer quelques postes, je suppose, avec un contrat de la Caisse des Dépôts.

Le plus dommage dans cette affaire c’est qu’à en juger par les faibles retours, à la limite du grotesque, en termes de conversations sur ce site, il eut été plus avisé de faire avec l’original. Bien mal acquis…

Nous sommes à deux mois d’une présidentielle où l’on nous parle déjà énormément de l’entreprise responsable.

Tous azimuts.

Si une entreprise aussi confortable (quant à sa situation de trésorerie) que la Caisse des Dépôts n’a pas de process interne visant à éviter de telles fautes de goûts, si leur déontologie n’est pas plus exemplaire que cela : quel message ces entreprises envoient-elles à leurs concitoyens ?  Qu’elles veulent notre bien ? Des « solutions durables » à tous égards ?

Dites-moi à votre tour si vous avez des expériences à partager : c’est le moment.

Il n’y a pas que les rémunérations des grands patrons dans la vie ; il y a aussi tout un tissu économique broyé au quotidien par ce genre de worst practices. Je suppose qu’on s’intéresserait moins aux salaires mirobolants des grands patrons si du reste ce n’étaient les écarts qui se creusaient : or il y a souvent des gens qui souffrent encore plus de ces écarts que les salariés de l’entreprise : ce sont les petits sous-traitants qui à tous égards sont véritablement en bout de chaîne alimentaire…

La RSE est un concept finalement assez flou : il est temps d’y mettre du retour de bonnes pratiques dans des domaines aussi prosaïques que notre bonne vieille déontologie !

Comme le disait je ne sais plus quel grand philosophe : la politesse n’est pas une vertu, mais c’est une introduction à la vertu en nous faisant apparaître en surface tels que nous devrions être au-dedans.

Eh bien la déontologie la plus élémentaire en affaires commence par quelques bonnes pratiques, visant à respecter ses partenaires : c’est une gymnastique managériale qui nourrit, prépare, produit des réflexes et des réflexions bien plus profonds : pour tout le reste. Et c’est en tout cas bel et bien par là qu’il faut commencer.

Sinon la suite ne sera qu’un discours fondé sur une base en argile, friable et… si ironique.

Liberté et Bienveillance 2.0 : créons la Charte du Lâcher Prise #e20 #socbiz

23 janvier 2012 1 commentaire

By Fredwpt 23/01/2012

Les révolutions arabes nous ont montré en 2011 toute la puissance du Web 2.0 et la capacité que les gens avaient désormais à communiquer par delà les limites des frontières ou du despotisme.

2010 et 2011 nous ont également montré toute la difficulté qu’avaient les entreprises à maîtriser la bête… et pour cause…

Comment une Entreprise pourrait s’y prendre là où des “organisations militaires” ont échoué ?…On voit donc apparaître des Chartes de “Bonne Conduite”, des “Guide d’utilisation du Web et des Média Sociaux” dans bon nombre d’entreprises qui souhaitent préserver leur e-réputation avant même de penser à la promouvoir de façon active via leurs salariés.

cf. la vidéo très intéressante qui tente de répondre à une partie des questions que l’on se pose :

Et pourquoi ne prendrait-on pas pour une fois à contre-pied cette tendance Judéo-chrétienne à vouloir tout réglementer et à gendarmer ?Pourquoi n’établirions nous pas des Guides de Bienveillance de l’utilisation des Média Sociaux à destination des Managers pour apprendre à bien faire à leur collaborateurs ?

Juste une idée comme ça au passage sur Brèves de Comptoir ;-)

La Vidéo est ICI : http://ht.ly/9inXU 

Entreprise 2.0 : la fin d’un cycle ? #e20 #rse #socbiz

4 décembre 2011 7 commentaires

by Fredwpt 04/12/2011

Il est des jours où je deviens cynique… mais il est peut-être l’heure de faire un petit bilan de l’Entreprise 2.0

Je m’aperçois, avec grand regret, que les articles de Bloggeurs commencent à tourner en rond sur le sujet… (euphémisme), qu’il y a un certain essoufflement, voire, un essoufflement certain…

Cisco en revient, Semco reste “le cas à part”, et les entreprises du CAC40, en dehors des banques, pour lesquelles la crise de l’euro vient polluer une lecture de la performance (boursière entre autre), n’ont jamais parait-il fait autant de Profit en ne payant que 8% d’impôts sur les sociétés en France…

Et tout ça me direz vous grace à l’aboutissement de l’Entreprise 2.0 ? non ?…

Cette semaine je me suis bien marré en apprenant qu’une des plus dynamiques d’entre elles, dont le Président est un fervent défenseur du Collaboratif, et dont les Community Managers ne loupent pas une conférence sur le sujet 2.0 (ne serait-ce que pour justifier le bien fondé de leur propre job…) avait annoncé une baisse de résultat de 500 Millions d’Euros…

Et bien heureusement que ces mêmes défenseurs du 2.0 crient haut et fort depuis le début qu’il n’est pas question de chercher à démontrer le ROI des outils collaboratifs… :-) sinon ils seraient bien dan la m…. aujourd’hui…

Où est donc le CA additionnel généré par la Sérendipité du Conversationnel, la co-Innovation liée au Décloisonnement, au Crowdsourcing et à l’Intelligence Collective ? Où sont les fameux Talents attirés sur les Média Sociaux ? Qu’ont donné les campagnes de Marketing Viral via les Média Sociaux, permettant au passage de se constituer une Base de Données Social CRM à la pointe ?…

Plus de conflit social, les Syndicats collaborent désormais !

Plus de Fracture Numérique, la Génération Y a montré l’exemple aux Has Been !

TOUT VA BIEN !!!

C’est peut-être la raison pour laquelle le soufflet est retombé, et que tout le monde est désormais convaincu qu’il est grand temps de passer à l’entreprise 3.0

Suis un peu naïf moi de temps en temps… :-)

 

 

Questions Taquines 2.0 #e20 #rse #mediasociaux

13 septembre 2011 2 commentaires

by Fredwpt 13/09/2011

Il est bien connu que “les cordonniers ne sont pas toujours les mieux chaussés”, mais je suis toujours assez surpris de voir comment se comportent les Colporteurs 2.0 (Consultants 2.0, Entreprises dites “2.0″ /ex,…)

- Leurs sites Web d’entreprise sont-ils 2.0 ?  Pouvez vous par exemple poster un commentaire sur leur site ? Pouvez vous capter les flux RSS des rubriques qu’ils postent ?… A défaut de pouvoir poster un commentaire en Frontpage, largement dédiée à de l’Editorial, leur rubrique “Blog” est-elle alimentée et commentée par des personnes extérieures à l’entreprise ou toujours par les mêmes “Blogeurs Internes” ?…

- Comment font-ils pour communiquer avec vous ? Avez vous facilement accès à leur Service Clients ? Un Community Manager assidu est-il capable de vous répondre rapidement sur leur page Facebook ou leur Profil Twitter ?

- Avez vous facilement le plan d’accès de leur siège social sans être obligé de passer par les pages jaunes ?…

- Comment font-ils pour vous donner leur carte de visite ? Toujours la bonne vieille carte “papier” ?…

- Comment font-ils pour vous inviter à une conférence ?… par mail dans 99% des cas ?… avec un Agenda partagé 2.0 “type Doodle” dans 0,0001% des cas ? ou par une approche très ciblée “bouteille à la mer Twitter” à qui aura la chance de capter le Twitt ou le RT ?…

Et bien évidemment ils font aussi du recrutement 2.0 avec un ciblage social CRM 2.0 capable de bypasser et de surprendre les meilleurs cabinets de recrutement (ainsi que les coûts de recrutements associés) !… Mais bien sûr !…

Au fait, ont-il une présentation Slideshare, une vidéo Youtube de leur propre activité 2.0 à défaut de parler en permanence de celle des autres ?… Ont-ils implémenté et se sont-ils astreints eux-mêmes à mettre en place dans leur propre organisation les bons conseils qu’ils prodiguent aux autres ?…

Est-il besoin de poursuivre les questions… Alors ils sont 1.combien finalement ?…

Amusez vous à vous connecter sur les sites des Consultants 2.0 et des Entreprises 2.0 bien connu(e)s, et balayez les questions ci-dessus…

La Force du #Cloud = l’avenir des RSE intelligents ? #e20 #rse

22 août 2011 3 commentaires

by Fredwpt 22/08/2011

James Surowieky nous le rappelle dans son excellent ouvrage La Sagesse des Foules :

Le collaboratif, et l‘intelligence collective ne semblent bien marcher que lorsque les décisions sont prises selon trois critères :

- Indépendance des participants
- Diversité des participants
- Réponse précise à une problématique posée

D’où l’avènement du Crowdsourcing dont on parle de plus en plus à des fins d’Innovation notamment.

On peut se demander, en entreprise, si les conditions de mise en oeuvre de cette intelligence collective sont vraiment réunies au delà des notions déjà évoquées d’Holoptisme et de Panoptisme ICI : … En effet, quid de l’indépendance des participants dès lors qu’un Community Manager, qu’une Gouvernance, engendrera la fameuse “injonction paradoxale” :

“je décide unilatéralement que nous allons collaborer collégialement “…

Le 2.0 = facteur de décloisonnement, oui sans doute ! Le Facteur “Machine à Café Puissance 10″ avec sa fameuse sérendipité peut-être…

Je pense pour ma part que le Salut viendra de l’extérieur de l’Entreprise. Non pas des Média Sociaux souvent stériles et futiles si ce n’est pour effectuer une veille ou un partage d’infos, mais nous sommes sans doute en train de sous-estimer la capacité du 2.0 interne – externe.

Je vous invite, même si elle date un peu désormais, à (re)découvrir la capacité associée d’une solution comme Salesforce.com :

Non pas que je souhaite faire l’apologie de ce CRM, mais je voudrais insister sur sa capacité et/ou son potentiel (grace au Cloud) à mixer des données internes (Référentiel Client /ex) avec des données externes (Notamment de Géolocalisation qualifiée)

Imaginez la Valeur que peut avoir Une base de Donnée qualifiée extérieure mixée avec des données internes d’entreprise… Nous sommes en train de pouvoir obtenir des infos qualifiées et commentées (wording, commentaires d’utilisateurs etc.), géolocalisées donc circonstanciées, et supposées être complétées par les consommateurs eux-mêmes… Le rêve de tout marketeur.

Accessoirement, recueillir des données et des avis indépendants, forcément diversifiés. Il ne manque que l’Objectif Commun… 

Trouver le Meilleur Produit (ou Service) au meilleur endroit avec le meilleur Mix : Produit – Positionnement – Prix – Promotion.

Alors ? au delà de la problématique logistique de mise à disposition (bien réelle)  CQFD ?

Steve Jobs ou Innovation 2.0 : qui est (ou sera) le plus fort des deux ? #e20 #openinnovation

20 juillet 2011 1 commentaire

by Fredwpt 20/07/2011

Vaut-il mieux un bon Visionnaire qu’une réflexion de Groupe ?

 
On entend de plus en plus parler d’innovation collaborative, des effets démultiplicateurs du 2.0 et des outils collaboratifs, de l’innovation ouverte, voire, encore mieux de la ” co-innovation ouverte” pour être dans l’air ou… l’ère du temps.
Aussi voit-on apparaître des plateformes collaboratives de co-creation (internes – comme dans ma propre entreprise) ou externe comme par exemple : http://www.ideastorm.com/ 
Certaines têtes bien pensantes vont même (éducation nationale, Gourous du 2.0, créateurs de plateformes collaboratives etc…) jusqu’à suggérer qu’il y aurait une Bonne et une Mauvaise manière d’innover… Une déontologie de l’Innovation tant qu’on y est !…
Certains chantres du tout gratuit – tout partager - tout open source se retrouvent pour disserter du “tout ouvert” en conférences (nombreuses et lucratives manifestement) et comble de l’ironie ce sont  ceux là même qui ont un iPhone dans la poche et critiquent la methode agressive et non collaborative de Steve Jobs.
Pour autant, qui a pour l’instant toujours un temps d’avance sur les autres ?
Pour ma part, je ne condamne pas les deux, puisque j’utilise et participe activement aux plateformes de co-création avec un iPhone dans la poche.
Mais j’ose prétendre quand même qu’il vaut mieux un bon Visionnaire et une bonne Stratégie qu’une pléiade de Brainstormers risquant de se perdre dans un mouvement Brownien de pollinisation d’idées non abouties.
Alors à choisir, que feriez-vous ?
Vous prendriez Steve Jobs ou une plateforme 2.0 si vous aviez le choix ?
Moi je dis : les deux !… :-)
Rejoignez aussi le débat sur :  

Le 2.0 peut-il être à terme destructeur de Valeurs et d’Emplois ? #e20 #rse

19 juillet 2011 5 commentaires

by Fredwpt 19/07/2011

Aussi paradoxal que ceci puisse paraître, on prête au 2.0 et au Social Learning des vertus d’échanges, d’enrichissement d’idées par capillarité, effet de rebonds, enseignements collégiaux, nous prêtant même à penser que le social learning pourrait tout simplement remplacer les formations classiques, ou servir de mega bases de données de connaissances et d apprentissage accessibles a tous.

Admettons le potentiel d intelligence collective lié a ce principe
Admettons du coup qu’avec de mega moteurs de recherches sémantiques ou classiques ou devenant intelligents (Sinequa, Exalead, Watson d’Ibm…), l’enrichissement de l’information (et/ou de la formation) puisse permettre a tout le monde en temps réel de bénéficier de cette intelligence collective partagée à des coûts plus que raisonnables.

que deviennent demain les formateurs classiques, les profs, les managers ?
Le Web social ne va t-il pas devenir “antisocial” ou venir contrer les vertus sociales qu’on pouvait lui prêter ?

Un scénario à la James Cameron (Terminator) avec l’avènement des machines ? ayant été enrichies par l’intelligence collective.

Avec un raccourci grossier : le 2.0 est-il le début du commencement de la fin du social ?
Le 2.0 est-il aussi magique qu’il ne peut devenir dangereux ? au point de servir d’effet de levier encore plus fort que celui attribué aux erps, que l’on a si souvent décriés pour avoir fait perdre des emplois de comptables, d’assistantes, de ressources humaines diverses.

Après E=MC2 ayant engendré la Bombe Atomique,  Watson + 2.0 = ….

1+1+1 = 1 ?

En tout état de cause, certains ont déjà tiré la sonnette d’alrme, comme l’excellent @Axyome sur son Blog ICI

Il n’y a peut-être pas de lien de cause à effet, mais quand on voit qu’une société très connue pour avoir généralisé le 2.0 : Cisco prévoit de supprimer 6500 Emplois, on peut commencer à se poser des questions à défaut de pouvoir y répondre.

 

 

5 raisons pour lesquelles le Management ne peut pas être couvert à 100% par le 2.0 #e20 #rse

18 juillet 2011 5 commentaires

by Fredwpt 17/06/2011

Avec l’évènement du Collaboratif en entreprise et du 2.0, on parle beaucoup aujourd’hui de “Management 2.0″ ! Cette notion est pour moi très incomplète, voire inique, car elle ne peut couvrir notamment les relations interpersonnelles entre le Manager et le Collaborateur.

Elles s’appliquerait beaucoup plus dans le cadre de la gestion d’un groupe ou d’une communauté, mais là encore les limites de ce coaching collaboratif s’arrêtent où commence le besoin de relation “one to one”

Voici 5 exemples qui semblent démontrer qu’un contact humain direct et hors scope collaboratif, est nécessaire:

1/ La Confidentialité, La Confidence, la Pudeur.

Ces quelques notions, qui sortent d’ailleurs parfois du cadre professionnel sont également un besoin et un ciment de confiance qui vont lier le Manager et chaque collaborateur direct ou indirect. Quitte à enfoncer des portes ouvertes en disant ça, il va de soi que l’on ne dira pas, que l’on ne pourra se livrer de la même manière en groupe et en interpersonnel. Or c’est souvent ces “à côtés” professionnels qui vont permettre de tisser la nécessaire confiance réciproque, voire la complicité dans certains cas.

C’est en sachant agir avec bienveillance, juste mesure et intelligence que le Manager pourra ainsi sonder les limites, les potentiels, les motivations profondes de son collaborateur (et vice et versa sans doute). Et ça ça ne peut se faire qu’en One to One.

2/ L’appréciation de la Performance

L’une des base du Management est de savoir évaluer la performance de ses collaborateurs. Tout le monde sait que féliciter à mauvais escient ou sanctionner à mauvais escient est le pire qui puisse arriver (a fortiori en public)

La seule manière de le palier est la capacité pour le Manager de bien sanctionner positivement ou négativement la performance individuelle (même si c’est à l’interieur d’un travail collectif). Et c’est d’ailleurs l’attente de chaque collaborateur : avoir de la part de son Manager une lecture de la qualité de son travail individuel par rapport à un objectif qui lui a été fixé à lui et à lui seul. Je ne suis pas sûr qu’il accepte que ses pairs apprécient sa propre performance…

Le collaborateur ne pourra bien s’exprimer en collaboratif que lorsqu’il aura la certitude et la confiance nécessaires en ses compétences individuelles : particulièrement d’ailleurs pour un jeune collaborateur qui va être en demande de formation, voire de directivité pour apprendre (cf. Notion de prise de conscience de la compétence)

Certains vont évoquer que le meilleur apprentissage est celui qui est dispensé par ses pairs, que le Social Learning est en train de prendre le pas sur l’apprentissage et la formation “classiques”; oui peut être en partie, mais la différence que l’on évoque rarement est la courbe d’expérience qui n’est pas (ou plutôt qui est supposée ne pas être) la même selon qu’on se place entre pairs, ou en relation hiérarchique. N’oublions pas aussi que seul le Manager aura “la légitimité” d’étalonnage et de Benchmark entre chaque collaborateur, ainsi que la Responsabilité de Prise de Décision qui légitime son statut et sa mission.

Je ne pense pas que l’on voit se généraliser des entretiens d’évaluation collectifs et collégiaux… surtout lorsqu’il va s’agir de créer une dispersion de critères de performances, pouvant engendrer eux mêmes des dispersions d’attributions de primes et de hausses de salaires…

3/ Le Besoin de Cadrage ou de Recadrage; et donc le Respect…

On est assez proche du point 1/ mais il est des choses parfois difficiles à dire… On dit d’ailleurs que Manager est un Acte de Courage: ça n’est pas pour rien. Le recadrage ne pourra évidemment pas se faire lorsque besoin, sur le Mur d’une page Web, ou en communauté ou à la vue de tous… Et paradoxalement, c’est lorsque c’est bien fait, souvent une des clefs de remotivation pour le collaborateur (pour peu évidemment que ce soit juste et justifié), car on va le faire se réengager vers de l’action corrective et positive. C’est d’ailleurs le respecter que de savoir le faire. Ne rien faire serait a contrario au mieux synonyme de laxisme, au pire synonyme de non considération pour lui et de non professionnalisme.

4/ La part du Verbal et du non Verbal

Inutile de faire appel à John Grinder et Richard Bandler, de rentrer dans les notions bien connues de PNL pour démontrer que dans une relation interpersonnelle, les attitudes, gestes, postures, comportements observés sont au moins aussi importantes que ce qui est dit (ou écrit), voire plus.

Par ailleurs, combien de fois a t-on entendu “dès lors qu’il est en groupe, il n’est plus le même”… que ce soit un groupe réel, ou une communauté sur un RSE…

D’autre part, les limites que l’on constate dans les difficultés à reproduire les 5 sens dans la commercialisation de produits en ligne dès lors que l’on a affaire à de l’organoleptique, du kinesthésique, se retrouvent de fait dans la coupure de contact direct dès lors que l’on se situe en collaboratif numérique (RSE /ex). Même si les progrès techniques vont être tels que les sensations, et les simulations numériques (notamment 3D) vont être proches du réel.

5/ Seuls les écrits restent; et on ne dit pas les mêmes choses qu’on ne les écrit

Le Droit à l’oubli numérique ne se pose même pas dans une relation de Management hors RSE et interpersonnelle. On pourra toujours évoquer qu’un Manager ayant une dent contre un collaborateur puisse avoir un effet aussi pernicieux et dévastateur qu’une belle bourde postée aux yeux de tous. Cependant, il est peut être préférable parfois de ne pas tout publier dans un sens comme dans l’autre… Chacun y trouvera ses propres exemples…

Enfin, on ne dit pas les mêmes choses, et surtout on ne les dit pas de la même manière quand on s’adresse à quelqu’un en face à face. Alors ça va sans dire… oui, mais on a me semble t-il parfois tendance à l’oublier…

5 raisons pour lesquelles Google+ pourrait ne pas marcher #googleplus #socbiz #rse

10 juillet 2011 6 commentaires

by Fredwpt 10/07/2011

Ca n’aura échappé à personne; pour ceux qui ont eu l’occasion de tester Google +, ce “réseau social” s’apparente de près à Facebook, avec quelques fonctionnalités nouvelles, mais rien, me semble t-il qui puisse vraiment annoncer un Category Killer.

Voici 5 raisons pour lesquelles, je pense que Google + ne percera pas vraiment :

1/ Trop “Mee Too” de Facebook avec des fonctionnalités rattrapables 

Au delà de la Vidéo, dont le manque a été quasiment pallié dans la foulée par Facebook avec l’annonce de l’intégration de Skype, les Cercles ou Circle, peuvent très bien être créés par Facebook en un claquement de doigts

D’ailleurs vous pouvez tout à fait voir que des Plugins, ou des fonctionnalités sont ou vont être développées : Essayez les “Circle” Facebook ICI 

Il suffit désormais à Facebook de “Catégoriser” différemment ses “Friends” ou de développer ses Groupes de façon plus ergonomique et intégrés

2/ des Cercles non Réciproques et non Customisables 

Quel dommage de ne pas savoir à quel cercle on appartient (pour l’instant en tout cas). Dans une perspective de Collaboration, et notamment pour des PME qui pourraient profiter de l’arrivée de Google + pour mettre en place quelque chose qui ressemble de près à un RSE intégrant des Profils Riches, des Communautés, des Apps (Google Apps, Site, Agenda, Vidéo Conf Mail etc.) ils n’ont pas mis en place de système de Gestion des “Cercles” de façon réciproque et sous forme de Communauté(s) administrable(s)

Seuls les Geeks devraient donc s’y intéresser puis sans doute s’en désintéresser assez vite. Dommage, il y avait sans doute un créneau à prendre que seul le Cloud “non maîtrisable” par les entreprises aurait pu freiner

3/ Une Viralité sans doute limitée vs. Twitter

Ca n’est peut-être pas le but mais, Twitter n’a pas vraiment de souci à se faire, alors que Google + aurait pu s’inscrire de façon beaucoup plus offensive pour concurrencer Twitter, en devenant par exemple un Très Bon Client type Hootsuite, Seesmic etc.

Rien de tout ça… Au mieux un vulgaire plugin permettant de rapatrier les flux d’un Profil Principal.

De fait, les Keynotes, Actualités, Buzz auront plus de chance de continuer à être véhiculées par Twitter (au détriment de Facebook et Google +) S’il devait y avoir un atterrissage d’urgence sur l’Hudson, ou un Bad Buzz à la DSK, c’est sans doute Twitter qui aurait la capacité la plus forte de Viralité.

4/ La Multiplicité des Configurations nécéssaires toujours handicapante :

Un Profil Facebook, Un Profil de Blog, Un Profil LinkedIn, Un Profil Twitter, Une Messagerie autre que G.Mail de longue date, des Iphone fonctionnant sous OS et non sous Androïd : plein de raisons qui vont faire qu’en dehors des Geeks en mal de nouveauté, les utilisateurs vont finir par se lasser d’avoir une partie de leurs contacts d’un côté, et une partie de l’autre…

Avez vous 100% de vos amis et de votre famille sur Facebook déjà ? Non évidemment… Alors leur dire : ce serait bien que tu finisses par créer un profil Facebook, puis un Profil G+, puis que tu gardes quand même ton adresse de messagerie Yahoo ou Hotmail….

Ca va finir par lasser les gens, même si le but de Google est sans doute de créer un Hub unique regroupant l’ensemble de ces fonctionnalités.

Google a réussi la Gageure de créer La Référence des Moteurs de Recherche; jusque là toutes les autres fonctionnalités sont couvertes pour la plupart, par des outils plus puissants ou avec une part de marché bien plus forte. (Microsoft Office vs Google Docs / ex)

5/ Une Ergonomie finalement assez limitée :

Avez vous essayé de déplacer un cercle sur la gauche ou la droite de votre écran ? de sous catégoriser un cercle ? … Peut-être que ça viendra. Pour ma part, je pense que je vais passer une tête de temps en temps, mais sans doute continuer à passer plus de temps sur Twitter et Facebook après l’effet curiosité.

ci-dessous, un tableau comparatif des fonctionnalités Google+ vs Twitter et Facebook :

La révolution des Talents commence-t-elle par une nouvelle définition du Talent ? #e20

by Fredwpt 05/07/2011

Débat très intéressant mené sur HRChannel la semaine dernière avec Marie-Pierre Fleury (@Idcarrieres) , ex DRH et fondatrice de http://www.id-carrieres.com/ , avec,  à la baguette de l’animation, Frédéric Bascuñana, fondateur de Webcastory (TechtocTV, HRChannel etc.), et comme participants également : Guillaume Adjiman (Entrepreneur & Co-fondateur du Change Consulting Group), et Elodie Hennion (Responsable Partenariat @ Viadéo)

Nous n’avions pas la prétention de répondre à la question posée. Tout au plus de tenter d’y apporter un éclairage au regard de nos expériences respectives.

Assez (voire totalement) en ligne pour dire que les SIRH d’aujourd’hui se prétendant les Chantres du Nouveau Talent Management, ne sont en fait que des systèmes de gestion de Bases de Données de Compétences “à la cosmétique 2.0″. Pour autant, la question du Talent Management semble aujourd’hui se démocratiser, devenant sans doute moins élitiste qu’elle n’a pu être (ou paraître) à une certaine époque.

Les Temps ont changé, pas forcément les vendeurs de solutions. Qui nous font parfois croire que le Talent ultime est de faire croire que l’on en a, y compris grâce à des outils… Comme pour le 2.0, la Gestion des Talents semble être (et heureusement) une Affaire de Femmes et d’Hommes, et pour longtemps encore !

Ecosystème 2.0 : et vous vous en êtes où ? #e20 #RSE #web20

by Fredwpt 05/07/2011

 

Juste un petit Graph pour que chacun puisse dessiner le contour visuel de son périmètre d’intervention 2.0 : encadrez les pôles qui entrent aujourd’hui dans votre domaine d’intervention 2.0 et évaluez visuellement votre “maturité 2.0″

Et vous vous en êtes où dans l’absolu et par rapport à vos concurrents ?


le 2.0 peut-il remplacer les décisions du Top Management ? #e20 #RH20

1 juillet 2011 1 commentaire

by Fredwpt 01/07/2011

Je rebondis sur l’excellent article de Nicolas Rolland (Leadership 2.0 : rôle, implication et avenir du Top Management) car je suis partagé sur la capacité technique (2.0) à influer (sur) et influencer les prises de décisions du Top Management :

Force est de constater que les décisions adoptées, quand bien même elles le seraient avec, à l’appui, des études très rationnelles (émanant même souvent d’un consulting onéreux… BCG, Mc Kinsey, AT Kearney etc.) ou par un Comité de Direction bien dimensionné et doté d’outils d’aide à la décision bien construits, relèvent in fine de l’arbitrage d’un seul homme/femme, et de sa conviction, sa sensibilité, sa vision personnelle; nécessaire pour “trancher” avancer, et donner le LA pour que les plans d’actions concrets s’en suivent.

Inutile de rappeler en effet le rôle que peuvent jouer notamment les Gourous comme Steve Jobs dans l’orientation stratégique qu’ils impulsent “presque à eux seuls”.

Sans revenir sur l’analyse de Nicolas, et sur les commentaires très intéressants qui ont été faits dans son billet, ce qui me fait douter n’est pas tant la psychologie et la “politique volontariste 2.0″ (Injonction Paradoxale) que la Gouvernance choisira (ou sera contrainte…) d’adopter, que la capacité technique à faire en sorte que le Collaboratif et le 2.0 soient suffisamment forts, rapides et pertinents pour palier “les erreurs possibles” de prises de décisions et des orientations stratégiques qui auraient été pris(e)s de façon plus ou moins irrationnelle in fine :

Quels sont les éléments (non exhaustifs) qui feraient donc plus ou moins pencher la balance en faveur (ou non) du 2.0 ?

- Le Principe de La Sagesse des Foules :  livre écrit par James Surowiecki, publié en 2004, à propos de l’agrégation de l’information dans les groupes, résultant en décisions qui, selon l’auteur, sont souvent meilleures que celles d’individus isolés du groupe. Le livre présente de nombreux cas d’études et anecdotes pour illustrer sa thèse, et touche à plusieurs domaines dont l’économie et la psychologie. Surowiecki se penche également sur l’émergence des marchés prédictifs en tant qu’outil d’exploitation de la sagesse des foules.

Lire aussi sur le sujet : Sharing Information Corrupts Wisdom of Crowds

Voir aussi des Vidéos sur le Sujet : http://www.canal-u.tv/producteurs/college_de_france/dossier_programmes/la_sagesse_collective_principes_et_mecanismes_college_de_france/the_wisdom_of_crowds_reconsidered

 

- La Manipulation (et/ou… la solution de facilité) : … Le Mot est fort, mais là également, force est de constater que la citation de Corinne Maier dans son ouvrage “Bonjour Paresse” peut de temps à autre s’appliquer : “Mieux vaut avoir tort en groupe que raison tout seul”  ou a contrario “La raison du plus fort” influence la décision du groupe après l’avoir fait faussement collaborer en ayant déjà en tête la Décision à prendre, et lui ayant donné au passage le sentiment d’avoir contribué à l’élaboration de ladite décision.

- L’intelligence Collective : en question… Je ne sais pas si Jean-François Noubel a mené ses expériences d’intelligence collective à terme, pour démontrer que ce que l’on peut constater en petit groupe Holoptique (Petite Communauté, Equipe sportive etc.) peut s’appliquer dans une vision panoptique

Une chose est sûre, c’est qu’en l’état, et sans outil 2.0 très élaboré, je ne vois pas comment pallier le phénomène de taille qui fera que des individus isolés en filiales par exemple, n’auront (au delà de la compétence) pas le recul et la vision consolidée de l’ensemble des phénomènes internes et externes nécessaires à la prise de décision (ex : Consolidation financière, Analyse Globale des Enjeux etc.)

Bref, pour un temps encore à défaut d’intelligence collective globale, nous allons devoir fonctionner en mode “bêta” :-)

Pallions les Carences Managériales avant de créer 1 nouveau Paradigme #conflatribune #e20

29 juin 2011 9 commentaires

by Fredwpt 29/06/2011

Certains Twitts de la conférence #conflatribune d’hier m’ont fait (une fois de plus) bondir; au delà de l’effet bien compréhensible d’une foule qui Twitte et Retwitte des citations d’intervenants prêts à tout pour se faire mousser, y compris à dire parfois des inexactitudes (euphémisme…) par manque de connaissance de la Notion de Management…

Combien de ces intervenants ont eu un jour des formations poussées au Management ? (Krauthammer, Do It, …)

Quelle est leur expérience empirique et concrète en terme de Management (et de taille d’équipe) qu’ils ont eu à gérer ?

(au delà peut-être de celle… d’avoir mal été managés eux mêmes…)

Oui, la Société est en train de changer… Oui, le besoin d’ouverture, d’échange, de collaboratif prennent une proportion de plus en plus importante; les risques psychosociaux augmentent et sont bien réels… etc.

Mais une fois de plus, je ne peux pas laisser dire ou écrire de telles conneries comme :

Nicole Turbé-Suentens : “Nous sommes dans un système de management militaro-tayloriste, il faut faire tomber le management”

Même si la phrase est “provocatrice”, à prendre (peut-être ?) au second degré, les “Retweets Béats” semblent témoigner d’une tendance à villipender le Management actuel, et à vouloir le faire évoluer avant même d’avoir compris qu’il n’était sans doute pas assez Fort (dans le sens pas assez formé)

Le Collboratif, le Lâcher Prise, Le Participatif sont des Techniques qui font partie intégrante de la palette de compétences qu’un Manager doit avoir à sa disposition. Et ça doit faire partie de l’apprentissage d’un Manager.

Juste au passage sur ces notions de délégation, de participation : si vous le faites avec un collaborateur “novice” et en demande de formation technique, vous allez plus le stresser qu’autre chose… On oublie trop vite qu’adopter son style de Management à la typologie de ses équipes fait partie de la compétence du manager :

Trop d’amalgames sont faits par ailleurs entre Style de Gouvernance et Compétences Managériales !

J’ai eu l’occasion de m’exprimer sur le fait que le Participatif ne pouvait pas être adopté dans tous les cas (a fortiori le Management Interpersonnel et de Proximité) : 5 Raisons pour lesquelles le Management ne peut pas être couvert à 100% par le 2.0
ou encore sur les vertus et limites du collaboratif en entreprise :

J’ai passé 20 ans dans trois entreprises et trois cultures d’entreprises différentes (Une Américaine, Une Anglaise, et Une Française… Et bien vous savez quoi ?… L’entreprise la plus participative et “en phase” avec les tendances actuelles de développement du collaboratif, du participatif, était celle dans laquelle le Management était le mieux formé à… Manager, et que son rôle premier était de faire monter en compétence ses équipes. La Formation, l’accompagnement, le coaching étaient inscrits non seulement dans les Missions, mais dans la rémunération variable des Managers…

Alors, soit je suis “Has Been” à 40 ans, et je ne comprends plus rien, soit j’ai une appréciation complètement saugrenue quand j’observe encore aujourd’hui que bien savoir Manager de façon classique (c’est à dire en sachant utiliser l’ensemble des palettes de compétences managériales) s’adapte parfaitement au Collaboratif pour les Managers qui le mettent en application au quotidien.

J’en viens par contre à me demander si certains intervenants de conférences ont eu un jour inscrit dans leurs Missions, le fait de Manager… et… l’ont fait…

Web 2.0 = Entreprise 2.0 ? Oui mais bien sûr… #e20 #web20 #RSE

by Fredwpt 28/06/2011

Le raccourci est facile : j’ai des outils 2.0 => je suis une entreprise 2.0 …

Les Questions à se poser le cas échéant :

- Le Principal Sponsor du Collaboratif (Président) est il moteur dans le Collaboratif pour donner l’exemple et entraîner les autres dans sa démarche ?

- Tout le Monde est-il connecté (cols bleus – cols blancs) pour ne pas provoquer une Fracture Numérique et collaborative ?

- Existe t-il des Profils Riches pour tous les collaborateurs ? (au delà de l’accès)

- Existe t-il un moyen facile et uniforme d’accéder à l’information que l’on recherche via les communautés ? (Annuaire Riche ? Recherches Sémantiques ? Recherches via n’importe quelle personne que l’on peut solliciter pour résoudre un problème ?)

- Collaborez vous uniquement en interne, ou également avec vos partenaires ? (salariés, clients, fournisseurs, consommateurs, prospects…) <=> Votre Ecosystème est-il ouvert ?

- Existe t-il un ou des Grands Projets Collaboratifs ? Si oui, quelle est la Roadmap du 2.0 sur le Long Terme ? Quelle est la Vision de l’entreprise (ou de l’organisation) sur le sujet ?

- Le décloisonnement est-il désormais une réalité pour tous ?

- Chacun a t-il le sentiment de pouvoir s’exprimer librement sur le RSE, l’Intranet ou les plateformes 2.0 ?

- Les Prises de décisions sont-elles souvent partagées en amont ?

- Vous êtes vous déjà pris les pieds dans le Tapis : le Fameux 2.0 “Fail Fast” ? : trompez vous vite ! Essayez et si ça ne marche pas, trompez vous encore et vite ! Fonctionnez en mode BETA et acceptez les erreurs !

Si vous avez répondu Oui à chacune de ses questions, alors en effet, ça n’est plus seulement une question d’outils, vous en êtes sans doute très proche :-)

Quand le 2.0 se met à surfer sur la Misère du Monde… #RH20 #SIRH

25 juin 2011 3 commentaires

by Fredwpt 25/06/2011

Loin de moi, l’idée de vouloir casser toute initiative bien louable destinée à favoriser plus “d’efficacité et de transversalité” 2.0 qui permettraient de plus faire “quelque chose” pour l’emploi et contre le chômage grace aux outils 2.0

Mais une fois de plus, certains sont en train de s’engouffrer OU dans un spirale démagogique (surfant sur le Boom des Technologies 2.0, sur le Social Washing de l’Entreprise Responsable et Sociétale), OU dans une spirale mercantile à peine voilée, profitant au passage de la Misère du Monde : en l’occurrence le Chômage

On voit donc apparaître d’excellentes initiatives “sur le papier”, comme MyfairJob, (relayé qui plus est Bravo ! sur I.Télé) ou encore Qapa, qui promettent comme ce dernier de faire baisser le chômage de 5 à 10%, rien que ça !

cf. Article relayé ici : http://ht.ly/5qbjl

Je me demande si ce sont des “investisseurs Responsables” qui ont investi paraît-il 1,7 M€ derrière cette Star Up ? (Partech Venture et 360° Capital Partners) ou tout simplement des opportunistes prêts à surfer sur la misère du monde…

Alors j’ai quelques questions (non exhaustives):

- Comment gère t-on la Fracture Numérique pour les chômeurs qui ne sont pas connectés ?

- Comment fait-on, pour auto-déclarer ses compétences sur la base d’un référentiel objectif et commun à toutes les entreprises ?

- Comment fait-on pour vérifier que ces compétences sont bien réelles et pas inventées (par désespoir ou mensonge) ?

- Comment fait-on pour harmoniser entre entreprises ce que l’on met derrière qualifications et compétences (souvent dépendantes non seulement du domaine d’activité, mais aussi du degré d’exigence) de talle manière que ça matche avec toutes celles déclarées subjectivement par les demandeurs d’emplois ?

- Comment fait-on pour gérer l’équation : Profil – Salaire demandé – Salaire proposé – Mobilité –  etc.

Et on y rajoute quoi sur le CV anonyme ?…

Bienvenue aux Marc Simoncini (Meetic.fr) de la mise en relation Chômeurs – Employeurs, sauf qu’il est des domaines dans lesquels on peut vendre de l’espoir et du bonheur qui va aboutir à une rencontre interpersonnelle (au moins virtuelle) d’un côté (Meetic), et d’autres dans lesquels le degré de séduction supposé sera encore au pire discriminant (Fracture numérique) et très imparfait, et au mieux rémunérateur pour lesdites Star Up si elles décollent, et faussement Socialement Responsables pour les investisseurs qui sont derrière.

Les chômeurs eux, pourront malheureusement uniquement se consoler de cette inefficacité annoncée dans les bras d’une Cyber-Rencontre-Rélle 2.0 sur Meetic (s’ils sont connectés)

2.0 quand communauté peut dériver vers communautarisme ? #RSE #E20 #ObsRSE

22 juin 2011 3 commentaires

By Fredwpt 22/06/2011

Cet après midi avait lieu la 4ème rencontre de l’Observatoire des Réseaux Sociaux d’Entreprises, avec comme thématique de fond : la Diversité.

Je ne porterai pas ici de jugement sur la qualité des présentations, mais m’interroge parfois sur la mise en conformité des actes et des discours… En effet, l’une des présentations mettait en exergue les Enormes Avantages de mettre en place un RSE, mettant en avant comme d’habitude, le décloisonnement, le partage, etc. etc. et la transversalité.

Si j’ai bien compris, car je ne voudrais pas commettre d’impair, les deux premières communautés qui ont été créées étaient :

- Le RSE en question pour les Nuls

- Le RSE en question pour les Geeks

Ca partait d’un bon sentiment d’entraide et de solidarité (pour les nuls) et de volonté d’évangélisation (pour les Geeks), mais on n’avait déjà pas commencé à faire du transversal, qu’on commençait à “recloisonner” tout de suite de façon sectaire (Les Nazes d’un côté et les Experts de l’autre). Cocasse non ?… Chassez le naturel…

Il y a des choses qui m’échappent… on n’a pas encore inventé le mot humour 2.0, mais je pense qu’on devrait voir apparaître sous peu les Gérard du Web 2.0 et du collaboratif.

Oui je sais je suis moqueur…

Ca n’enlève rien à la qualité des échanges et des intervenants, et l’immense mérite qu’ont Ziryeb Marouf (Orange) @Ziryeb et Sophie Delmas @s_delmas (BNP Paribas) d’organiser ces rencontres d’échanges de Best Practices et de Retours d’expériences.

Les débats qui ont suivis étaient de qualité, et ont posé la question de savoir si les Réseaux Sociaux ou RSE, pourraient contribuer à favoriser la diversité (et le décloisonnement) 

Sur le fond, pourquoi pas ? dans les faits une fois de plus, on a parlé d’une communauté pour les femmes, avec en toile de fond… la journée de la femme… et on s’est aperçu qu’aux US s’étaient recréées des communautés au sein d’une même organisation : 1-Asiatique 1-pour les Femmes Gay 1-pour les Handicapés

Désolé, mais personnellement, j’y vois plus des tendances de communautarisme que de transversalité. J’y vois plus de la solidarité de groupes en petits silos que de transversalité et de partage au sens large…

Une fois de plus je dis qu’il y a danger à vouloir greffer du Collaboratif à toutes les sauces ou à le détourner. Mais cette réflexion n’engage que moi… Après tout si le sentiment d’appartenance de la Pyramide de Maslow est recréée au sein des RSE, ça n’est finalement pas si étonnant que ça.

Si à chaque profil riche on lui demande : pourquoi appartiens tu à cette communauté, il répond “parce que je le vaux bien”, ça nous rappellera quelque chose :-)

 

Rendons hommage aux Très Bons Consultants 2.0 #RSE #e20

21 juin 2011 3 commentaires

by Fredwpt 21/06/2011

 

Car ils existent bien, et ils méritent pour certains d’être connus, et d’ailleurs sont reconnus. Comme : 

 

Il m’est arrivé ces derniers temps, d’en écorcher certains à force de les voir jouer aux Prédicateurs du Web et du collaboratif, mais je voudrais aussi témoigner en connaissance de cause (puisqu’ils nous ont accompagné dans la mise en place de notre Projet Entreprise 2.0 chez Pernod SA), et mettre en avant ceux qui font un vrai travail de fond, et qui se basent sur énormément de Benchmark des organisations, se gardant toujours d’ailleurs, et c’est une de leurs forces, de penser que les recettes sont duplicables, tout en ayant conscience qu’ils existe bien des facteurs clés de succès.

 

Constituée d’une équipe d’expérience et polyvalente,  ils ont réussi à rassembler des personnes ayant une expérience de l’Entreprise en profondeur, des Technologies du Web (et à présent du Web Collaboratif), des contacts avec les Universités et l’enseignement, et ont également à mon avis l’expert le plus pointu du 2.0 en France dans leur équipe : Bertrand Duperrin (@bduperrin on Twitter)

 

Ils ont particulièrement été précieux dans l’Analyse Stratégique du Projet, et dans la définition de la Roadmap Collaborative, ne perdant jamais de vue, que le cheminement collaboratif est avant tout une histoire d’hommes et de Savoir Faire Managérial avant de mettre en place des outils 2.0 qui vont en faciliter l’accélération, avec le tempo qui va bien.

A toutes fins utiles donc si vous cherchez des Pro du Collaboratif et du 2.0,  qui plus est qui mettent eux mêmes en pratique leurs Actes en Face de leurs Discours. Ce qui est loin d’être le cas pour tous, dans ce marché du 2.0 qui voit apparaître tous les jours un peu plus des gens ou consultants qui s’improvisent “experts” en voyant le Marché Exponentiel qui s’ouvre à eux.

Suivez les aussi sur Twitter : @Nextmo

Quand on confond Compétences et Talent Management #rh #rh20 #talentmanagement #RSE #SIRH

by Fredwpt 20/06/2011

J’avais déjà eu l’occasion de m’exprimer ici : sur le sujet des soi-disant “Talents“…

Force est de constater que c’est un sujet qui divise… cf les différents sujets de tournages en préparation sur HRChannel et TechtocTV :

- La révolution des talents commence-t-elle par une nouvelle définition du talent ?

- La gestion des talents est-elle modélisable ou dépend-elle de la nature de chaque entreprise ?

- La révolution des talents

Alors sans en rajouter trois couches sur tout le bien que je pense des éditeurs de solutions SIRH qui nous laissent croire avec l’anglicisme “Talent Management” que gérer une base de données qualifiées de compétences “à la sauce 2.0″ “user friendly” ressemble à de la Gestion de Talents, RDV en effet sur les Plateaux de Webcastory pour en débattre.

Il faudra m’expliquer comment dans la normalisation de référentiels, lorsqu’on veut faire rentrer toute une population dans des cases bien formatées, on va au delà de la gestion de compétences, en prétendant faire de la Gestion de Talents, ce qui soit dit au passage, (pour la gestion des compétences) reste une belle Gageure.

Star Academy 2 : Le Retour !

Et je vous laisse quelques citations ci-jointes qui agrémentent ma pensée :

 

Le génie, c’est d’avoir du talent tout le temps ; le talent, c’est d’avoir du génie de temps à autre ; l’intelligence, c’est de savoir que l’on n’a ni génie, ni talent. (Ph Bouvard :-)

Le talent sans génie est peu de chose. Le génie sans talent n’est rien. (Paul Valéry)

Les grands artistes ont du hasard dans leur talent et du talent dans leur hasard. (Victor Hugo)

Les diplômes sont faits pour les gens qui n’ont pas de talent. Vous avez du talent ? Ne vous emmerdez pas à passer le bac.
(Pierre Desproges)

Il y a de méchantes qualités qui font de grands talents.
(François de La Rochefoucauld)

L’égalité des chances, c’est la chance de prouver l’inégalité des talents.
(Sir Herbert Samuel)

Les talents nés trouvent d’instinct le moyen d’arriver à exprimer leurs idées.
(Eugène Delacroix)

Le talent provient de l’originalité, qui est une manière spéciale de penser, de voir, de comprendre et de juger.
(Guy de Maupassant)

Il y a dans l’aurore du talent quelque chose de naïf et de hardi en même temps qui rappelle les grâces de l’enfance et aussi son heureuse insouciance des conventions qui régissent les hommes faits.
(Eugène Delacroix)

Il y a des gens qui n’auraient jamais fait connaître leur talents, sans leurs défauts.
(Vauvenargues)

Avoir du talent, c’est ne pas faire comme les autres.
(Hector Carbonneau)

enfin celui s’applique de plus en plus en ce moment sur les Réseaux Sociaux :

Le talent suprême est de faire croire qu’on en a.
(Yvan Audouard)

Tordons le cou au concept de la Gen Y #geny #e20 #tic #mediasociaux #rh20

20 juin 2011 14 commentaires

by Fredwpt 19/06/2011

Tous les gens un peu sérieux, et qui ne sont pas là pour vendre des théories et… des bouquins… sur le sujet, vous diront que la Génération Y est plus un Mythe qu’une Réalité.

Encore dernièrement, Maryse Carmes (chercheuse au GRICO, Réseau de Recherche pour les devenirs numériques) nous confirmait lors de la conférence Rencontre des Responsables de la Communication Interne (au Cercle des Armées 7, 8, et 9 juin) que de façon générale, qu’il n’y avait pas plus de propension de cette fameuse génération à être plus collaborative et 2.0 que les autres malgré ce que l’on cherche à nous faire croire…

Personnellement je m’amuse souvent à comparer les piètres marketeurs de l’ère numérique à ceux qui nous ont parlé pendant des années de la fameuse ménagère de moins de 50 ans… C’est faire preuve en effet avant tout d’une vision plutôt restreinte que de vouloir cloisonner des comportements individuels dans une catégorie aussi large…

Pourtant, certains se sont donnés beaucoup de mal pour faire de beaux tableaux, et tenter de rationaliser leurs approches sur la base d’études sorties de nulle part, sauf de leur imagination…

On voit donc apparaître de très belles allégations et rationalisations de comportements du type :

source : Manageris.com


Oui, mais au delà des comportements observés au sein de cette même “génération”, on voit apparaître la capacité à travailler moins et mieux de l’équipe de France de Football 2010 en Afrique du Sud, on voit beaucoup de “no life” (sans doute plus nombreux que les Geeks collaboratifs) ayant sans doute créé un Blog et T’chaté sur Msn Messenger ou Facebook.

On en voit plus rarement adopter un comportement naturellement collaboratif et exigent au point de révolutionner l’Entreprise et la façon de les Managers dans leur ensemble. Rappelez moi svp le taux de Twittos issus de la génération Y et de la génération X ?…

Pour vous donner quelques exemples de vécu de l’entreprise, et de ma propre expérience de Manager (plutôt au fait des nouvelles techniques 2.0 et collaborative pour en avoir été un des instigateurs dans ma propre entreprise), sur les 10 nouveaux recrutements que j’ai faits dans mon équipe lors des 6 derniers mois, il semblerait qu’aucun ne soit plus au fait des évolutions des TICs et des Media Sociaux que ceux que je côtoie au quotidien de la “Gen X” parmi mes pairs et collègues.

Que les Technologies dans leur ensemble soient transformantes pour tous, et créent une Fracture Numérique, oui sans doute ! Mais ni plus ni moins que les autres évolutions technologiques passées ( Mail, Mobile, Pack Office, ERP, CRM etc.)

Chaque évolution technologique est transformante pour l’ensemble des Salariés et comme chaque fois, en laisse une partie sur le carreau

Mais de grâce, arrêtez de nous bassiner avec des pré-supposés non vérifiés et nous faire de beaux Slideshare ou Powerpoint pour nous convaincre de n’importe quoi.

Que l’entreprise doive évoluer et se mettre au diapason des Nouvelles Technologies, évidemment, mais pour Tous ! Pas pour une pseudo génération qui n’a pas de fondement scientifiquement avéré, et dont les comportements supposés vont tout révolutionner.

Sinon, il faut m’expliquer les raisons pour lesquelles, dès qu’ils sortent des plus Grandes Écoles, il faut dans la plupart des cas, tout leur réapprendre, notamment que les règles d’un RSE ne sont pas forcément celles de Facebook, que faire un Swot et travailler en collaboratif n’a pas grand chose à voir avec un Barcamp, et que collaborer de façon efficace passe avant tout par le développement d’un Savoir Faire avant d’être dans le Faire Savoir

Consultants – Editeurs RSE & 2.0 : Comment se discréditer auprès des Entreprises ? #rse #e20

16 juin 2011 31 commentaires

by Fredwpt 16/06/2011

Vivement l’explosion de la deuxième Bulle Internet pour que l’on puisse séparer le bon grain de l’ivraie !

de plus en plus de blogeurs, de consultants, de “journalistes” sont en train de se discréditer auprès des entreprises sans se rendre compte qu’il sont en train de créer des Cénacles, Cercles de discussions, conférences dont les thématiques sont pure fiction, prospectives hasardeuses, et théories ineptes.

La dernière en date (qui m’a fait pouffer de rire, ou plutôt pitié…), et qui va faire l’objet d’une conférence le 5 Juillet prochain, étant annoncée par un site qui publie pourtant des choses assez sensées habituellement : L’Atelier BNP Paribas.

Thème de la conférence et lien de cet article :  Média Sociaux, nouveaux vecteurs d’évaluation des salariés

On avait eu quelques prémices à la connerie ces derniers temps, sur des thématiques comme la mort annoncée de l’E.Mail à l’heure des Réseaux Sociaux, ou encore la Gestion des Talents à l’heure des Réseaux Sociaux… mais là je crois qu’on est en train de décrocher le pompon…

Comme disait Michel Audiard, “les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait”, ou encore, “quand on mettra les cons sur orbite, ils n’ont pas fini de tourner”… Et la teneur des débats stratosphériques que j’évoque semble s’y prêter parfaitement…

Je cite une partie de l’article de l’Atelier :

pourquoi ne pas utiliser ces informations (réseaux sociaux) pour estimer l’expertise des salariés non pas en fonction de ce qu’ils sont censés faire, mais de ce qu’ils font et publient, de l’aide qu’ils apportent à leurs communautés internes. Et pourquoi pas même à terme remplacer l’évaluation annuelle des salariés, qui peut souffrir de rapports émotionnels entre le collaborateur et son manager sans lien avec les compétences“.

Franchement, comment peut-on publier de telles conneries ? Faut-il n’avoir jamais travaillé en entreprise, pour ne pas savoir ce que sont des référentiels de compétences, des entretiens annuels d’évaluations, du Management au quotidien (formation, coaching, accompagnement etc.), ou tout simplement le Contact Humain, pour pouvoir écrire de telles idioties ?

Ce sont peut-être ceux là même qui ayant vu émerger le chanteur Grégoire grace à MyMajorCompagny, partent du principe que le talent des gens se voient dans la capacité se faire mousser grace à un profil riche qui sait un peu mieux se mettre en valeur que les autres, ou atteindre un score supérieur à 70 sur Klout en ne publiant que des choses sensées sur Twitter ?… (regardez bien dans les scores élevés, il n’y a pas que des Stars…)

Ce sont peut-être ceux là même aussi qui n’ont pas vu qu’Apple (cf dernier Keynote Lion/OS5/Mail/ICloud) était en train de capitaliser sur l’E.Mail pour l’enrichir, au lieu de parier sur sa disparition ?

Bienvenue, chers amis à la Star Academie des Consultants 2.0 !!!

A voir les intervenants prévus lors de cette conférence, nous trouvons : consultants, juriste, professeur d’université, sociologue, avocat, directeur d’association…. Bref uniquement des gens qui connaissent l’entreprise et le management opérationnel au quotidien…

Personnellement, je ne ferai pas le risque à mon entreprise de mettre 460 euros pour aller écouter des théories fumeuses. Je préfère me faire une soirée Michel Audiard, beaucoup plus drôle et dont les phrases resteront encore pour longtemps bien plus fétiches que celles prononcées par les Star Académiciens du Web et de l’entreprise 2.0 en ce moment.


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